lundi 12 mai 2008

JEDWABNE : LE MASSACRE OUBLIE....


Le massacre collectif des Juifs de Jedwabne dans le courant de l'été 1941 rouvre le dossier de l'historiographie des relations entre Polonais et Juifs au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il faut mettre de côté les sédatifs administrés depuis plus de cinquante ans à ce propos par les historiens et les journalistes.
Il est tout simplement inexact que les Juifs massacrés en Pologne au cours de la guerre l'aient été uniquement par les Allemands, à l'occasion assistés dans l'exécution de leur besogne macabre par des formations d'auxiliaires de police essentiellement composées de Lettons, d'Ukrainiens et autres « Kalmouks », pour ne dire mot des légendaires « boucs émissaires » que chacun fustigeait parce qu'il n'était pas facile d'assumer la responsabilité de ce qu'il avait fait - les szmalcowniks, les extorqueurs qui se firent une spécialité de faire chanter les Juifs essayant de vivre dans la clandestinité. En les désignant comme coupables, les historiens et autres ont trouvé commode de clore ce chapitre en expliquant que toute société a sa « lie », qu'il ne s'agissait que d'une poignée de « marginaux » et que, de toute manière, des cours clandestines s'occupèrent d'eux. [...]

En vérité, il nous faut repenser l'histoire polonaise de la guerre et de l'après-guerre, mais aussi réévaluer certains thèmes interprétatifs largement acceptés comme explications des faits, attitudes et institutions de ces années-là. - J. T. G

L'auteur vu par l'éditeur
Américain d'origine polonaise, Jan T. Gross est professeur de science politique et d'études européennes à New York University. Aux États-Unis, en Pologne et en Allemagne, son livre a fait l'effet d'une bombe et a connu un succès considérable.

http://www.amazon.ca/Voisins-juillet-1941-massacre-juifs/dp/2213611483

mercredi 7 mai 2008

LE LIVRE MEMORIAL DES JUIFS DE SEINE ET MARNE

Par Frédéric Viey

Membre de la L. France

il paraitra vers le 21 mai 2008

Avec l'ouverture des documents aux Archives Nationales et Départementales

concernant la Seconde Guerre Mondiale, il est possible d'avoir accès à toutes les


pièces même si certaines sont encore très sensibles.


Madame Isabelle Rambaud,directrice des Archives départementales de

Seine-et-Marne, donne la possibilité de pouvoir consulter toutes les archives

concernant cette période.

Dans ces documents, le plus incroyable est, sans doute, la découverte d'un camp

de transit à Dammarie-les-Lys pour les Juifs étrangers habitant la Seine-et-Marne

avant leur envoi vers Beaune-La-Rolande ou Pithiviers. Puis il y a aussi ces

camps disciplinaires où des juifs sont internés selon leurs capacités

professionnelles :

manœuvres, tailleurs, tailleurs sur cuir, etc… Il y a également ces camps de

travail agricole où des Juifs parisiens se portent volontaires pour y travailler.

Au bout de ces chemins, il y a, inexorablement, l'application des lois raciales

antijuives, la déportation et la mort.

La Fondation pour la Mémoire de la Shoah travaille pour préserver la mémoire de

cette immense catastrophe qui a réduit les rangs du Peuple Juif dans le Monde :

6.000.000 d'âmes. Cette fondation finance différents projets de recherches sur le

recensement, le marquage, la déportation et l'extermination des Juifs et plus

particulièrement des Juifs de France. Ces travaux trouvent leur réalisation et

leur archivage dans le Mémorial de la Shoah qui remplace ce qui a été pendant

plus de 50 ans le Centre de Documentation Juive Contemporaine. Il faut rappeler

ici le long travail de recherches des minutes de la mise en place de

l'extermination des Juifs de France et la traque des criminels de guerre ayant

œuvrés en France, par Serge et Beate Klarsfeld, aidés par les ''Fils et Filles

des Déportés Juifs de France''. Simon Wiesenthal, le chasseur de nazis, leur

avait ouvert la voie.

Frédéric Viey, historien, retrace dans ce livre les douloureuses étapes de la vie

quotidienne des Juifs en Seine et Marne de 1940 à 1945. Puis rend hommage aux

Justes, qui au péril de leur vie, sauvèrent des fils d'Israël. Il y en a eu plus

d'une vingtaine dans notre département.

lundi 5 mai 2008

UN CRIMINEL NAZI CHEZ HUGO CHAVEZ


Le mercredi 30 avril, l'agence Associated Press, diffuse, une liste, du Centre Simon Wiesenthal, comprenant, les 10 criminels nazis, les plus recherchés dans le monde. Parmi les 10 personnages recherchés, figure, un certain Harry Mannil, résidant au Vénézuéla. Il s'agit d'un ancien officier de la police politique d'Estonie, également ancien officier des forces de sécurité allemandes, pendant l'occupation nazie, en Estonie.


