mercredi 4 mars 2009

LE PERE NOEL SANS BARBE EST UNE ORDURE



Par Claude Bensoussan pour Guysen International News

Et c’est peu dire.
Le hideux négationniste, non content d’avoir révulsé le peuple juif et tout ce que compte le monde de gens honnêtes, reçoit de façon insidieuse l’appui de quelques médias, bien intentionnés encore.
Sous la photo du personnage revenant d’Argentine, on peut lire ce qui doit suffire au lecteur pressé de classer l’affaire :

L'évêque négationniste Williamson "demande pardon" à ceux qu'il a blessés

« L'évêque intégriste négationniste Richard Williamson a demandé "pardon devant Dieu" à tous ceux qu'il a blessés pour ses déclarations négationnistes, dans une lettre au Vatican publiée jeudi à Rome par l'agence catholique Zenit ».

Quand en plus c’est devant D ieu, on est prêt à passer l’éponge. On imagine déjà le prélat mortifié par ses insanités proférées, se réfugiant dans le carême et la prière, brisé, la tête basse et la queue entre les jambes. « Honte à moi, j’ai blasphémé… »

Tout le monde il redevient beau, tout le monde il redevient gentil…

Mais voilà, ses regrets sont encore plus pervers, plus ignobles que son négationnisme. Il insulte les victimes, toutes les victimes, en faisant part de ses soit- disant regrets. Répéter ses propos nous donne la nausée. Mais il ne faut pas les laisser passer, parce que l’antisémitisme qui monte en flèche partout dans le monde devient plus que préoccupant. Jamais depuis les années trente on n’avait entendu autant de haine dans les rues d’Europe. Mais alors qu’à l’époque, les chemises brunes et leurs fans défilaient en levant le bras et en scandant des « Heil ! », aujourd’hui ce sont toutes les couleurs de l’arc en ciel qui se sont données rendez-vous sur le macadam, du vert olive au vert gazon en passant par le rouge lessivé, le bronzé sans soleil et le noir de l’obscurantisme.

Si le président de l’Union des communautés juives italiennes, Renzo Gattenia, a jugé la lettre « absolument ambiguë » et dans laquelle le corbeau noir « évite soigneusement de renier ses thèses négationnistes » ou de « citer la shoah », il reste loin de la réalité beaucoup moins reluisante que ce qu’il n’imagine. Ce n’est pas ce refus qui est scandalisant mais le contenu de sa phrase la plus contrite, qui est une insulte à toute l’humanité, un pied de nez à l’Eglise, un mépris absolu du judaïsme et des juifs.

En effet, lorsqu’il demande « pardon devant Dieu à toutes les âmes qui se sont honnêtement scandalisées par ce que j’ai dit et qui exprimait seulement l’opinion d’un non historien », il ne dit rien d’autre que « vous êtes tous des imbéciles si vous croyez que je vais renier quoi que ce soit ». Car enfin, s’il fallait être historien pour reconnaître la réalité de la shoah, il ne resterait plus beaucoup de gens sur cette terre pour le faire. Et que sait-il lui du secret des âmes pour avancer que celles-ci ont été « honnêtement scandalisées » ? Les âmes…en a-t-il seulement une lui ?

Un non historien, cela veut dire quoi au juste ? Quelqu’un qui n’a jamais étudié de façon formelle le point de vue historique ni ne s’est adonné, dans le cadre d’un programme de recherches, à l’établissement des faits ainsi qu’ils se sont passés, au vu des témoins des évènements, témoins directs et indirects, acteurs principaux et subalternes…mais je divague, non je ne vais pas abonder dans son sens, lui donner ce plaisir morbide de nous voir enrager.

S’il n’est pas historien, de quoi se mêle t-il ? Et s’il est « non historien » comme il dit, c'est-à-dire homme de la rue, comment prétend t-il connaître le nombre exact de victimes puisqu’il avance le chiffre de 300.000 ? N’est-ce pas plutôt avec la certitude que cela fera mal à ceux qui y ont laissé les êtres les plus chers ? Le pervers ne pousse t-il pas sa jouissance jusqu’à voler la mort des victimes après leur avoir volé la vie ? Et le pire reste à venir. C’est cette phrase qui n’a pas fait bondir grand monde qui me révolte et qui devrait définitivement le condamner, non pas par l’Eglise, trop souvent complice au cours de l’Histoire, de la nôtre en particulier, mais à moisir dans une geôle dans laquelle il aura le loisir de réviser ses classiques jusqu’à ce que mort s’ensuive…

Il regrette (voir remarque plus haut) « la douleur » qu’il a causée « avant tout à l’Eglise », mais aussi « aux survivants et aux parents des victimes qui ont subi des injustices sous le IIIe Reich ».

Vous avez bien lu, non vous n’avez pas la berlue. Ce salaud cherche plus à se disculper vis-à-vis de l’Eglise qui l’a honteusement réhabilité, sachant à qui elle avait affaire, avant même les victimes elles-mêmes auxquelles il a refusé l’existence.

Cet homme est d’une ignominie supérieure à celle de Faurisson, parce qu’avec cette autre crapule on sait à qui on à affaire. Il annonce la couleur et ne présente aucune excuse. Le FSSPXiste lui, (vous remarquerez l’abréviation dans laquelle on retrouve la fraternité SS…), n’a qu’une priorité : l’embarras dans lequel il a plongé la hiérarchie catholique. Cet embarras qu’il nomme « douleur ». Quand on sait la promptitude à avoir mal au cœur de certains prélats, on peut se demander s’ils ne souffrent pas tous d’angine de poitrine…

Et puis, les victimes -lesquelles ? Les communistes, les prisonniers de droit commun, les prisonniers de guerre ?- n’ont subi que « des injustices ». Un génocide, le plus grand massacre de civils de tous les temps, n’est pour cette engeance en soutane, qu’une injustice ! Un déni de justice quoi, un simple désagrément. Il faut lire ses pensées pour comprendre comment ses phrases, chacun de ses mots, ont été étudiés pour faire un maximum de mal.

Vous imaginez ce type, décrit depuis, comme quelqu’un qui s’est retiré pour mieux s’isoler et prier ? Prier qui ? Monsieur se recueille…avec Belzebuth. Parce que, comme disait Barjavel, « si le Diable parle parfois, D.ieu se tait toujours. Il faut trouver les réponses seul. » Ben oui…On pourrait rajouter cette citation célèbre de Robert Burton : « La où D.ieu a un temple, le Diable a une chapelle ». Elle est grande la chapelle de Lucifer…

Moi je le vois bien au spectacle de Dieudonné, à la Main d’Or. Je suis sûr qu’il y sera très bien aux côtés de Le Pen et Faurisson. Peut-être même, non c’est sûr, que le clown hideux fera monter sur scène, le prêtre SS, pour le décorer de l’Ordre de la Soutane Faisandée.

Et si cela ne suffit pas, on lui donnera à réciter jusqu’à ce que la langue se dessèche sur son palais, la liste de tous les lieux du monde où le martyrologue Juif s’est inscrit. C’est là que son catholicisme intégriste s’est le mieux exprimé dans la haine, quand on pense qu’avant l’enseignement du mépris, c’est l’enseignement du meurtre qui était la règle, de Adamov à Zyrardów, en commençant par la lettre A de l’enfer du temps et de l’espace :

ADAMOV (Pologne) - 1941
AGLONA (R.S.S. de Lettonie) - 1941
AGRAM, voir Zagreb (Yougoslavie).
AISHISHAK (R.S.S. de Lituanie) - 1941
AIX-EN-PROVENCE (France) - 1484
AKKERMAN (Russie) - 1905
AKMECHETKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
ALEKSANDIA (Volhynie [R.S.S. d'Ukraine]) - 1942
LEKSANDROV-LODSKI (Pologne) - 1939 ALEKSANDROVSK (Russie) - 1905
ALEXANDRIE (Égypte) - 1938
ALEXANDROUPOLIS (Macédoine, Grèce) - 1943
ALIK (Ukraine) - 1648
ALLEMAGNE - 1933, 1934, 1938, 1939, 1941, 1942, 1943, 1945
ALSACE - 1337
AMSTERDAM - 1940, 1941, 1942, 1943, 1944
ANANIEV (Russie) - 1919
ANAPOL (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1942
ANGERS - 1942
ANGLETERRE - 1278, 1290
ANTONOPOL (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
ANTOPOL (Pologne) - 1942
APELDOORN (province de Gueldre, Pays-Bas) - 1943
ARLES - 1484
ARNHEM (Pays-Bas) - 1941
ARNSTADT (Allemagne aujourd'hui R.D.A.) - 1264 ATHÈNES - 1942, 1944
ATLANTA (Géorgie, États-Unis) - 1915
AUGSBOURG (Allemagne) -1348, 1942
AUGUSTÔW (Pologne) - 1943
AUSCHWITZ, camp d'extermination et de concentration, et Auschwitz I1-Birkenau (Pologne) - 1940, 1941, 1942, 1943, 1944, 1945
AUTRICHE - 1420, 1544, 1938
AUTRICHE (BASSE-) - 1670
AUTRICHE (CENTRALE) - 1496
AVIGNON - 1943

B

BABI YAR (R.S.S. d'Ukraine) - 1941, 1943
BACHARACH (Allemagne) - 1942
BADEN (canton d'Argovie, Suisse) - 1349
BAD KISSINGEN (Allemagne) - 1942
BAD KREUZNACH (Allemagne) - 1283, 1287
BAJA (Hongrie) - 1944
BAKHCHISARAY (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
BÂLE - 1349
BALTA (Ukraine) - 1881, 1882, 1905, 1919
BALTI (Bessarabie, R.S.S. d'Ukraine, anciennement Roumanie) - 1941
BAMBERG (Allemagne) - 1298,1942, 1943
BANAT (Yougoslavie) - 1941
BANSKA BYSTRICA (Tchécoslovaquie) - 1944
BAR (Ukraine) - 1648
BARANOVITCHI (R.S.S. de Biélorussie) - 1941, 1942
BARANÔW (Pologne) - 1942
BARCELONE - 1391
BARNEVELD (Pays-Bas) - 1943
BARZNA (R.S.S. d'Ukraine) - 1919