En examinant une demande de visa déposée par Harry Mannil dans les années 1990, les autorités américaines, concluent, qu'il a participé, à l'assassinat, de centaines de Juifs ; et les autorités américaines refusent, à Harry Mannil, l'entrée, aux Etats-Unis.

A noter qu'une enquête estonienne, menée en 2005, a « disculpé » Harry Mannil, des accusations, de crime contre l'humanité, dirigées contre lui. Le directeur du Centre Simon Wiesenthal, Efraim Zuroff, accuse, l'Estonie et les autres pays baltes, de ne rien faire, pour démasquer les criminels nazis. Selon M. Zuroff, depuis leur indépendance, les pays baltes, sont devenus, « un lieu agréable pour les nazis en fin de vie ».

« En Estonie, par exemple, Harry Mannil, complice des nazis et millionnaire, fait la navette entre Tallinn (ndlr : capitale de l'Estonie) et le Vénézuéla où il vit actuellement », déclare Efraim Zuroff. « Le moment le plus difficile dans la poursuite des nazis consiste à convaincre les autorités de les remettre entre les mains de la justice. Il n'est pas tellement difficile de démasquer les nazis, croyez-moi. Et nous savons très bien le faire », souligne Efraim Zuroff.

Selon les données du Centre Simon Wiesenthal, depuis le lancement de son opération de la Dernière chance, près de 500 anciens nazis ont été découverts dans 17 pays. Ces pays ont intenté 99 actions publiques contre les criminels présumés et 21 condamnations ont été prononcées. Mais l'affaire Larry Mannil ne date pas d'aujourd'hui. Ci-après, une petite investigation, sur cette chasse au nazi à ce jour inachevée.

Le 2 avril 2001, un hebdomadaire balte anglophone, « The Weekly Crier News - highlights from Lithuania, Latvia and Estonia », déplore, les obstacles mis aux jugements de criminels nazis et soviétiques. A cette époque, l'Estonie lance une nouvelle investigation, contre Harry Mannil. Celui-ci reconnaît alors qu'il a effectivement travaillé pour les services de sécurité estoniens lors de l'occupation nazie.

Le 1er décembre 2005, un média estonien anglophone, «Hello Estonia», déclare que Harry Mannil est l'Estonien le plus riche du monde et qu'il était un officier nazi de haut rang pendant la deuxième guerre mondiale. L'énorme business de Harry Mannil inclut la fabrication de véhicules armés au Vénézuéla, pays où il réside et dont il a acquis la nationalité en 1952.

Le 31 décembre 2005, le journal vénézuélien El Universal reprend une dépêche de l'AFP selon laquelle le procureur estonien Heino Tonismagi a clôt le dossier Harry Mannil.

Le 14 août 2007, debatepolitics, publie, un article, dans lequel on peut lire, que l'Estonie, ne s'est pas du tout montrée encline, à entamer, des actions judiciaires, contre les criminels nazis estoniens. Cette clémence, concerne uniquement, des personnes très riches, qui sont devenues, des généreux donateurs, de diverses institutions publiques estoniennes. Pas surprenant, dès lors, que ceux comme Harry Mannil, n'aient pas du rendre des comptes, devant la justice estonienne. Harry Mannil a fait publier, de façon répétée, des articles le disculpant dans les médias estoniens, articles sponsorisés par lui-même.

Le 28 novembre 2007, The Mirror, informe, que Harry Mannil, a personnellement assassiné 100 Juifs. Et le 5 janvier 2008, le Parquet estonien est contraint d'ouvrir une enquête sur l'implication de Harry Mannil dans des assassinats de civils pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le Stephen Roth Institute, quant à lui, publie une étude détaillée sur la montée de l'antisémitisme au Vénézuéla, le pays d'adoption de Harry Mannil. Pour mémoire, la Confederación de Asociaciones Israelitas de Venezuela (CAIV) regroupe quatre organisations juives : l'Asociación Israelita de Venezuela, l'Unión Israelita de Caracas, la Zionist Organization et le B'nai B'rith. Le Vénézuéla compte 15 synagogues. La communauté juive publie un journal, le Nuevo Mundo Israelita.

Depuis que le président Chavez s'est radicalisé, la gauche antisémite a créé des mouvements radicaux, tels Tupamaros et Carapaicas, qui totalisent 20.000 membres. La droite antisémite a elle aussi créé des mouvements radicaux tels Nueva Sociedad Venezolana, Movimiento Patria Nueva et Partido Nacional Socialista Venezolano (PNSV). Une conférence intitulée « Condamnation de l'état de terreur de l'Etat sioniste et impérialiste » (sic) a été financée par l'Etat vénézuélien et suivie par des officiels du gouvernement vénézuélien et par une vingtaine de diplomates étrangers.

Des journalistes ont assimilé la politique israélienne à la politique nazie, notamment Héctor Sánchez Lecuna et Adán González, dans « El Nacional » et Douglas Palma dans « Tal Cual ». Des articles de la même veine sont écrits par des Vénézuéliens d'origine arabe, tels Jaled Ali Ayoub Bazzi, Shamsud Ali, Georges Abou Youn, Ahmad Abu Said, Moises Moleiro et Rafael Bayed Maardeni.

Lorsque Jose Vicente Rangel, membre du gouvernement vénézuélien, avait allégué qu'il allait donner suite à la demande du Centre Simon Wiesenthal concernant Harry Mannil, celui-ci s'était replié, temporairement, au Costa Rica, afin d'éviter une éventuelle extradition vers l'Estonie.

Le 18 janvier 2008, sur monde-info et sur leblogdrzz, j'avais écrit, que Chavez est antisémite, en citant notamment le journaliste vénézuélien Sammy Eppel : « La situation actuelle au Vénézuéla est que, pour la première fois dans l'histoire moderne, nous avons de l'antisémitisme sponsorisé par le gouvernement d'un pays occidental ». Voilà les propos tenus, le 8 janvier 2008, par le journaliste vénézuélien Sammy Eppel, chroniqueur dans divers médias vénézuéliens et étrangers.

Sammy Eppel donne deux exemples. Primo, les services secrets vénézuéliens, à deux reprises, ont assailli les centres juifs les plus importants du pays, dans une soi-disant quête, au demeurant vague et infructueuse, d'armements. Secundo, des publications du Ministère vénézuélien de la Culture, ont diffusé, des articles intitulés ?La question juive' avec, en guise d'illustration, une étoile de David en surimpression avec une croix gammée. Résultat : les Juifs du Vénézuéla quittent leur pays pour s'établir en Floride.

La conférence de Sammy Eppel du mardi 8 janvier avait d'ailleurs été sponsorisée par la section en Floride de la Anti-Defamation League, dirigée par Andy Rosenkranz. La conférence s'était déroulée au forum de la synagogue vénézuélienne d'Aventura Chabad. Le journaliste vénézuélien Sammy Eppel a bien entendu fait le lien entre, d'une part, l'antisémitisme chavezien ; et d'autre part, l'alliance du président Hugo Chavez avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Malgré les départs de Juifs vénézuéliens vers la Floride, le Vénézuéla compte une communauté juive de quelques 20'000 membres. Le Vénézuéla compte aussi un Estonien, Harry Mannil, qui lui, apparemment, ne risque pas de choisir un départ vers la Floride. Pour lui, il fait bon vivre chez Hugo Chavez : « Wilkommen in Venezuela ! ».

MIGUEL GARROTE

dimanche 4 mai 2008

LES JUIFS ANTISIONISTES ET LA SHOAH

Pour certains Juifs, l’antisionisme ne serait qu’une façon d’assumer la shoah, comme d’autres ont choisi le refus ou l’abandon de la religion, l’assimilation délibérée ou…. le sionisme.

par Alexandre Feigenbaum

Dans la première moitié du 20ème siècle, de nombreux Juifs de gauche se sont opposés au sionisme. Ils pensaient avoir de meilleures solutions que le sionisme pour mettre fin aux discriminations en Europe. Certains optaient pour l’assimilation des Juifs. D’autres misaient sur les luttes sociales pour changer le monde, estimant que le racisme n’était qu’un produit de la culture bourgeoise à déraciner.

Mais au début des années 1950, l’opposition juive au sionisme est devenue très minoritaire. Il y a eu la terrible shoah, qui a balayé pour longtemps les espoirs d’assimilation. Il y a aussi les campagnes antisémites de Staline, dont on commence à prendre conscience ; nombreux sont ceux qui perdent l’espérance dans l’URSS. Et surtout, il y a eu l’indépendance d’Israël, votée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1947. Cet évènement marque le triomphe des sionistes sur leurs nombreux adversaires au sein même du peuple juif.

Comme l’explique un grand militant communiste juif : « j’étais contre la création d’Israël, parce que je suis contre tous les nationalismes. Mais une fois cet Etat créé, il n’y avait aucune raison de vouloir le détruire. Il n’y a aucune raison de s’opposer d’avantage au nationalisme juif qu’à n’importe quel autre nationalisme ». Être antisioniste dans les années 1950, ce n’est plus proposer une démarche alternative au sionisme, c’est vouloir la destruction d’Israël. Les antisionistes anti-israéliens sont à l’extrême droite (en Europe comme dans le monde arabo-musulman), chez les fondamentalistes musulmans et dans la propagande soviétique.