BASILEI (Ukraine) - 1649
BAYRAMTCHA (Russie) - 1905
BEAUNE-LA-ROLANDE (France) - 1941, 1942
BEDZIN (Silésie, Pologne) - 1939, 1942, 1943
BELAYA TSERKOV' (Ukraine) - 1919
BELGIQUE, voir Malines.
BELGOROD-DNESTROVSKIY (R.S.S. d'Ukraine, ancien nement Weissenburg, Roumanie) - 1941
BELGRADE: camp de travail de Semlin (Zemun/Sajmiste) - 1941, 1942
BELKHATOW (Pologne) - 1942
BELOKHITZ (Volhynie, Ukraine) - 1919
BELOVCHTCHINA (U.R.S.S.) - 1942
BELZ (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
BELZY (Roumanie) - 1941
BELZYCE (province de Lublin, Pologne) - 1942, 1943
BENGHAZI (Libye) - 1941, 1942
BERCHAD (Ukraine) - 1919
BERCHING (Allemagne) - 1298
BERDITCHEV (Volhynie, Ukraine) - 1919, 1920, 1941
BERESTECHKO (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
BEREZA (R.S.S. de Biélorussie) - 1941, 1942
BEREZA KARTUSKA (Pologne) - 1942
BEREZINO (région de Minsk, R.S.S. de Biélorussie) - 1941
BEREZNA (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1943
BEREZNICA (province de Polésie, R.S.S. de Biélorussie) - 1942
BEREZOV (province de Polésie, R.S.S. de Biélorussie) 1942
BEREZOVKA (R.S.S. d'Ukraine)- 1942
BERG (près de Tdnsberg [Vestfold], Norvège) - 1942
BERGEN (Norvège) - 1942
BERGEN-BELSEN (Allemagne) : camp de concentration - 1944, 1945
BERLIN - 1510, 1922, 1939, 1942, 1944, 1945
BERNE - 1427
BÉZIERS - 1209
BIALA PODLASKA (Pologne) - 1941, 1942, 1944
BIALA RAVSKA (Pologne) - 1942
BIALOBRZEGI (Pologne) - 1942
BIALOCZEV (Pologne) - 1942
BIALYKAMIEN (Pologne) - 1942
BIALYSTOK (Pologne)- 1905, 1906, 1941, 1943
BIECZ (Pologne) - 1942
BIELICA (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie) - 1941
BIELSK PODLASKI (Pologne) - 1941, 1942
BIKHEVA (province de Lublin, Pologne) - 1942
BILGORAJ (province de Lublin, Pologne) - 1939, 1940, 1942, 1943
BISCHOFSHEIM (Allemagne) - 1235
BITEN (Pologne) - 1942
BIZERTE (Tunisie) - 1943
BLIHUSZ (Pologne) - 1942
BLOIS (France) - 1171
BLONIE (province de Varsovie, Pologne) - 1941
BLUDOV (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
BOBRIK (district deTchernigov, Ukraine) - 1919, 1920
BOBRINETS (district de Kherson, Ukraine) - 1919
BOBRINSKAÏA (Ukraine) - 1918
BOBRKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942, 1943
BOBROUÏSK (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 BOBROVITZY (district de Tchernigov, Ukraine) - 1918, 1920
BOCHNIA (Pologne) - 1605, 1942, 1943
BODZENTYN (Pologne) - 1942
BOGDANOVKA (ancienne Transnistrie, R.S.S. d'Ukraine) - 1941, 1942
BOGOPOL (U.R.S.S.) - 1905
BOHORODCZANY (Pologne) - 1942
BOLEKHOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1941, 1942, 1943
BOLIMOV (Pologne) - 1940
BONN (Allemagne) - 1096, 1288
BONYHAD (Hongrie) - 1944
BOPPARD (Allemagne) - 1286, 1942
BOR (Yougoslavie) - 1944
BORCHTCHAGOVKA (province de Kiev, Ukraine) - 1919
BORGO SAN DALMAZZO (Italie) - 1943
BORISLAV (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) -
BORISSOV (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 , 1944
BORIVKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1919
BORSZCZOV (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1943
BOSNIE (Yougoslavie) - 1941
BOZEN (Bolzano, Italie) - 1944
BRAGANCE (Portugal) - 1755
BRAÏLOV (Ukraine) - 1919, 1942
BRASLAV (R.S.S. de Biélorussie) - 1942, 1943
BRATISLAVA (Pressburg, Tchécoslovaquie) - 1938, 1942, 1944, 1945
BRATZLAV, voir Brazlav.
BRAUBACH (Allemagne) - 1287
BRAY (France) - 1191
BRAZLAV (Bratzlav, Podolie, Ukraine) - 1919, 1942

BRCKO (Yougoslavie) - 1941
BRDOW (province de Varsovie, Pologne) - 1942
BRESLAU (Wroclaw, Silésie, Pologne) - 1349, 1453, 1940
BREST-LITOVSK (Brzesé nad Bugiem, Biélorussie) 1564, 1905, 1939, 1941, 1942
BRIANSKA GORA (R.S.S. de Biélorussie) - 1942 BRICHANY (R.S.S. de Moldavie) - 1941
BRNO (anc. Brünn Moravie, Tchécoslovaquie) - 1939, 1941, 1943
BRODY (province de Lvov, Ukraine) - 1648, 1942, 1943
BROMBERG, voir Bydgoszcz.
BRUSILOV (provinve de Kiev, Ukraine) - 1919
BRUXELLES - 1349
BRZESC KUJAVSKI (Pologne) - 1942
BRZESC NAD BUGIEM, voir Brest-Litovsk.
BRZESKO (Pologne) - 1942
BRZEZANY (R.S.S. d'Ukraine) - 1942, 1943
BRZEZCE (district de Katowice, Pologne) - 1945
BRZEZINY (Pologne) - 1942
BRZEZINY LODZKIE (Pologne) - 1942
BRZOZDOVCE (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
BUCAREST (Roumanie) - 1941
BUCHENWALD (Allemagne, aujourd'hui R.D.A.) : camp de concentration - 1937, 1938, 1942, 1945
BUCZACZ (province de Tarnopol, R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1941, 1942, 1943, 1944
BUDAPEST - 1939, 1944, 1945
BUDWEIS (auj. Ceské Budejovice, Bohême, Tchécoslovaquie - 1505, 1942
BUDZANOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1943
BUGAJ (Pologne) - 1942
BURDUYENI (Roumanie) - 1941
BURGDORF (canton de Berne, Suisse) - 1349
BURGOS (Espagne) - 1391
BURSZTYN (province de Galicie, Pologne) - 1942
BUSK (U.R.S.S.) - 1943
BUSKO ZDROJ (Pologne) - 1942BYDGOSZCZ (anc. Bromberg, Pologne) - 1939
BYTEN (R.S.S. d'Ukraine) - 1942

C

CARINTHIE (Autriche) - 1496
CASTELSARRASIN (France) - 1320
CASTILLE (province d'Espagne) - 1412
CAUSANI (Bessarabie) - 1940
CAVALLA (Macédoine, Grèce) - 1943
CELINY (Pologne) - 1940
CESKÉ BUDEJOVICE, voir Budweis. CHALKIS (Halkida, Grèce) - 1944
CHANIA (Grèce) - 1944
CHANSKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
CHECINY (province de Kielce, Pologne) - 1940, 1942
CHELM (Pologne) - 1939, 1940, 1942
CHELMNO (Kulmhof, Pologne) : camp d'extermination - 1941, 1943, 1945
CHEMEREVTZKY (Ukraine) - 1919
CHEMERINKA (Ukraine) - 1905
CHERKASSY (Ukraine) - 1919
CHERNOVTSY, voir Czernovitz. CHERVEN (U.R.S.S.) - 1942
CHIBENE (Ukraine) - 1919
CHINON (France) - 1321
CHMIELNIK (province de Kielce, Pologne) - 1939, 1941, 1942, 1943
CHODEL (Pologne) - 1942
CHODOROV (Galicie orientale, R.S.S. d'Ukraine) - 1942, 1943
CHOROSTKOW (province de Galicie orientale, R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1942
CHORTKOV, voir Czortkov. CHRZANOW (Pologne) - 1939, 1940, 1942, 1943
CIECHANOV (Pologne) - 1941, 1942, 1943, 1944
CIECHANOVIEV (Pologne) - 1942CIECHOCINEK (Pologne) - 1942
CIEPIELOV (Pologne) - 1942
CIEZKOVICE (Pologne) - 1940
CIHRIN (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
CIUDAD REAL (Espagne) - 1484, 1486
CLERMONT-FERRAND - 1095
COBLENCE (Allemagne) - 1265
COIMBRA (Portugal) - 1664, 1696, 1704, 1718, 1723
COLMAR - 1348
COLOGNE (Allemagne) - 1096, 1349
COMOTINI (Macédoine, Grèce) - 1943 COMPIÈGNE (France) - 1942
CON1, voir Cuneo.
CONSTANCE (Allemagne) - 1349
CONSTANTINE (Algérie) - 1934
CORDOUE (Espagne) - 1473, 1727
CORFOU (Grèce) - 1891 , 1943, 1944
CRACOVIE (Pologne) - 1463, 1494, 1939, 1940, 1941, 1942, 1943 1945
CRÈTE (Grèce) - 1944
CRIMÉE, presqu'île de (U.R.S.S.) - 1942
CROATIE, province de (Yougoslavie) - 1941

CRVENKA (Yougoslavie) - 1944
CSERVENKA (Hongrie) - 1944:
CSORNA (Hongrie) - 1944
CUENCA (Espagne) - 1654
CUNEO (Italie) - 1945
CZARTORYSK (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
CZELLDÔMÔLK (Hongrie) - 1920
CZEMIERNIKI (Pologne) - 1942
CZERNOVITZ (Chernovtsy, capitale de la Bukovine,
R.S.S. d'Ukraine, anciennement Roumanie) - 1941, 1942
CZERWINSK (Pologne) - 1942
CZESTOCHOWA (Tschenstochau, Pologne) - 1902,
1939, 1940, 1941, 1942, 1943
CZMIELO V (district de Kielce, Pologne) - 1942
CZORTKOV (Chortkov, R.S.S. d'Ukraine;
anciennement en Pologne) - 1941, 1942, 1943
CZUDYN (Bukovine, Roumanie) - 1940, 1941
CZYZEV (Pologne) - 1941

D

DABIE (Pologne) - 1941
DABROVICA (U.R.S.S.) - 1942
DABROWA-GORNICZA (province de Katowice, Pologne) - 1938, 1942, 1943
DACHAU (Allemagne) : camp de concentration - 1938, 1944, 1945
DACHEV (province de Kiev, Ukraine) - 1920
DAMAS (Syrie) - 1840
DANEMARK - 1943
DANTZIG (Gdansk, Pologne) voir Stutthof.
DAPHNÉ (Antioche, aujourd'hui Turquie) - 507
DARABANI (Roumanie) - 1941
DARNICA (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
DAVID-GORODOK (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 DAVIDKA (Volhynie, Ukraine) - 1919
DEBLIN (Pologne) - 1942
DEBRECEN (Hongrie) - 1944.
DEGGENDORF (Allemagne) - 1337
DELFZIJL (province de Groningue, Pays-Bas) - 1945
DEMBICA (district de Cracovie, Pologne) - 1942
DEMIDAVKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
DERECZYN (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
DIESSENHOFEN (Suisse) - 1349.
DNIEPROPETROVSK, voir Iekaterinoslav. DOBIECIN (Varsovie, Pologne) - 1943
DOBRA (Pologne) - 1942
DOBRCZ (Pologne) - 1939
DOBROMIL (R.S.S. d'Ukraine) - 1941, 1942
DOLHINOV (R.S.S. de Biélorussie) - 1942.
DOLINA (Pologne) - 1942
DOMACZOV (Polésie, R.S.S. de Biélorussie) - 1941
DOMANEVKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
DONETSK (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
DORA-NORDHAUSEN (Allemagne, aujourd'hui R.D.A.)
camp de concentration - 1944, 1945
DORNA VATRA (Bukovine, R.S.S. d'Ukraine, ancienne
ment Roumanie) - 1941
DOROHOI (Roumanie) - 1940, 1941, 1942
DORTMUND (Allemagne) - 1942
DOVGALISZEK (R.S.S. de Biélorussie) - 1941
DRAMA (Macédoine, Grèce) - 1943
DRANCY (France) - 1942, 1944
DRESDE - 1349
DROHICZYN (Drogitchin, Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
DROHOBYCZ (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne)
- 1941, 1942, 1943
DRUSZKOPOL (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
DRUYA (R.S.S. de Biélorussie) - 1941
DSHAKOI (presqu'île de Crimée, R.S.S. d'Ukraine) - 1941
DUBIENKA (Pologne) - 1942
DUBNO (Ukraine) - 1919, 1939,1941
DUBOVO (province de Kiev, Ukraine) - 1919
DUISBURG (Allemagne) - 1942
DUMANOVKA (district de Kiev, Ukraine) - 1921 DÜNABURG (Dvinsk, R.S.S. de Lettonie) - 1941, 1942, 1943
DUNAYEVTZY (R.S.S. d'Ukraine) - 1919, 1942
DUNILOWICZE (Vilno, R.S.S. de Lituanie) - 1942
DUNKOV (Russie) - 1919
DUOLY (Pologne) - 1942
DÜSSELDORF (Allemagne) - 1942
DWORZEC (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
DYMAR (Russie) - 1905, 1919