Mais vers la fin des années 1960, plusieurs facteurs favorisent la réapparition d’une opposition juive au sionisme.
- Il y a eu des guerres d’indépendance en Egypte et en Algérie. Des militants juifs ont été impliqués dans ces luttes de libération nationale. Ils conservent des amitiés, des solidarités avec des militants arabes ou musulmans. Pour eux le caractère juif d’Israël n’est pas justifié et ils préconisent la solution du problème arabe palestinien par la création d’un seul état laïc judéo-arabe. Cette idée sera écrasée notamment par les dictateurs arabes sortis de ces luttes de libération et réceptifs aux théories nazies.
- La propagande antisioniste est tellement outrancière en URSS, qu’on se garde bien de l’envoyer telle quelle en France. Lorsque, par erreur, un texte officiel antisioniste soviétique est publié dans la presse française, il est condamné par la loi pour racisme. La propagande soviétique est donc filtrée et seule une version soft est livrée aux militants communistes français. Ce qui permet aux militants juifs de s’habituer progressivement au discours inversé dont nous parlerons plus loin.
- Mai 1968 marque l’irruption spectaculaire d’une gauche antistalinienne sur la scène politique française. Les trotskystes mettent toutes les déviations de l’URSS sur le dos de Staline. Si ça a raté, ce n’est pas la faute de la théorie marxiste, mais c’est le facteur humain. Il faut réessayer. La théorie du racisme « produit de la culture bourgeoise à éradiquer » reprend donc de la vigueur. Et avec elle, l’espérance que l’antisémitisme, le racisme et les discriminations vont se dissoudre dans la révolution sociale.
- Après la victoire israélienne « des 6 jours », après l’occupation de territoires peuplés d’arabes palestiniens, des Juifs sont de plus en plus critiques envers Israël. Pour eux, le projet sioniste ne serait plus porteur d’un message universaliste.

Comment des Juifs opposés au sionisme se situent-ils par rapport aux grandes idéologies visant à détruire Israël ? Quelles sont les motivations de Juifs anti-israéliens ?

L’histoire inversée
Depuis un siècle, des imams fous ont refusé que des Juifs puissent vivre en Palestine et ils ont empêché toute solidarité judéo-arabe. Avec des nazis arabes, ils ont déclenché en 1948 une guerre de l’islam contre Israël pour chasser ou tuer tous les Juifs. Cette guerre se poursuit aujourd’hui avec des moyens non conventionnels, menée par des Etats totalitaires et des groupes terroristes. Ceux qui sont vraiment à la recherche d’une paix juste au Proche Orient devraient dénoncer les imams fous. Ces imams fous sont ceux que l’on voit dans le film « fitnah ». Ils ressemblent à ce rabbin fou qui, en mars 2008, suite à un massacre commis par un Arabe israélien dans une école talmudique, demandait que l’on pende des enfants palestiniens en représailles. Mais les imams fous, eux, ne s’en prennent pas à un seul terroriste, ils veulent la mort de millions de gens innocents simplement parce qu’ils ne sont pas musulmans. Et ils passent à l’acte avec la plus grande sauvagerie.

Les anti-israéliens, eux, présentent une version des faits inverse : ce seraient les Israéliens qui auraient délibérément terrorisé, voire massacré les Arabes palestiniens en 1948. Ils évoquent le « droit au retour » des réfugiés palestiniens en Israël (même si la grande majorité de ces réfugiés sont originaires d’ailleurs) (1, 2). Si ces personnes, endoctrinées par les imams fous dans le mépris et la haine des Juifs, s’installaient en Israël, ce qui serait, au mieux, la destruction du pays par l’intérieur, ou, pire, une seconde shoah (3).

L’un des moments forts de la propagande soviétique fut le procès d’Eichmann. Eichmann, organisateur de l’assassinat industrialisé des Juifs en Europe, fut kidnappé en Amérique du Sud par des agents israéliens, puis jugé et pendu en Israël. Ce fut d’ailleurs la seule peine de mort prononcée dans ce pays. La propagande antisioniste soviétique se déchaîna pendant le procès : Eichmann n’était pas un responsable, juste un technicien brillant ; si l’on jugeait Eichmann en Israël et non en URSS, c’était, selon la presse soviétique, pour cacher la collusion entre sionistes et nazis pendant la guerre.
Deux Français juifs ont, des années plus tard, conforté cette propagande en réalisant un film sur ce procès : Eyal Sivan met en avant sa nationalité israélienne et Rony Brauman sa judéité dans les media. Ensemble, ils ont réalisé un film à partir d’images d’archives du procès. Mais la fondation Spielberg du cinéma affirme que ce film est en réalité un montage mélangeant des séquences du procès dans le but de conforter l’image qu’Eichmann n’était qu’simple technicien et non un maillon efficace du nazisme. Le film s’appelle d’ailleurs « le spécialiste ». C’est la version soviétique ; c’est aussi celle des néo-nazis.


C’est l’attentat qui m’a tuer
Sur Wikipedia, on lit que « CAPJPO-EuroPalestine, anciennement CAPJPO… est une association militant pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien. Elle a été fondée par Olivia Zémor début 2002, au moment de la Seconde Intifada. »

En 2002, il y a eu des séries d’actes anti-Juifs en France : synagogues brûlées, agressions de personnes, d’enfants juifs dans les écoles…. Voici l’analyse d’Olivia Zémor qui, nous le verrons un peu plus loin, revendique ses origines juives :
Les pressions exercées par le lobby pro-Sharon [alors premier Ministre israélien nda] en France deviennent insupportables. Elles cherchent à museler tout ceux qui demandent aux gouvernements européens de faire preuve d'un peu moins de lâcheté et d'assumer leurs responsabilités face à un conflit qui nous concerne tous (et pas seulement les Juifs et les Arabes, comme certains voudraient nous le faire croire). Elles tendent à faire croire que tous les Juifs de France sont des supporters de Sharon et développent ainsi l'antisémitisme en France de manière totalement irresponsable. » (4)

La démarche d’Olivia Zémor peut se schématiser ainsi :
(1) Olivia Zémor dénonce l’antisémitisme ; ce passage semble d’ailleurs s’adresser à des Juifs.
(2) Mais elle ne dénonce pas les auteurs des actes antisémites.
(3) Et elle rend les Juifs responsables de l’antisémitisme.

Effectivement lorsqu’il y a un attentat ou un acte anti-juif, Olivia Zémor ne dénonce pas celui qui les a commis, ce qui, finalement, revient à le comprendre, voire à l’excuser. Par exemple, dans un texte diffusé aux sympathisants au sujet du rabbin fou, CAPJPO ne dit pas qu’un terroriste arabe vient d’assassiner huit jeunes étudiants du Merkaz Harav. C’est comme s’il s’agissait d’une catastrophe naturelle dont personne n’est responsable : c’est « l’attentat » qui a causé leur mort.
« Le rabbin Shmuel Eliyahu appelle publiquement aux représailles « les plus terribles », après l’attentat contre le centre d’extrême-droite Merkaz Harav de Jérusalem et la mort de huit jeunes étudiants en religion. ».

L’antisémitisme que dénonce Olivia Zémor est une affaire judéo-juive (5). Les Juifs jouent à la fois le rôle des nazis (« extrême droite ») et de victimes (Olivia).

Dans les périodes de « tension » au Proche Orient, les opérations militaires anti-israéliennes sont occultées. Les anti-israéliens ne s’intéressent qu’aux opérations militaires israéliennes et leurs dépêches ne dénoncent que les conséquences de ces opérations sur la vie quotidienne des Arabes palestiniens. Comme s’il n’y avait pas de guerre, pas d’imams fous, pas de terroristes, juste Israël qui embête et martyrise des civils sans raison, par simple barbarie. Les vrais responsables de l’antisémitisme sont donc –selon Olivia Zémor- les Israéliens, qualifiés « d’extrême droite » ou les Juifs, qualifiés en 2002 de « lobby pro-Sharon ». Ils en seraient responsables parce que leurs actions seraient mauvaises et susciteraient une haine justifiée. En mai 2005, elle affirmait à une télévision israélienne : «je pleure quand il y a des tués civils, je ne pleure pas, je vais vous dire, je ne pleure pas quand il y a des militaires israéliens qui sont juifs ou des colons israéliens qui sont tués, je ne pleure pas et je dis que c'est bien fait pour eux et je voudrais même qu'il y en ait encore plus.....».
En réalité, Olivia Zémor ne pleure pas sur tous les civils tués : les « colons » israéliens sont aussi des civils. Elle considère donc comme légitimes les attentats qui les visent.


Qui est juif ? Être juif, est-ce être victime ?
Souvent, des militants juifs antisionistes affichent, voire revendiquent leurs origines juives (6). Et souvent ils font référence à la shoah. Il semble qu’ils ne supportent pas que les Juifs, parce qu’ils ont vécu la shoah, fassent la guerre et versent le sang, fût-ce pour défendre leur vie. Tout se passe comme si la question fondamentale de la shoah les taraudait : « pourquoi ? » - « pourquoi a-t-on assassiné massivement des innocents ? » Cette question peut faire désespérer de l’humanité et de toute notion de progrès. L’innocence des victimes est insupportable. Elle est même tellement insupportable que certains vont mettre l’accent sur une culpabilité juive. Pour certains Juifs, l’antisionisme ne serait donc qu’une façon d’assumer la shoah, comme d’autres Juifs ont choisi le refus ou l’abandon de la religion, l’assimilation délibérée, la militance sociale ou…. le sionisme.