DYNOV (Pologne) - 1942
DZEVICE (district de Kielce, Pologne) - 1942
DZIALOSZYCE (province de Cracovie, Pologne) - 1942
DZIALOSZYN (Pologne) - 1942
DZIECIOL (R.S.S. de Biélorussie) - 1942 DZIGORZEW (Pologne) - 1939
DZISNA (R.S.S. de Biélorussie) - 1941, 1942, 1943

E

EBENSEE (Autriche) - 1945
EDINITA (Bessarabie, R.S.S. d'Ukraine) - 1941
EGER (Cheb, Tchécoslovaquie) - 1350, 1938
ELISABETHGRAD (Russie) - 1881, 1905, 1919
ELLECOM (province de Gueldre, Pays-Bas) - 1942
ELLER (Allemagne) - 1096
EMILTCHINE (Volhynie, Ukraine) - 1919
ENNS (Haute-Autriche) - 1420
ERFURT (Allemagne) - 1221, 1349
ESPAGNE - 1320, 1412, 1492, 1531
ESSEG, voir Osijek.
ESSLINGEN (Allemagne) - 1348
EUPATORIA (presqu'île de Crimée, R.S.S. d'Ukraine) 1942
EVORA (Portugal)- 1605, 1606, 1629

F

FALENICA (Pologne) - 1942
FALESTI (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
FELCHTIN (Ukraine) - 1919
FELDKIRCH (province du Vorarlberg, Autriche) - 1349
FEODOSSIYA (presqu'île de Crimée, R.S.S. d'Ukraine)- 1941, 1942
FERRARE (Italie) - 1943
FLORENCE - 1943, 1944
FLORINA (Macédoine, Grèce) - 1943
FLOSSENBÜRG (Allemagne) : camp de concentration 1945
FOSSOLI (Italie) - 1944
FRANCE - 1306, 1394, 1895, 1940, 1942, 1943, 1944
FRANCFORT-SUR-LE-MAIN (Allemagne) - 1241, 1349, 1614
FRIBOURG-EN-BRISGAU (Allemagne) - 1349
FRIEDRICHSHAFEN (Allemagne) - 1349
FULDA (Allemagne) - 1235, 1349
FÜRTH (Allemagne) - 1942

G

GABIN (province de Varsovie, Pologne) - 1942
GAISSIN (province de Podolie, Russie) - 1919
GALATZ (Galati, Roumanie) - 1859
GALIBICY (district de Demidov, U.R.S.S.) - 1942
GALICIE ORIENTALE (R.S.S. d'Ukraine, anciennement
Pologne) - 1941
GANACKER (Allemagne) - 1945
GARBATKA (Pologne) - 1942:
GARSDEN (R.S.S. de Lituanie) - 1941
GARVOLIN (Pologne) - 1942
GDANSK (Dantzig, Pologne) voir Stutthof. GERDERN (Allemagne) - 1096
GELSENKIRCHEN (Allemagne) - 1939
GÊNES - 1943
GERMERSHEIM (Allemagne) - 1343
GÉRONE (Espagne) - 1391
GIADI, voir Benghazi.
GLEBOKIE (R.S.S. de Biélorussie, anciennement Pologne) - 1942, 1943
GLEIWITZ (Silésie, Pologne) - 1939
GLINYANY (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1941, 1942
GLOVNO (Pologne) - 1940
GLUSK (Pologne) - 1942
GNIEWOSZOV (Pologne) - 1942
GNIEZNO (Pologne) - 1939
GOCHEVO (Ukraine) - 1919
GOGOLEVO (district de Tchernigov, R.S.S. d'Ukraine) -1920
GOLESZOW (camp, Pologne) - 1943
GOLINA (Pologne) - 1941
GOLINKA (Pologne) - 1942
GOLOVANEVSK (Russie) - 1919
GOLTA (province de Podolie, Ukraine) - 1905, 1920
GOMEL (R.S.S. de Biélorussie) - 1941, 1943
GONIADZ (Pologne) - 1942
GÔRA KALWARIA (Pologne) - 1941
GORAJ (Pologne) - 1942
GORCHTCHIK (Volhynie, Ukraine) - 1919
GORLICE (Pologne) - 1939, 1942, 1943. GORNOSTAIPOL (Ukraine) - 1919
GORODOK, voir Grodek (R.S.S. de Biélorussie). GORZKÔW (Pologne) - 1942
GOSPIC (Yougoslavie) - 1944
GOSTYNIN (Pologne) - 1942
GOUVERNEMENT GÉNÉRAL (Pologne) - 1941
GRABOVIEC (Pologne) - 1942
GRAJEWO (Pologne) - 1942
GRAZ (province de Styrie, Autriche) - 1497
GRÈCE - 1941, 1944
GRODEK (Gorodok, R.S.S. de Biélorussie) - 1941, 1942
GRODEK (province de Galicie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942, 1943
GRODEK JAGIELLONSKI (Galicie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942, 1943,
GRODNO (R.S.S. de Biélorussie, anciennement Pologne) - 1941, 1942, 1943
GRODZISK (Pologne) - 1939
GRODZISK MAZOVIECKI (Pologne) - 1941
GROJEC (Pologne) - 1939, 1941, 1943
GRONINGUE (Pays-Bas) - 1942
GROSEC (district de Varsovie, Pologne) - 1943
GROSS-ROSEN (Silésie, Pologne) : camp de concentration - 1940, 1945
GROSSWARDEIN, voir Nadyvarad. GRYBOV (Pologne) - 1942
GRYGROW (Pologne) - 1939
GUERMANOVKA (Ukraine) - 1919
GURAHUMORA (Bukovine, Roumanie) - 1941
GWIZDZINY (Pologne) - 1945
GYÔR (Raab, Hongrie) - 1944

H

HACHTCHEVATY (Podolie, Ukraine) - 1919
HADJERAT-M'GUIL (Algérie) - 1941
HAÏFA (Palestine) - 1100. 1940 .
HAJDUCZOK (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
HALLEIN (Autriche) - 1404.
HANCEWICZE (R.S.S. de Biélorussie) - 1941
HARANGOD (Hongrie) - 1944
HÉBRON (Palestine) - 19291936
HEILBRONN (Allemagne) - 1298
HÉRAKLION (Crète, Grèce) - 1944
HERMANOVICE (Pologne) - 1941
HERRERA (Espagne) - 1501
HERZÉGOVINE 1941
HEVES (Hongrie) - 1944
HILVERSUM (Pays-Bas) - 1941
HODMEZOVASARHELY (Hongrie) - 1944
HODORKOV (district de Kiev, Ukraine) - 1920
HOFAMT PRIEL (Autriche) - 1945
HOLLESCHAU (Tchécoslovaquie) - 1918
HOLONIE (R.S.S. de Biélorussie) -1942
HOMEL (Ukraine) - 1648: 1768: 1903:
HONGRIE - 1938; 1939: 1941: 1942: 1944 1945
HORB (Allemagne) - 1348.
HOROCHOV (Pologne) - 1942
HORODEC (Pologne) - 1942:
HORODENKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
HORODNA (province de Polésie, Pologne) - 1942
HRUBIESZOV (Pologne) - 1942
HULIEVKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
HUSZCZ (R.S.S. d'Ukraine) - 1942

I

IEKATERINOSLAV (Dniepropetrovsk, R.S.S. d'Ukraine)1883 1905 : 1941 :
IGNATOVKA (U.R.S.S.) - 1942
ILINETS (Ukraine) - 1919.
ILYA (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
ILZA (Pologne) - 1942
IMERINKA (Ukraine) - 1919.
IMIELNICA (Pologne) - 1941.
IODA (R.S.S. de Biélorussie) - 1941.
IPHOFEN (Allemagne) - 1298
ISNUCHPOL (Volhynie, Ukraine) - 1919
ITALIE - 1553. 1943 1944; 1945.
ITCHNIA (district de Tchernigov, Ukraine) - 1919 IVANIKI (U.R.S.S.) - 1941.
IVANISKA (district de Kielce, Pologne) -1942
IVANKOV (Ukraine) - 1919 1920.
IVANOVO (R.S.S. de Biélorussie) 1942
IVANTCHIK (Podolie, Ukraine) - 1919
IVIENIC (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
IWJE (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie) - 1942 -1943
IZBICA (Pologne) - 1942-1943
IZBICA KUJAWSKA (Pologne) - 1942
IZBICA LUBELSKA (province de Lublin, Pologne) - 1942
IZIEU (France) - 1944

J

JABLONOW (Pologne) - 1942
JABOCRITCH (province de Podolie, Ukraine) - 1919:
JACA (France) - 1320
JACHKOV (province de Kiev, Ukraine) -1919-1920
JADLOVA (Pologne) - 1942.
JADOVO (Pologne) - 1942
JAFFA (Palestine) - 1921
JALTICHKOV (Ukraine) -1919 JANNINA (Grèce) - 1944
JANOV (Russie) - 1919: 1942:
JANOV PODLASKI (Pologne) - 1942.
JANOVSKA, camp à Lvov 1943
JARCZEV (Pologne) - 1939
JAROSLAV (Pologne) - 1939.
JARYCZOV NOVY (province de Galicie, Pologne) - 1943
JASENOVAC (Yougoslavie) - 1941 : 1943 : 1945
JASIONOVKA (Pologne) - 1943:

JASLO (Pologne) - 1942
JASSY (Roumanie) - 1941
JASTARY (R.S.S. de Lituanie) - 1942:
JAVOROV (R.S.S. d'Ukraine) - 1942,1943
JDANOV (Marioupol, R.S.S. d'Ukraine) - 1941.
JEDLINA (Pologne) - 1944
JEDLINSK (Pologne) - 1942
JEDRZEJOW (province de Kielce, Pologne) - 1942
JENDRZEJOW (district de Kielce, Pologne) - 1943:
JENDRZESOW (Pologne) - 1942: JÉRUSALEM - 1099:
JESENTUKI (U.R.S.S.) - 1942.
JEZIERZANY (R.S.S. d'Ukraine, 1942; 1943.
JEZIORNA (Pologne) - 1941.
JIDOVSKA-GREBLA (Ukraine) - 1919
JITOMIR (province de Volhynie, Ukraine) - 1905 ;1919
JIVATOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1919.
JODLOVA (Pologne) - 1942
JOSEFOV (Pologne) - 1942.
JULIERS (Jülich, Allemagne, aujourd'hui R.F.A.) - 1942:
JUMPRAVAS MUIZA ( R.S.S. de Lettonie) - 1941 :
JUSOVKA (Russie) - 1905:
JUSTINGRAD-SOKOLOVKA (district de Kiev)- 1919

K
KAGANOVITCH (U.R.S.S.) - 1941 :
KAIDANOVO (R.S.S. de Biélorussie) - 1941
KALARACH (Russie) - 1905:
KALINOVKA (province de Podolie, Ukraine) - 1919. KALISZ (Pologne) - 1939-1940-1941
KALOCSA (Hongrie) - 1944
KALUSZ (U.R.S.S., anciennement Pologne) - 1917-1942
KALUSZYN (Pologne)- 1939 : 1942
KALVARYA (district de Minsk, R.S.S. de Biélorussie) -1941
KAMENETS PODOLSKIY (R.S.S. d'Ukraine) - 1648:
1919: 1941.
KAMENSKOYE (Russie) - 1905:
KAMIEN KOSZYRSKI (R.S.S. d'Ukraine)- 1942
KAMIENIEC LITEWSKI (district de Polésie, R.S.S. de Biélorussie) - 1942:
KAMIENSK (Pologne) - 194
KAMIONKA (district de Lublin, Pologne) - 1942: KAMIONKA-STRUMILOVA (R.S.S. d'Ukraine,)1941-1942-1943
KAPOSVAR (Hongrie) - 1944
KARASUBASAR (presqu'île de Crimée, R.S.S. d'Ukraine)1941
KARCZEV (Pologne) - 1942:
KARELIC (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
KARIW (Pologne) - 1942.
KASCHAU, voir Kosice.
KASDANOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
KASSA (Hongrie) - 1944
KAUNAS (Kovno, R.S.S. de Lituanie) - 1941 1943:1944
KAZANOV (Pologne) - 1942
KAZIMIERZ (district de Lublin, Pologne) - 1941-1942
KEMPTEN (Allemagne) - 1942
KERPEN (Allemagne) - 1096.
KERTCH (presqu'île de Crimée) - 1905: 1941
KESZTELY (Hongrie) - 1944:
KHAMOVKA (Russie) - 1919:
KHARKOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
KHERSON (R.S.S. d'Ukraine) - 1905
KHMELNIK (Ukraine) - 1919; 1942.
KHOTIN (Holin, R.S.S. d'Ukraine) - 1941
KICHINEV (Moldavie) - 1903; 1905:1941
KIELCE (Pologne) - 1941 : 1942-1944-1946
KIELSZTYGLOV (Pologne) - 1942
KIEV (Ukraine) - 1881 : 1905: 1911-1913-1919-1941-1942-1943
KIMELISZEK (R.S.S. de Lituanie) - 1942.
KIMPOLUNG (Bukovine, Roumanie) -
KIRILOVKA (Russie) - 1919.
KIRN (Allemagne) - 1287
KIROVOGRAD 1941
KISTARCSA (Hongrie) - 1944
KITAI-GOROD (district de Podolie, Ukraine) - 1919 KITZINGEN (Allemagne) - 1243.
KLASZKOVCE (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
KLAUSENBURG, voir Koloszvar (Roumanie).
KLECK (Klezk, R.S.S. de Biélorussie) - 1941 :1942
KLEINGARLACH (Allemagne) - 1298
KLEMENTOV (Pologne) - 1942
KLEWOW (Pologne) - 1942
KLINTZY (Russie) - 1905
KLODAWA (Pologne) - 1942.
KLOOGA (Estonie) - 1944
KNISZYN (Pologne) - 1942
KOBERN (Allemagne) - 1287
KOBRYN (R.S.S. d'Ukraine)- 1941 -1942:
KOBYLNIK (district de Vilna, R.S.S. de Lituanie) - 1943
KOBYLNIKI (près de Minsk,) - 1942
KOCK (Pologne) - 1942:
KOCZYN (Pologne) - 1942:
KOLBIEL (Pologne) - 1942.
KOLBUSZOVA (Pologne) - 1942.
KOLDYCZEVO (R.S.S. de Biélorussie) - 1944
KOLO (Pologne) - 1941
KOLOMYYA (R.S.S. d'Ukraine) 1942-1943
KOLOZSVAR (Cluj, Roumanie, anciennement Klausenburg) - 1944
KOLTYNIAN (Pologne) - 1941
KOMARNO (district de Lvov, [LembergJ, R.S.S. d'Ukraine)
- 1941-1942- 1943
KOMAROV (Pologne) - 1942
KONEW (Pologne) - 1942
KONIECPOL (Pologne) - 1942.
KONIN (Pologne) - 1941
KONITZ (Allemagne, aujourd'hui Pologne) - 1891 1900
KONSKIE (province de Kielce, Pologne) - 1939
1942 -1943
KONSKOVOLA (Pologne) - 1942
KONSTANTINOV (Ukraine) - 1648 : 1942
KOPAI-GOROD (Russie) - 1919
KOPERNIK (Pologne) : camp - 1942 -1943
KOPRZYWNICA (Pologne) - 1942
KOPYCZYNCE (R.S.S. d'Ukraine) - 19421943
KORNIN (Ukraine) - 1919
KOROPETS (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
KORZEC (Koretz/Kori(-, Ukraine) - 1648-1941
1942:
KORZENIEC (Pologne) - 1942
KOSICE (Kaschau, Tchécoslovaquie) - 1944
KOSOW (Pologne) - 1943
KOSOW LACKI (Pologne) - 1942
KOSSOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1941 : 1942:
KOSTOPOL (Pologne) - 1942
KÔSZEG (Güns, Hongrie) - 1944; 1945
KOSZYCE (Pologne) - 1942.
KOURSK (R.S.F.S.R.) - 1905-1942
KOVALE PANSKIE (Pologne) - 1941 1942
KOVEL (R.S.S. d'Ukraine) - 1941; 1942
KOVIN (province de Serbie, Yougoslavie) - 1942: KOVNO, voir Kaunas (R.S.S. de Lituanie). KOZIANY (R.S.S. de Biélorussie) - 1942-1943
KOZIENICE (Pologne) - 1942
KOZLOV (province de Kielce, Pologne) - 1944 KOZLOVSTCHINE (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 KOZMICE
(Pologne) - 1939
KOZOVA (province de Galicie, R.S.S. d'Ukraine) - 1943
KRAGUJEVAC (Yougoslavie) - 1942
KRAKOWIEC (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
KRASICZYN (Pologne) - 1942
KRASNE (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1942 KRASNIK (Pologne) - 1942
KRASNOBROD (Pologne) - 1942
KRASNODAR (anciennement Ekaterinodar, U.R.S.S.) -
1942
KRASNOSIELC LESNY (Pologne) - 1939
KRASNOSTAV (Russie) - 1919-1942
KRATICZYN (Pologne) - 1942
KRAUTHEIM (Allemagne) - 1298:
KREMENETS (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
KREMENTCHOUG (Ukraine) - 1905-1941
KREMNICKA (Tchécoslovaquie) - 1944
KREMS (Autriche) - 1349.
KRIMILEW (Pologne) - 1943
KRIVOÏ-ROG (Ukraine) - 1905 -1944
KROSNO (Pologne) - 1942
KROSNOWIECE (Pologne) - 1942:
KROTTINGEN (R.S.S. de Lituanie) - 1941
KRUKIENICE (Pologne) - 1942
KRUPKI (R.S.S. de Biélorussie) - 1941
KRUSZYNA (Pologne) - 1942
KRYCHOV (Pologne) - 1943
KRYNKI (province de Bialystok, Pologne) - 1942-1943
KRYRY (district de Katowice, Pologne) - 1944
KRYUPOV (U.R.S.S.) - 1941
KRZEMIENIEC (Volhynie) - 1941-1942-1943
KRZESZOV (Pologne) - 1942:
KUBIN (district de Lodz, Pologne) - 1942
KUBYN (district de Lublin, Pologne) - 1942
KULIKOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
KULMHOF, voir Chelmno.
KUROVICHTCHA (R.S.S. de Biélorussie) - 1941
KURZANHRADEK (U.R.S.S.) -1942 KURZENIETZ (U.R.S.S.) - 1942
KUTNO (Pologne) - 1939-1940-1942
KUTY (R.S.S. d'Ukraine) - 1942v
KYBURG (Autriche) - 1349:
KYSAK (Slovaquie, Tchécoslovaquie) - 1944

L

LACHOVICE (R.S.S. de Biélorussie) - 1941-1942
LACHVA (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
LADYGINE (Russie) - 1919
LAGOV (Pologne) - 1942.
LA GUARDIA (Espagne) - 1491 :
LA HAYE - 1940: 1941-1942-1943
LAHSTEIN (Allemagne) - 1287
LANCUT (Pologne) - 1939- 1942
LANIETA (Pologne) - 1942
LANOVITZ (U.R.S.S.) - 1942: 13 août.