Le texte que nous présentons ici est de Michèle Sibony. Michèle Sibony est animatrice des « femmes en noir », qui distribuent des tracts anti-israéliens chaque semaine en plein Paris. Le 8 avril 2002, elle présentait l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) devant des associations chrétiennes (7,8). Cela se passe juste après deux évènements : le 2 avril, l’armée israélienne entrait dans Jenine après des combats acharnés ; le 7 avril, 250.000 personnes (dont une majorité de Juifs) défilaient dans les rues de Paris sur le mot d’ordre « non à l’antisémitisme et à l’antisionisme, avec Israël pour la paix et contre le terrorisme ». Voici un extrait de la présentation de Michèle Sibony :
Ces derniers mois, il est arrivé qu'on inscrive des numéros sur des bras de prisonniers palestiniens. Où est la mémoire ?
Qui est juif ?
A Jénine, les 200 prisonniers qui ont été libérés avaient les orteils brisés.
Qui est juif ?
A Jénine, les chars ont écrasé les maisons sur leurs habitants qui refusaient de se rendre.
Qui est juif ?
A Ramallah, on enferme des hommes, des enfants, des vieillards, on les empêche d'accéder aux soins. Leur représentant élu est assiégé, sans eau, sans électricité.
Qui est juif ?
On détruit des mosquées, on tire sur des églises, on vandalise des habitations, on écrase des voitures dans les rues, par plaisir.
Qui est juif ?

Notons d’abord que face à la foule de la veille, Michèle Sibony insiste sur sa façon différente –et minoritaire- d’être juive.

Tous les actes de barbarie attribués à l’armée israélienne se sont avérés faux par la suite. Arrêtons-nous sur l’épisode du tatouage des bras des prisonniers, très révélateur. Voici les faits : un commandant israélien, qui interrogeait des Jéninois, ne les avait pas enregistrés comme prisonniers et les avait simplement numérotés au crayon feutre, car ces gens devaient être libérés rapidement. Il ne s’agit ni d’une torture ni d’une atteinte aux droits de l’homme et pourtant c’est ce qui émeut d’abord Michèle Sibony. Ce tatouage n’est choquant que par sa charge symbolique : il rappelle un autre numéro, le tatouage indélébile imprimé par les nazis sur les bras des détenus juifs des camps de la mort. L’analogie s’arrête là, car les Juifs aux mains des nazis n’étaient plus jamais libérés. Mais Michèle Sibony ne fait pas la différence ici.

Avec des accents lyriques, Michèle Sibony affirme ici qu’être juif c’est être soi-même victime ou être du côté des victimes. Pour elle, en faisant la guerre ou en menant des opérations de police, Israël se salit les mains et dilapide l’innocence des victimes, c’est-à-dire, pour elle, la judéité. Dans ce passage, on a même l’impression que les victimes arabes ne sont l’objet de sa sollicitude que parce qu’elles sont la preuve de la perte de judéité des Israéliens.

Cette démarche est aussi celle de Mireille Delamarre, qui, au nom de la Résistance au nazisme, milite pour la « non-violence de la confession israélite » :
« Fille d'un père qui a passé 5 années aux mains des tortionnaires nazis, s'est fait traiter de sale youpin pendant cette même période, toute collaboration avec une puissance qui torture dans ses geôles, tue des centaines d'enfants, en blesse des milliers dont certains resteront handicapés à vie, ainsi que toute reconnaissance ne serait-ce que formellement (par politesse) avec ceux qui les soutiennent directement ou indirectement m'est moralement interdit.»
Mireille Delamarre citoyenne française militante pour les droits de l'homme et la non violence de confession israélite » (9).

Olivia Zémor fait aussi le lien entre antisionisme et shoah. Dans sa présentation sur des sites internet, elle décrit sa jeunesse par quatre mots clés : Paris, Smyrne, Drancy (c’est-à-dire la shoah) et Juif.
« 55 ans, mariée deux enfants. Née à Paris, de père et de mère juifs. Elevée par des grands parents venus de Smyrne, puis internés à Drancy....
Présidente de l'association CAPJPO (Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche-Orient) créée en février 2002 et regroupant des adhérents de toutes origines, luttant pour une paix juste au Proche-Orient et contre les replis communautaristes en France.»
Par deux de ces mots clé, elle nous signifie l’importance de la shoah dans le souvenir de sa propre enfance. Sinon, pourquoi insisterait-elle ainsi sur ses propres origines, puisque dans la phrase suivante elle explique que son combat antisioniste concerne des gens indépendamment de leurs origines ?


Les vestales de l’innocence des victimes
Dans les passages cités, ce que Michèle Sibony et Mireille Delamarre dénoncent le plus fermement, c’est la perte de judéité à cause des actions de l’armée israélienne. C’est comme si les victimes arabes n’étaient là que comme des indicateurs visibles de la perte d’innocence et de la judéité des Israéliens (10). Les Juifs antisionistes auraient-ils donc choisi de protéger à tout prix l’innocence des victimes ?

Les Israéliens n’auraient donc pas le droit de faire la guerre, d’avoir une armée, de tuer des terroristes parce que les Juifs auraient une responsabilité morale vis-à-vis de l’humanité. Cette idée de responsabilité morale est très messianique et bien des rabbins y souscriraient. Mais pour nos militantes anti-israéliennes, ce n’est pas Moïse qui donne aux Juifs cette mission. C’est le fait d’avoir été victimes qui oblige les Juifs à rester victimes. Etonnante obligation morale, qui n’est imposée à aucun autre peuple victime.

Les Juifs antisionistes comme Michèle Sibony voient, horrifiés, Israël abandonner le statut de victime de la shoah. Sans doute est-il plus confortable d’être perçu par l’opinion publique comme une victime que comme un soldat. Mais il y a plus : le malaise des juifs antisionistes débouche sur un étrange paradoxe : la victoire militaire des Israéliens leur ferait courir un plus grand danger que la victoire : un danger identitaire. Il faut rester innocent, irréprochable, pour que le génocide ne recommence pas (11,12). Ainsi les Juifs antisionistes ont vécu comme une catastrophe la guerre des six jours et l’occupation israélienne de territoires. Eux qui se veulent les vestales de l’innocence des victimes, refusent qu’Israël soit en guerre, même si la guerre lui est imposée, car la société juive/israélienne n’est alors plus irréprochable. Surtout si elle est victorieuse sur le terrain.

Cette dimension du combat est très personnelle, presque communautaire. Est-ce à cause de cela ? Pour se donner une posture universaliste, les Juifs antisionistes affirment que la cause palestinienne serait LA grande cause humanitaire du moment (ce qui est évidemment faux) et qu’ils représentent une avant-garde parmi les Juifs.

1 Droit au retour : Ce n’est pas Sarkozy qui en décide ! Publié le 16-11-2007 http://www.europalestine.com/spip.php?article2861
2 1961 : Quand un compromis sur le droit au retour était possible http://www.europalestine.com/spip.php?article3086
3 Ce qui montre que les anti-israéliens ne sont donc pas du tout pro-palestiniens puisqu’ils sont prêts à exploiter tous les Arabes du Proche Orient comme chair à kamikazes, juste pour tuer des Juifs.
4 Sites « enfants de Palestine » http://www.enfantsdepalestine.org/ar,115
5 Manifestation à l’appel de la CAPJPO jeudi 18h devant France Télévisions Le 15 juillet 2004, http://www.orleansloiretpalestine.org/spip.php?article173
6 Ainsi en août 2006, Rony Brauman cosignait un « appel des Juifs contre les frappes » israéliennes sur le Liban Sud.
7 Justice et Paix, lettre de mai 2002 http://justice-paix.cef.fr/lettre0502.htm
8 Une spécificité de l’UJFP apparaît nettement face aux négationnistes : dans les manifestations anti-israéliennes, des militants de l’UJFP sont souvent en opposition frontale avec des individus qui nient la shoah en pensant ainsi délégitimer Israël.
9 Mireille Delamarre, responsable de la publication de l’association pacifiste Vpaixmed, a envoyé ce courriel à l’organisateur d’un colloque franco-israélien de victimologie de l’enfant en mai 2005
10 En réalité la plupart des faits signalés ce jour-là par M. Sibony se sont avérés inexacts par la suite.
11 Notons au passage que la société fait souvent peser sur les Juifs une exigence de perfection qui n’est demandée à aucun autre peuple victime. Qui n’a pas entendu la phrase : « comment, après tout ce que le peuple juif a enduré, un Juif a-t-il pu faire chose pareille ?»
12 B. Dubois, A. Feigenbaum , K. Jbil, P. Kieusseian « à qui, à quoi sert donc l’antisémitisme ? », HEVEL, 2008, à paraître


Auteur : Alexandre Feigenbaum

jeudi 1 mai 2008

COMMUNIQUE

SOUS LE HAUT PATRONAGE DE MADAME BLUMENTHAL MAIRE DU 12é Arrt

L’UNION DES CONSEILS DES COMMUNAUTES JUIVES D’ILE DE FRANCE
LE BUREAU DE VIGILANCE CONTRE LE RACISME ET L’ANTISEMITISME
ET LE C.C.J PARIS SUD-EST , ORGANISENT

UN COLLOQUE SUR LE THEME DE :

L’ANTISEMITISME

PREVENTION, EDUCATION
ET DIALOGUE INTERCOMMUNAUTAIRE

DANS LA SALLE DES FETES DE LA MAIRIE DU 12é ARRT.
LE DIMANCHE 1er JUIN 2008 DE 14h à 18h

Renseignements : 06 77 56 46 33

PRES DE 8 000 JEUNES JUIFS A AUSCHWITZ

Près de 8.000 personnes, des jeunes Juifs pour la plupart, ont participé aujourd'hui à la XVIIème Marche des Vivants organisée sur le site de l'ancien camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau, dans le sud de la Pologne.