LANTZKURON (district de Podolie, Ukraine) - 1919
LASK (province de Lodz, Pologne) - 1940-1942
LASKACZEV (district de Lublin, Pologne) - 1942v
LASOCZYN (Pologne) - 1942
LASZCZOV (Pologne) - 1942.
LATOVICZ (Pologne) - 1942
LAUDA (Allemagne) - 1235
LAVOCZNE (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
LECHNIÔW (Pologne) - 1943
LECHOVIEZ (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
LECZNA (Pologne) - 1942-1943
LECZYCA (Pologne) - 1639- 1942
LEGIONOVO (Pologne) - 1940; 1942
LELOW (Pologne) - 1939
LEMBERG, voir Lwow.
LENINO (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
LEOVA (R.S.S. de Moldavie) - 1940
LEPEL (R.S.S. de Biélorussie) -1942 LEPTOKARIA (Grèce) - 1942:
LESKO (province de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
LESZNO (Pologne) - 1942:
LEZAJSK (Pologne) - 1939.
LIBAU, voir Liepaja.
LIBYE - 1942 :
LIDA (R.S.S. de Lituanie) - 1941-1942-1943
LIEPAJA (Liban, R.S.S. de Lettonie) - 1941 -1942-1943-44
LIGA (district de Grodno, R.S.S. de Biélorussie) - 1941 :
LIMA (Pérou) - 1595: 1600; 1605 : 1639:.
LINCOLN (Angleterre) - 1255:
LINDAU (Allemagne) - 1348:
LIPKANY (R.S.S. de Moldavie) - 1941
LIPNISZKI (, R.S.S. de Biélorussie) - 1941-1942
LIPOVETZ (Russie) - 1919:
LIPSKO (Pologne) - 1942:
LISBONNE - 1506: 1540: 1541 : 1542:; 1603 1605 : 1624: 1629: 1642: 1647; 1652: 1660: 1675: 1681 : 1684: 1704: 1705 : 1706; 1713 : 1726: 1737-1739: re; 1746: 1752: 1755 : 1765
LISKO (Pologne) - 1941
LISOVIKI (Pologne) - 1942
LITIN (district de Podolie,) - 1919: 1941 :
LLERENA (Espagne) - 1725v
LODZ (Pologne) - 1892: 1905: 1939-1940-1942-1944
LOMAZY (Pologne) - 1942:
LOMZA (Pologne) - 1941 -1942-1943
LONDRES (Angleterre) - 1189: 1239 :1255 :1290 :1943
LOPATYN (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
LOSICE (Pologne) - 1942:
LOWICZ (Pologne) - 1939; 1941 :1944
LUBACZOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1943
LUBARTOW (Pologne) - 1942:
LUBCZ (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
LUBECZOV (R.S.S. de Biélorussie) - 1942
LUBLIN (Pologne) - 1939-1941 -1942-1943-1944-46
LUBOML (R.S.S. d'Ukraine,) - 1941-1942
LUBYCZA KROLEVSKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
LUDVIPOL (Pologne) - 1942:
LUDVISIN (Pologne) - 1942:
LUGA WOLA (Pologne) - 1942:
LUKACHEVKA (district de Kiev, Ukraine)1919
LUKACZIN (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
LUKOV (province de Lublin, Pologne) - 1939-1942-1943
LUNINIEC (U.R.S.S.) - 1942
LUSZKI (district de Vilna) - 1942:
LUTSK (Luzk, R.S.S. d'Ukraine) - 1941 1942
LUTUTOV (Pologne) - 1942: LUXEMBOURG - 1940:
LUZK, voir Lutsk.
LVOV, voir Lwow.
LWOW (Lemberg, Galicie orientale ; auj. Lvov, R.S.S.
d'Ukraine) - 1592: 1648 : 1728
1915 : 1918: 1941
1942
1943
LYNN (Angleterre) - 1189
LYON - 1943: 1944
v LYSAYA GORA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942 LYUBAVITCH (U.R.S.S.) - 1941v

M

MACZEV (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) -1942 MACZEVICE (Pologne) - 1940
MADRID - 1632: 1680: 1720:1721
MAGDEBURG (Allemagne) - 1302: MAGIEROV (Pologne) - 1942
MÀHRISCH OSTRAU, voir Moravska Ostrava. MAÏDANEK (Pologne) - 1941-42-43-44
MAJDAN TATARSKI (Pologne) - 1942
MAKOV MAZOVIECKI (Pologne) - 1942:
MALGOSZCZ (Pologne) - 1942:
MALINA (district de Kiev, R.S.S. d'Ukraine) - 1919:
MALINES (Mechelen, Belgique) : camp de concentration - 1942 -43-44
MALKI (district de Brodnica, Pologne) - 1945:
MALY TROSTINETS (R.S.S. de Biélorussie) - 1943
1944
MALYUNY (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 MARAMAROSSZIGET (Hongrie) -1944 MARCINCOWCE (Pologne) - 1942
MARCULESTI (Bessarabie, R.S.S. d'Ukraine) - 1941
MARE-DU-PARC (France) - 1266
MARIENBAD (Marianski Lazne, Tchécoslovaquie) - 1933
1938 1945
MARIOUPOL (Russie) - 1905
MARKUSZOW (Pologne) - 1942
MARSEILLE - 1943:
MAUTHAUSEN (Autriche) : camp ion - 1945
MAYENCE (Allemagne) - 1096: 1281:
1283 -1349:
MECHELEN, voir Malines.
MECHIGORIE (district de Kiev, Ukraine) - 1919. MECKLEMBOURG (Allemagne) - 1492
MEHR (Allemagne) - 1096:
MEININGEN (Thuringe, Allemagne) - 1298 : 1349
MELLRICHSTADT (Allemagne) - 1349
MEMEL (Lituanie) - 1939:
MENGEN (Allemagne) - 1349:
MERANO (Italie) - 1943:
MERGENTHEIM (Allemagne) - 1298:
MESSENA (États-Unis) - 1928:
MESSKIRCH (pays de Bade, Allemagne) - 1349
METZ - 1670:
MEXICO - 1590: 1596-1601; 1649:
MIASTKOVKA (province de Podolie, Ukraine) - 1920:
MICHALPOL (Ukraine) - 1919:
MIEDZYRZEC PODLASKI (district de Lublin, Pologne) - 1942 : 1943
MIELEC (Pologne) - 1939- 1942: 1944: 1945
MIELNICA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
MIHOVA (Roumanie) - 1943:
MIKOLASOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
MIKOLAYOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
MIKULIUCE (Pologne) - 1942:
MILAN - 1943: 1944:
MINDEN (Allemagne) - 1350:
MINERALNOYE VODY (U.R.S.S.) - 1942:
MINSK (Biélorussie) - 1905 : 1941 :1942-1943
MINSK MAZOWIECKI (Pologne) - 1942: 1943
MIODY (R.S.S. de Lituanie) - 1942:
MIORY (R.S.S. de Lettonie) - 1942
MIR (R.S.S. de Biélorussie,) - 1941-42
MIZOCZ (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) -1942. MLAWVA (district de Varsovie, Pologne) - 1940-42 MOCHY
(Pologne) - 1943:
MOGILEV (Russie) - 1905: 1941
MOHACS (Hongrie) - 1944:
MOKRE SLASKIE (district de Katowice, Pologne) - 1945
MOLCZADZ (R.S.S. de Biélorussie) - 1942: MONASTERZYSKA (R.S.S. d'Ukraine) -1941-42 MONASTIR
(Bitola, Macédoine, Yougoslavie) - 1943:
MONASTIRISTCH (R.S.S. d'Ukraine) - 1919: MORAVICA (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1943. MORAVSKA
Ostrava (Mâhrisch Ostrau, Tchécoslovaquie) - 1939: 1942: 1943
MORDARKA (Pologne) - 1939:
MORDY (Pologne) - 1942:
MARS (Allemagne) - 1096:
MOSBACH (Allemagne) - 1298:
MOSCISKA (Pologne) - 1942
MOSCOU - 1738 : 1891 : 1948 :1953
MOSTY Vielkie (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
MOTEL (R.S.S. de Biélorussie) - 1942:
MSZCZONOW (Pologne) - 1939:
MAHLHAUSEN (province de Thuringe, Allemagne) - 1349
MULRICHSTADT (Allemagne) - 1283:
MUNICH - 1285-1943:
MUNKACS (Mukacevo, R.S.S. d'Ukraine) - 1944: MÜNSTERMAIFELD (Allemagne) - 1287
MURAFA (Russie) - 1919:
MUSZYNA - 1943:
MYLANOV (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942

N

NADVORNA (district de Stanislavov, R.S.S. d'Ukraine,
anciennement Pologne) - 1941 : 1942:

NADYVARAD (Grosswardein, Hongrie) -1944 NAGYKANIZSA (Hongrie) - 1944:
NAGYSZÔLLOS (Hongrie) - 1944
NARAYOV (District de Tarnopol, R.S.S. d'Ukraine) - 1943
NAROL (Pologne) - 1648:
NASIELSK (province de Varsovie, Pologne) - 1939:
NARVA (R.S.S. d'Estonie) - 1944:
NATZWEILER (Alsace) - 1943:
NAVARRE, comté de (Espagne) - 1328: NECKARSULM (Allemagne) - 1298:
NEMIROV (Pologne) - 1648: 1942
NEUENGAMME (Allemagne) - 1945: NEUNKIRCHEN (Autriche) - 1496:
NEUSALZ (Silésie, Pologne) - 1945:.
NEUSS (Allemagne) - 1096: 1194:
NEUSTADT (Holstein, Allemagne) - 1298-1945
NEVEL (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 :
NEW YORK - 1928:
NIESVIEZ (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 : 1942
NIJNI-NOVGOROD (Russie) - 1884: NIKOLAYEV (Russie) - 1905:
NIS (Serbie centrale, Yougoslavie) - 1942 :
NORVÈGE, voir Oslo.
NOVAKY (Tchécoslovaquie) - 1944:
NOVAYA BASAN' (district de Tchernigov, Ukraine) - 1920
NOVE MIASTO (district de Plonsk, province de Varsovie, Pologne) - 1939: 1942 :
NOVGOROD-VOLYNSK (Ukraine) - 1919:
NOVI SAD (Neusatz, province de Voïvodine, Yougoslavie) - 1942
NOVINKI (district de Minsk, R.S.S. de Biélorussie) - 1941
NOVO-FASTOV (district de Kiev, Ukraine) - 1919. NOVOGRUDOK (district de Grodno, R.S.S. de Biélorussie, ) - 1941 :1942
NOVO-KONSTANTINOV (province de Podolie, Russie) -
1919
NOVO MIRGOROD (Ukraine) - 1919
NOVOMOSKOVSK (R.S.S. d'Ukraine) - 1883-1942
NOVO-PRILUKI (district de Kiev, Ukraine) - 1919 NOVOSYBKOV (Russie) - 1905
NOVY DVOR MAZOVIECHI (district de Varsovie, Polo
gne) - 1939-1942
NOVY KORCZYN (district de Kielce, Pologne) -1942 NOVY SACZ (province de Cracovie, Pologne) - 1942
NOVY TARG (Neumarkt, Pologne) - 1942
NUREMBERG (Allemagne) - 1298: 1349:1935-42-43
NYECHIN (Russie) - 1905:
NYIREGYHAZA (Hongrie) - 1944:
NYIRJES (Hongrie) - 1944

o

OBECSE (Yougoslavie) - 1942
OBERWESEL (Allemagne) - 1287: 1287 :
OCHSENFURT (Allemagne) - 1298:
ÔDENBURG (Sopron, Hongrie) - 1944:
ODESSA (Russie) - 1871 : 1905: 1941,1942
OHRDRUF (Allemagne) - 1945:
OLESKO (Galicie orientale R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1942
OLGOPOL (province de Podolie, Russie) - 1919:
OLIKI (district de Volhynie, U.R.S.S.) - 1942: OLKIENIKI (Polésie, R.S.S. de Biélorussie) - 1941
OLKUSZ (province de Cracovie, Pologne) - 1942
OLMÜTZ (province de Moravie, Tchécoslovaquie) - 1939
OLVIOPOL (Russie) - 1905
OLYKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
OPATOV (province de Kielce, Pologne) - 1941- 1942
OPOCZNO (province de Kielce, Pologne) - 1942:1943
OPOLE (Pologne) - 1942:
OPOLE LUBELSKIE (province de Lublin, Pologne) - 1942
ORANIENBURG-SACHSENHAUSEN (Allemagne,
aujourd'hui R.D.A.) - 1945
ORCHA (Russie blanche) - 1905 :
OREL (Russie) - 1905
ORHEIU (Bessarabie, R.S.S. d'Ukraine) - 1941 : ORININ (province de Podolie, Ukraine) - 1919: ORLOVO (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie,
anciennement Pologne) - 1942 OSENCIN (district de Varsovie, Pologne) - 1942 OSHNYANY, voir Ozmiana. OSIJEK (Esseg, Hongrie) - 1941 : 1942:
OSLO - 1942:
OSSOVO (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942: OSTROG (province de Volhynie, Ukraine) - 1648: 1941 : 1942:
OSTRONEK (district de Lublin, Pologne) - 1942
OSTROV MAZOVIECKI (province de Varsovie, Pologne)
- 1939
OSTROWIEC (province de Kielce, Pologne) - 1904-1939 1942 : 1943 OSTROZEC (province de Volhynie,
Pologne) - 1941:
OSZMIANY, voir Ozmiana.
OTOCZNA (district de Wrzesnia, Pologne) - 1942
OTVOCK (district de Varsovie, Pologne) - 1942:
OTYNIA (district d'Ivano-Frankovsk, R.S.S.d'Ukraine) -1941
OVRUTCH (province de Volhynie, Ukraine)1918: 1919:
OZMIANA (Oszmiany, Oshnyany, R.S.S. de Biélorussie, anciennement Lituanie) - 1941 : 1942: 1943 :
OZORKOV (Pologne) - 1942:

P

PABIANICE (Pologne) - 1942:
PALMA DE MAJORQUE (Baléares, Espagne) - 1391
1679: 1691
PAPA (Hongrie) - 1944:
PARADYSZ (district de Kielce, Pologne) - 1942 PARAFIANOV (district de Kielce, Pologne) - 1942 PARCE VO
(district de Bialystok, Pologne) - 1942
PARCHEIN (province de Mecklembourg, Allemagne) - 1337
PARCZEW (district de Lublin, Pologne) - 1904: 1942:
PARIS - 1310: 1895: 1940: 1941 : 1942 1943
PARTCHEV, voir Parczew.
PARYSOV (district de Lublin, Pologne) - 1942:
PASKUDA (district de Lublin, Pologne) - 1942: PATRYKI (R.S.S. d'Ukraine) - 1941:
PAVDOCZ (Ukraine) - 1648:
PAYS-BAS - 1940: 1942 :1943
PECS (Hongrie) - 1944:
PERESIEKA (province de Grodno, R.S.S. de Biélorussie) 1943 :
PEREYESLAV (district de Podolie, Ukraine) - 1919: PÉROU - 1736:
PERSENBEUG (Autriche) - 1945:
PERTCHYUP (district de Trakaj, R.S.S. de Lettonie) - 1944
PESTCHANKA (district de Podolie, Ukraine) - 1919
PESTCHANNOYE (district de Krementchoug, R.S.S.
d'Ukraine) - 1941
PETCHORA (district de Podolie, Ukraine) - 1919 PETROVO SELO (Banat, Yougoslavie) - 1928:
PFORZHEIM (Allemagne) - 1244: 1267: PHOLEGRANDROS, île de (Grèce) - 1944:
PIASECZNA (Pologne) - 1941 :
PIASKI (province de Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) 1942
PIATEK (district de Leczyca, Pologne) - 1939: PIELANCZ (district de Kielce, Pologne) - 1942:
PILAVIEZ (Ukraine) - 1648:
PILICA (district de Kielce, Pologne) - 1943
PILSEN (Bohême) - 1504:
PINCZOV (province de Kielce, Pologne) - 1942
PINSK (Pologne, aujourd'hui R.S.S. de Biélorussie) - 1648-1919-1941-1942
PIOTRKOV (Pologne) - 1943:
PIOTRKOV Trybunalski (district de Lodz, Pologne) - 1939-1942-1943
PISE - 1944:
PISTYN (Pologne) - 1942:
PITHIVIERS - 1941 : 1942:
PLASZOW (Cracovie, Pologne) - 1945: 1942
PLOCK (province de Varsovie, Pologne) - 1939
1941 PLÔMNITZ (Allemagne) - 1945 v
PLONSK (Pologne) - 1939: 1942:
PLOTNICE (Polésie, Pologne) - 1942
PLUNGE (R.S.S. de Lituanie) - 1941
POCZASOV (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
PODHAITZY (Podhajce, district de Tarnopol, R.S.S.
d'Ukraine) - 1942-1943 : v
PODKAMIA (district de Tarnopol, R.S.S. d'Ukraine,) 1942
POGREBITCHE (district de Kiev, Ukraine) - 1919 POHOST (Volhynie, R.S:S. d'Ukraine)1942 POKRZYVNICA (Pologne) - 1942
POLANGEN (R.S.S. de Lituanie) - 1941
POLANKA (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie) - 1942:
POLATZK (Russie) - 1905:
POLIGON (Pologne) - 1941
POLNA (Bohême, aujourd'hui Tchécoslovaquie) - 1899: POLOGNE - 1939:
POLONNOYE (Ukraine) - 1648
PONARY (R.S.S. de Lituanie, anciennement Pologne) - 1941 : 1944 :
PONIATOVA (Pologne) - 1943
POPRAD (Slovaquie, Tchécoslovaquie) - 1942
POREBA (district de Zawiercie, Pologne) - 1943 : PORTO (Portugal) - 1658: PORTUGAL - 1496: 1497: 1531
1536 PORYCK (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
POSTAWY (Pastov, R.S.S. de Lituanie) - 1942-1943
POUCHKINE (R.S.S. d'Ukraine) - 1941
POVOLUTCH (U.R.S.S.) - 1941
POZNAN (Posen, Pologne) - 1939:
PRAGUE - 1096: 1389: 1422
1939: 1941-1942-1945
PRAMPOL (district de Lublin, Pologne) - 1942 PRASZKA (district de Wielun, Pologne) - 1942 PRESSBURG,
voir Bratislava.
PRILUKI (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
PRIPET, marais du (R.S.S. d'Ukraine) - 1941 :
PROSKUROV (province de Podolie, Ukraine) - 1919:
1942
PROYANOVSKA (R.S.S. de Lituanie) -1944 PRUCHNIK (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) - 1942 PRUSZKOW (Pologne) - 1941:
PRUZANA (district de Brest-Litovsk, R.S.S. de Biélorussie) 1941-1942-1943
PRZEDBORZ (province de Kielce, Pologne) - 1942
PRZEMYSL (province de Rzeszow, Pologne) - 1938; 1939: 1942: 1943
PRZEMYSLANY (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) 1941 : 1942 1943
PRZYSTAK (district de Lvov, Pologne) -1942 PRZYSUCHA (province de Kielce, Pologne) - 1942 PRZYTYK
(province de Radom, Pologne) - 1936: 1942: 1943
PSKOV (U.R.S.S.) - 1943
PULAWY (province de Lublin, Pologne) - 1939:
PULKAU (Autriche) - 1338:
PULTUSK (province de Varsovie, Pologne) - 1942
PUSTKOW (province de Kielce, Pologne) - 1942: PUSZTAVAM (Hongrie) - 1944:
PYATINO (R.S.S. de Biélorussie) - 1941
PYZDRY (district de Wrzesnia, Pologne) - 1942

R

RADAUTZ (Bukovine, R.S.S. d'Ukraine, anciennement Roumanie) - 1941 :
RADOCHKOWITZ (R.S.S. de Biélorussie, anciennement Pologne) - 1941 : 1942: 1943: RADOCZYN (district de Kielce, Pologne) - 1942:
RADOLFSZELL (Allemagne) - 1349:
RADOM (province de Kielce, Pologne) - 1941 : 1942 1943 -1944 :
RADOMSK (Radomsko, province de Lodz, Pologne) - 1942 1943 : RADOMYSL (district de Kiev, Ukraine) -
1919 1942:
RADOSZYCE (Pologne) - 1943:
RADUN (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie,) 1942:
RADZIECHOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1942
RADZIEV KUSAWSKI (district de Varsovie, Pologne) - 1942 :
RADZIVILLOV (R.S.S. d'Ukraine)- 1941 :
1942: RADZYMIN (province de Varsovie, Pologne) - 1942:
RADZIN (province de Lublin, Pologne) - 1942:
RAFALOVKA (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
RAIGOROD (province de Podolie, Ukraine) - 1919: RAKOV (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie) -
1942: 1943:
RANDEGG (Autriche) - 1945:
RASDELNAYA (Russie) - 1905:
RATNE (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1943:
RAVA MAZOVIECKA (district de Varsovie, Pologne) - 1942 :
RAVA RUSKA (province de Galicie, R.S.S. d'Ukraine,)
1942: 1943
RAVENSBRÜCK (Allemagne, aujourd'hui R.D.A.) - 1945
RAVENSBURG (Allemagne, aujourd'hui R.F.A.) - 1349
RCHICHTCHEV (district de Kiev, Ukraine) - 1919:
RECHITZA (R.S.S. de Biélorussie) - 1941: REKSZOWICE (Pologne) - 1939:
REMBERTÔW (province de Varsovie, Pologne) - 1942:
RENCHEN (Allemagne) - 1301: v
RENNES - 1899:
RETHIMNON (Grèce) - 1944:
REUTLINGEN (Allemagne) - 1348
REVAL (Tallin, R.S.S. d'Estonie) - 1944: RHEINFELDEN (Suisse) - 1349:
RHENANIE (Allemagne) - 1940:
RHODES - 1944
RIGA (R.S.S. de Lettonie) - 1941 -1942-1943-1944
RINN (Autriche) - 1462:
RIO DE JANEIRO - 1625:
RISIERA DI SAN SABBA (Italie) - 1943: 1944-1945
ROCKENHAUSEN (Allemagne) - 1283:
RODZISLAV (district de Bialystok, Pologne) - 1941 : let. ROETTINGEN (Allemagne) - 1298
ROHATYN (province de Stanislavov, R.S.S. d'Ukraine) 1941-42-43
ROKITNO (Polésie, U.R.S.S.) - 1942:
ROMANOV (Volhynie, Ukraine) - 1919:
ROME - 1017-1020 : 1553: 1943-1944
ROMNY (Russie) - 1905
ROPCZYCE (Pologne) - 1942:
ROSITTEN (R.S.S. de Lettonie) - 1941 :
ROSLAVLY (R.S.S. d'Ukraine) - 1941 :
ROSPSZA (district de Lodz, Pologne) - 1942: ROSSOSZYCA (district de Sieradz, Pologne) - 1940: il. ROSTOV (Russie) - 1883: 1905:
ROTHAMPTON (Angleterre) - 1279:
ROTHENBURG ober der Tauber (Allemagne) - 1298:
1349:
ROTTERDAM - 1942: 1943:
ROUMANIE - 1938: 1940:
ROVNO (Volhynie, Ukraine) - 1919: 1941 :1942
ROZANA (district de Brest-Litovsk, R.S.S. de Biélorussie) 1941-42
ROZANKA (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie)1942
ROZDOL (district de Stanislavov, Pologne) - 1942
ROZNOW (Pologne) - 1942:
ROZVADOV (Pologne) - 1939: 1942:
RUDKI (district de Varsovie, Pologne) - 1941 -1943
RUDNIK (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) - 1942: RUFACH (Alsace) - 1298: 1338 : RUSSIE, voir U.R.S.S.
RUTHENIE subcarpatique (R.S.S. d'Ukraine) - 1941 -1944
RYEPKI (Russie) - 1905 :
RYETCHIZA (Russie) - 1905:
RYKI (Pologne) - 1942:
RYMANOV (Pologne) - 1942:
RYPIN (province de Bydgoszcz, Pologne) - 1939:
RZESZOW (Pologne) - 1942 : 1943