Les marcheurs sont passés sous le portail du camp d'Auschwitz où est inscrit: "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre) avant de parcourir à pied les trois kilomètres les séparant du camp de Birkenau, le principal lieu d'extermination des Juifs.

Sur le site même de Birkenau, la partie du camp où se trouvaient les chambres à gaz et les fours crématoires, une voix d'homme a énoncé des noms de victimes, enfants, femmes et hommes juifs de tous les pays européens exterminés dans le camp.

La Marche des vivants est organisée depuis 1988 par le ministère israélien de l'Education pour honorer la mémoire des six millions de Juifs exterminés par les nazis pendant l'Holocauste.

Cette année, le sélectionneur du club de football britannique Chelsea Avram Grant, l'écrivain israélien Eitan Haber et un rescapé d'Auschwitz-Birkenau, Henryk Mandelbaum, âgé de 85 ans, ont participé à la marche. Mandelbaum fut membre d'un Sonderkommando, une unité composée de prisonniers chargés de sortir les cadavres des chambres à gaz et de les brûler.


Source : AFP

«Mein Kampf» et «les Protocoles des Sages de Sion» sur Arte

Il y a des livres qui tuent. Le « Mein Kampf » d'Hitler et les « Protocoles des sages de Sion », « bibles » de l'antisémitisme et du nazisme, ont eu des conséquences terribles sur l'histoire européenne et mondiale. Or, leur influence n'est pas éteinte et continue de saper en 2008 les fondements de nos démocraties. Arte diffuse le mardi 6 mai 2008, deux documentaires. Le premier diffusé à 21 heures s’intitule « Mein Kampf, c’était écrit ». Il a été réalisé en 2006 par Antoine Vitkine.
Publié à 12 millions d'exemplaires en Allemagne entre 1925 et 1945 et à des centaines de milliers dans le monde, traduit en seize langues, aujourd'hui encore vendu à travers la planète, récent best-seller en Turquie, « Mein Kampf » est un livre qui dérange et dont l'histoire reste largement méconnue. Comment ce livre a-t-il été écrit ? Quel rôle a-t-il joué dans l'accession d'Hitler au pouvoir ? Qui, parmi les millions d'Allemands qui l'ont possédé, l'a réellement lu ? A-t-il constitué un avertissement contre les dangers du nazisme ? Quel est le lien entre « Mein Kampf » et la Shoah ?
« La vérité est ailleurs » : le second documentaire d’Arte est consacré aux « Protocoles des Sages de Sion ». Réalisé par Pierre-André Taguieff, Directeur de Recherche au CNRS, Antoine Vitkine et Barbara Necek, il sera diffusé le mardi 6 mai 2008, à 21h55. Il sera suivi d’un débat à 22h55. De la Russie à l'Égypte en passant par l'Allemagne, enquête sur le parcours de ce faux antisémite mis en circulation par la police secrète tsariste. Un bréviaire nazi qui a le vent en poupe dans les pays arabes et, à nouveau, à Moscou.
Rédigés par la police secrète russe au début du XXe siècle, les « Protocoles des sages de Sion » sont présentés comme le programme émanant d'un conseil de responsables juifs pour anéantir la chrétienté et dominer le monde. Le document est alors destiné à faire croire au tsar Nicolas II qu'une conspiration se trame contre sa couronne. Mais au lendemain de la Première Guerre mondiale, il trouve un terreau fertile dans tous les milieux antisémites européens. En Allemagne, Adolf Hitler en fait l'un de ses livres de chevet. Même si le « Times » de Londres révèle en 1920, preuves à l'appui, que les « Protocoles » ne sont qu'un faux, leur "carrière" est lancée... Aujourd'hui, on sait tout ce qu'il faut savoir sur les « Protocoles » : leur date de fabrication, leur auteur, leur commanditaire, le but dans lequel ils ont été écrits. Pourtant, nombreux sont ceux qui s'obstinent à croire à l'authenticité du texte, persuadés de trouver là l'explication à tous leurs maux. Dans les pays arabes, les « Protocoles » sont partout présentés comme un texte historique. Diffusés dans les librairies ou adaptés en série télévisée ou sur Internet, ils nourrissent la haine antijuive et antioccidentale. En Palestine, la charte politique du Hamas fait elle-même référence aux « Protocoles ». D'une façon générale, depuis la guerre des Six Jours, le faux est instrumentalisé pour mobiliser les masses dans la lutte contre Israël. Les « Protocoles » ont également le vent en poupe dans la Russie postcommuniste, car ce sont les orthodoxes qui se chargent de la diffusion du faux document. Vecteur de la nouvelle identité russe, l'Église ne craint pas de désigner ouvertement les juifs à la vindicte de ses fidèles.