s

SABAD (Serbie centrale, Yougoslavie) - 1942: SACHSENHAUSEN (Allemagne) - 1938:
SADKI (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
SADOK (Pologne) - 1942:
SAFED (Palestine) - 1929:
SAHKHERE (Géorgie, Russie) - 1878:
SAINT-ANTOINE (France) - 1268:
SAINT-GALL (Suisse) - 1349:
SAJMISTE (Semlin, Zemun, Serbie, Yougoslavie) - 1941:42
SAKARESTIE (Bukovine, R.S.S. d'Ukraine) - 1940:
SALASPILS (près de Riga, R.S.S. de Lettonie) - 1943:
SALONIQUE, voir Thessalonique.
SALZBOURG (Autriche) - 1404:
SAMBOR (province de Lvov, R.S.S. d'Ukraine)
- 1941 -1942: 1943:
SAMGORODOK (district de Kiev, Ukraine) - 1919: SAMOTHRACE, île de (Grèce) - 1943: SANDOMIERZ
(province de Kielce, Pologne) - 1942:
1943: 1944:
SANNIKI (Pologne) - 1942:
SANOK (Pologne) - 1942:
SANTARÉM (Portugal) - 1531 :
SARAJEVO (Bosnie-Herzégovine, Yougoslavie) - 1941 1942
SARATOV (R.S.F.S.R.) - 1905:
SARMAS (Roumanie) - 1943:
SARNIKI (district de Lublin, Pologne) - 1942: SARNOVA (district de Rawicz, Pologne) - 1942: SARNY
(Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1941 : 42 SARVAR (Hongrie) - 1944:
SASNOWIEC (province de Katowice, Pologne) - 1939
SASOV (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) 1942: 1943
SATORALJAUJHELY (Ujhely, Hongrie) - 1944: SAULGAU (Allemagne) - 1349:
SAVOIE - 1348:
SAVTCHONKI (R.S.S. de Biélorussie) - 1943: SCHAFFHOUSE (Suisse) - 1349:
SCHEIBBS (Autriche) - 1945:
SCHKEDE (R.S.S. de Lettonie) - 1941 : SCHNEIDERMÜHL (Allemagne) - 1940:
SCHODNICA (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) 1942 :
SECINY (district de Varsovie, Pologne) - 1942 : bre. SECURENI (Bessarabie, R.S.S. d'Ukraine) - 1941
SEGOVIE (Espagne) - 1474
SEMLIN, voir Sajmiste.
SEMYONOVKA (Russie) - 1905:
SENDZISZOV (province de Cracovie, Pologne) - 1942:
SERBIE - 1942:
SERED (Slovaquie, Tchécoslovaquie) - 1942 -1944-45
SERNIKI (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942. SEROKOMEA (Pologne) - 1942:
SEVERYNOVO (Waski Las, Pologne) - 1940:
SEVILLE - 1391 : 1481 :
SHAMOVO (R.S.S. d'Ukraine) - 1942: SHARGOROD (Bessarabie) - 1919:
SIAULIAI (Schaulen, R.S.S. de Lituanie) - 1943 :44
SICILE - 1492: 1493: 1511 : 1541
SIEDLCE (Pologne) - 1905: 1939: 1941-42-43
SIEDLISZCZE (Pologne) - 1942:
SIEMIATYCZE (province de Bialystok, Pologne) - 1941 1942:
SIENNA (district de Kielce, Pologne) - 1942 SIENNICA (Pologne) - 1942:
SIERADZ (Pologne) - 1939: 1942:
SIERPC (province de Varsovie, Pologne) - 1939-42
SIMFEROPOL (presqu'île de Crimée) - 1905
1941
SINDELFINGEN (Allemagne) - 1298: SINELYNIKOV (U.R.S.S.) - 1942:
SINOLIN (Pologne) - 1942:
SINZIG (Allemagne) - 1264: 1265
SKALA PODLASKA (Galicie, R.S.S. d'Ukraine) 1942-43
SKALAT (district de Tarnopol, R.S.S. d'Ukraine,) 1941 : 1942: 1943 :
SKARZYSKO-KAMIENNA (province de Kielce, Pologne) 1942: 1945:
SKAWINA (Pologne) - 1942: SKIDEL (district de Bialystok, Pologne) - 1942 :
SKIERNIEVICE (province de Lodz, Pologne) - 1939: 1940: 1941 :
SKOLE (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) - 1942: SKOPJE (Macédoine, Yougoslavie) - 1941; 1943 SKVIRA
(district de Kiev, Ukraine) -1919 SLAVYANSKUT (près de Donesk, R.S.S. d'Ukraine) - 1941 SLOBODKA
(R.S.S. de Lituanie) - 1941 : SLONIM (province de Grodno, R.S.S. de Biélorussie) 1941 1942:
SLOVAQUIE (Tchécoslovaquie) - 1938: 1939 -1941: 1942: 1944: SLUPCA (Pologne) - 1941 : SLUTSK
(R.S.S. de Lituanie) - 1942: SLUZEVO (district de Varsovie, Pologne) - 1942: SMELA (Ukraine) - 1919:
SMOLENSK (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 : 1942
SMOLEWICZE (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 :
SMORGONIE (Pologne) - 1943 :
SNOW (district de Novogrudok, U.R.S.S.) - 1942: SNYATYN (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) -
1941 : 1942 :
SOBIBOR (Pologne) - 1942: 1943:
SOBIENIE JEZIORY (Pologne) - 1942:
SOBKOV (district de Kielce, Pologne) - 1942: SOCHACZEV (province de Varsovie, Pologne) - 1556: 1940:
1941 :
SOKAL (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) - 1941 : 1942:
1943 :
SOKOLKA (province de Bialystok, Pologne) - 1942 1943 :
SOKOLOV PODLASKI (province de Varsovie, Pologne) - 1939:; 1942:
SOLEC (Pologne) - 1939:
SOLOBKOVTZY (Podolie, Ukraine) - 1919: SOLOTONOCHA (Russie) - 1905: SOLY (R.S.S. de Lituanie,
anciennement Pologne) - 1943: SOMBOR (Yougoslavie) - 1944:
SOPOCKINIE (district de Bialystok, Pologne) - 1942: SOPRON, voir Ôdenburg.
SOSNOVIEC (province de Katowice, Pologne) - 1939: ; 1942: 1943: 1944 SOSNOVITZ-BENDZIN (Pologne) -
1943:
SPIRE (Allemagne) - 1096: 1349:
SREDNYAYA POGULYANKA (R.S.S. de Lettonie) - 1941
STACZOV (province de Kielce, Pologne) - 1942:
STANFORD (Angleterre) - 1190
STANISLAVOV (Ivanov-Frankovsk, Stanislau (R.S.S. d'Ukraine,) - 1941 : 1942-1943
STARA WIES (district de Limanova, Pologne) - 1939:
STARAYA SINYAVA (province de Podolie, Ukraine) - 1919:
STARI BECEJ (Yougoslavie) - 1942:
STARODUB (Ukraine) - 1648: 1891 :
1905 : 1941 :
STARY SACZ (province de Cracovie, Pologne) - 1942
STAVY SAMBOR (Pologne) - 1942: STIDMUND (Angleterre) - 1190:
STEIN (Autriche) - 1349:
STENIATYN (Pologne) - 1942: STEPANTZY (Ukraine) - 1919:
STERDYN (Pologne) - 1942:
STETTIN (Allemagne) - 1940:
STOLIN (district de Pinsk, R.S.S. de Biélorussie,) - 1941 : 1942:
STOLPCE (province de Minsk, R.S.S. de Biélorussie) - 1942
STOPNICA (Pologne) - 1942:
STOROZYNETS (Bukovine, R.S.S. d'Ukraine) 1941 :
STRACHENY (Russie) - 1905:
STRALSUND (Allemagne, aujourd'hui R.D.A.) - 1940:
STRAND (Voïvodine, Yougoslavie) -1942 STRASBOURG - 1349:
STRAZDU MUJJA (R.S.S. de Lettonie) - 1944
STRICHEVKA (Podolie, Russie) - 1919:
STRYJ (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) - 1941- 1942-43
STRZEGOWO (district de Mlawa, Pologne) - 1942
STRZEMIESZYCE (district de Kielce, Pologne) - 1943:
STRZYGOV (district de Varsovie, Pologne) - 1942:
STUHLWEISSENBURG, voir Szekesfehervar. STUTTHOF (camp, Pologne) - 1939-1944-45
STYRIE, province de (Autriche) - 1496
SUBOTICA (province de Voïvodine, Yougoslavie) - 1941
SUCHEDNIOV (district de Kielce, Pologne) - 1942:
SUCHOVOLA (Pologne) - 1942:
SUCZAWA (Bukovine, Roumanie) - 1941
SUISSE - 1349: 1942:
SÜMEG (Hongrie) - 1944:
SURACH (Russie) - 1905

SURESNES (France) - 1941 :
SUVALKI (province de Bialystok, Pologne) - 1939
SVIECIANY (district de Vilna, R.S.S. de Lituanie) - 1941-42-43 SWIECIE (Pologne) - 1939
SWIERCNA (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorus sie) - 1941 :
SWIERZAN NOVY (district de Novogrudok, Pologne) - 1941 :
SWINIUCHY (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
SYROKOMIA (district de Lublin, Pologne) - 1942
SZADEK (district de Lodz, Pologne) - 1942: SZARKOSZCYZNA (Szarkovczyzna, R.S.S. de Biélorussie), 1941 : 1942:
SZCZABRE - 1943:
SZCZAKOWA (district de Chrzanow, Pologne) - 1942:
SZCZEBRZESZYN (district de Lublin, Pologne) - 1940 1942:
SZCZEKOCINY (district de Kielce, Pologne) - 1942:
SZCZERZEC (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine, ancien nement Pologne) - 1942:
SZCZUCZYN (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie 1942
SZEBNIE (Pologne) - 1943 :
SZEBRZESZYN (province de Lublin, Pologne) - 1942:
SZEKESFEHERVAR (Stuhlweissenburg, Hongrie) - 1944
SZILL (Hongrie) - 1944:
SZOMBATHELY (Hongrie) - 1944:
SZREMSK (district de Varsovie, Pologne) - 1942:
SZUMSK (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942 SZYDLOWIEC (Pologne) - 1942: 1943 :

T

TALLIN (Estonie) - 1941 : 1944
TALNO (Ukraine) - 1919:
TARGOVICA (R.S.S. d'Ukraine) - 1941 :
TARGU-JIU (Roumanie) - 1941 :
TARNOBRZEG (province de Rzeszow, Pologne) - 1939
1942
TARNOGROD (Pologne) - 1942:
TARNOPOL (Galicie orientale, Pologne, aujourd'hui R.S.S.d'Ukraine) - 1938: 1941 1942: 1943
TARNOV (district de Cracovie, Galicie, Pologne) -1942-43 TARRAGONE (Catalogne, Espagne) - 1348:
TARTAKOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1942: TAUBERBISCHOFSHEIM (Allemagne) - 1298: 1337
TCHÉCOSLOVAQUIE - 1941:
TCHERNIGOV (province de Volhynie, Ukraine) - 1648 1905 : 1919
TCHIGIRIM (Russie) - 1905: TCHUDNOVO (Ukraine) - 1905:
TEL-AVIV - 1921
TEPLIK (Podolie, Russie) - 1919:
TETIEV (district de Kiev, Ukraine) - 1919: THÉODOSSIA (presqu'île de Crimée, Russie) - 1905:
THERESIENSTADT (Terezin, Tchécoslovaquie) - 1941
1942:1943-44-45
THESSALONIQUE (Grèce) - 1917: 1941-42-43
THRACE (Grèce) - 1943:
THURGOVIE (Suisse) - 1349: THURINGE (Allemagne) - 1942:
TLUMACZ (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
TLUSTE (Tolstoye, province de Galicie, R.S.S. d'Ukraine)1942-43
TOLÈDE - 1391 : 1467: 1486 :1488 :1491 :1501
TOLNA (Hongrie) - 1944: TOLSTOYE, voir Tluste.
TOMAR (Portugal) - 1543 : 1544:
TOMASZOV LUBELSKI (province de Lublin, Pologne) -
1648-1939: 1940: 1942
TOMASZOV RAWSKI (district de Lodz, Pologne) - 1941-1942
. TOMSK (Russie) - 1905:
TORYSK (district de Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
TOULOUSE - 1944:
TRABY (Pologne) - 1942:
TRANSYLVANIE (Roumanie) - 1944:
TRAWNIKI (district de Lublin, Pologne) - 1942: TREBLINKA (Pologne) - 1942: 1943: TREMBOVLA (province de Galicie, R.S.S. d'Ukraine) - 1943 :
TRENTE (Italie) - 1475:
TRÈVES - 1096:
TRIESTE : camp de Risiera di San Sabba - 1943 :
1944: 1945
TRIPOLI (Libye) - 1945:

TROSTYANETS (province de Podolie, Ukraine) - 1919:
TROYES - 1288:
TRYSOLIE (district de Kiev, Ukraine) - 1919: TRZEBINIA (district de Cracovie, Pologne) - 1939: 1942 :
TUCHOW (district de Tarnow, Pologne) - 1939:
TUCZYN (district de Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1941 1942: 1943
TULCZYN (Ukraine) - 1648 : 1919:
TUNIS - 1942 :
TUREK (district de Lodz, Pologne) - 1941 :
TUREZ (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie) -1941 :
TURKA (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine)
- 1941 : 1942:
TURNU-SEVERIN (Roumanie) - 1941:
TUROBIN (Pologne) - 1942:
TYKOCIN (Tiktin, province de Bialystok, Pologne) - 1941
TYSZOVCE (province de Lublin,Pologne1942
TYSZVIEC (district de Lublin, Pologne) - 1942:
TZIBULEV (district de Kiev, Ukraine) - 1919: 1920:

U

UBERLINGEN (Allemagne) - 1332:
UCHANIE (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1942:
UCHOMIR (Podolie, Ukraine) - 1919:
UJAZD (Pologne) - 1943:
UJGOROD, voir Ungvar.
UJHELY, voir Satoraljaujhely.
UJVIDEK (Yougoslavie) - 1944:
ULANOV (district de Lvov, R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
ULM - 1349:
UMAN (district de Kiev, Ukraine) - 1734: 1919:
UNGARISCH-BROD (Bohême) - 1683:
UNGVAR (Ujgorod, R.S.S. d'Ukraine) - 1944:
UNTER-STANESTIÉ (Roumanie) - 1941:
URMINI (province de Podolie, Ukraine) - 1919: USCILUG (province de Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942
UTENA (R.S.S. de Lituanie) - 1941 :
UTRECHT - 1941: 1942: 1943:

V

VAKHNOVKA, voir Wachnova.
VALENCE (Espagne) - 1391 :
VALLADOLID (Espagne) - 1639: 1644:
VALRÉAS (Dauphiné, France) - 1247:
VAROSMAJOR (Hongrie) - 1945
VARSOVIE - 1649: 1881 : 1939:1940 1941 :
1942: 1943 :1944
VASILISHAK (district de Vilna, R.S.S. de Lituanie) - 1942
VASSILIVTCHIN (district de Kiev, Ukraine) - 1919
VASSILKOVO (district de Kiev, Ukraine) - 1919: 1920:
VATICAN - 1942:
VENISE - 1480: 1944:
VERKHOVA-BIBIKOVO (Podolie, Ukraine) - 1919
VERKIEVKA (Russie) - 1905:
VÉRONE - 1943: 1944:
VIAZMA (U.R.S.S.) - 1942
VICHY - 1942:
VIENNE (Autriche) - 1421 : 1670: VILIAMPOB (R.S.S. de Lituanie) - 1941 :
VILKAVISKIS (R.S.S. de Lituanie) - 1941 :
VILNA (Vilnious, anciennement Pologne, aujourd'hui R.S.S. de Lituanie) - 1655: 1919: 1920:
1938: 1939: 1941 : 1942 : 1943 :
VINNITZA (Ukraine) - 1905: 1919:; 1941 :
VINOGRAD (Ukraine) - 1920:
VIRBALIS (Wirballen, R.S.S. de Lituanie) - 1941
VISLA VIELKA (district de Pszcyna, Pologne) - 1939:
VITEBSK (R.S.S. de Biélorussie) - 1941 :
VLADIMIR-VOLYNSKI (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Wlodzimierz, Pologne) - 1941 : 1942: 1943:
VLASENICA (Yougoslavie) - 1941 :
VOIVODINE (Yougoslavie) - 1942:
VOLKOVINTZY (R.S.S. d'Ukraine) - 1919
VOLODARKA (district de Kiev, Ukraine) - 1919:
VOLTCHKII (district de Kiev, Ukraine) - 1920:
VOLYN (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
VORONEJ (Russie) - 1905:
VORONOVO (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie) 1942
VYSOKO (Polésie, R.S.S. de Biélorussie) - 1942

W

WACHENHEIM (Allemagne) - 1343:
WACHNOVA (district de Kiev, Ukraine) - 1919:
WADOVICE (Pologne) - 1943:
WALEGOZULOVO (Russie) - 1881:
WARKA (Pologne) - 1941 :
WARKOVICZE (Pologne) - 1942:
WARNDORF (Allemagne) - 1941:
WARTA (Pologne) - 1942:
WARTHEGAU (district de la Wartha, Allemagne) - 1939
WASSILKOVO (district de Kiev, Ukraine) - 1920
WEGROW (province de Varsovie, Pologne) - 1939: 1942: 1943
WEISSENBURG (Allemagne) - 1270
WERBA (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1941
WERLINGHOFEN (Allemagne) - 1096:
WESTERBORK (province de Drenthe, Pays-Bas) - 1942: 1943 : 1944 :
WETZLAR (Allemagne) - 1349:
WIDDERN (Allemagne) - 1298
WIELICZKA (Pologne) - 1942:
WIELOPOLE (district de Cracovie, Pologne) - 1942 WIELUN (Pologne) - 1942:
WIENER NEUSTADT (Autriche) - 1230: 1496
WIERUSZOW (Pologne) - 1942
WILEJKA (district de Vilna, R.S.S. de Lituanie) - 1941
WILOCZAN (district de Vilna, R.S.S. de Lituanie) - 1941
WINDSHEIM (Allemagne) - 1298:
WINTERTHUR (Suisse) - 1349:
WISLICA (Pologne) - 1942:
WISNIEWICZE (district de Volhynie, U.R.S.S.) - 1942:
WISZNICE (Pologne) - 1942:
WISZNIEVO (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie) 1942
WITKOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
WIZNITZ (Bukovine, Roumanie) - 1942:
WLOCLAWEK (Pologne) - 1939:40 :42
WLODAVA (Pologne) - 1942: 1943:
WLODZIMIERZ, voir Vladimir-Volynskiy. WLOSZCZOWA (Pologne) - 1942:
WOLBROM (Pologne) - 1939: 1942:
WOLFSBERG (Autriche) - 1338:
WOLKOWYSK (province de Grodno, U.R.S.S.) - 1941: 1942 : 1943 :
WOLOMIN (Pologne) - 1942:
WOLOZYN (Woloskin, U.R.S.S.) - 1942
WOLSZTYN (Pologne) - 1943
WORMS (Allemagne) - 1096: 1349:
WORONOVITZY (Ukraine) - 1919:
WROCLAW, voir Breslau.
WÜRZBURG (Allemagne, aujourd'hui R.F.A.) - 1147:
1298: 1349-1818 :
1942: 1943 :
WYDREJA (R.S.S. de Biélorussie) - 1944:
WYSOKIE (Pologne) - 1942:
WYSZGOROD (Pologne) - 1942:
WYSZKOV (Pologne) - 1939:

X-Y

XANTEN (Allemagne) - 1096: 1891 :
XANTHI (Macédoine, Grèce) - 1943:
YALTA, port de (presqu'île de Crimée, R.S.S. d'Ukraine) - 1941 :
YORK (Angleterre) - 1190 :
YOUGOSLAVIE - 1941:

Z

ZAANDAM (Pays-Bas) - 1941 : 1942:
ZABIE (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1942
ZABLOTOV (R.S.S. d'Ukraine) - 1941 -1942
ZABLUDOV (Pologne) - 1942:
ZABUZE (R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
ZAGARE (Zager, R.S.S. de Lituanie) - 1941 :
ZAGREB (Agram, Croatie, Yougoslavie) - 1941 :1943
ZAKLIKOV (Pologne) - 1942:
ZAKSZUWEK (Pologne) - 1942:
ZALESZCZYKI (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1941 : 1942:
- ZAMBROW (Pologne) - 1943:
ZAMEKHOV (Podolie, Ukraine) - 1919:
ZAMOSC (Pologne) - 1648: 1942:
ZANZUR (Libye) - 1945:
ZAOLZIE (Pologne) - 1940:
ZARASAI (R.S.S. de Lituanie) - 1941 :
ZAREMBY KASZTELANSKIE (district de Bialystok, Pologne) - 1941 :
ZARKI (province de Kielce, Pologne) - 1942: 1943 : ZAVICHOST (province de Kielce, Pologne) - 1943:
ZAVIERCIE (province de Katowice, Pologne) - 1939: 1940: 1942: 1943:
ZBARAZH (R.S.S. d'Ukraine, anciennement Pologne) - 1941 : 1942: 43
ZBOROV (R.S.S. d'Ukraine) - 1941 :
ZDOLBUNOV (Volhynie, R.S.S. d'Ukraine) - 1942:
ZDUNSKA VOLA (district de Lodz, Pologne) - 1939:
1942: ZDZIECIOL (U.R.S.S.) - 1942:
ZELECHOV (province de Varsovie, Pologne) - 1942
ZELOV (district de Lodz, Pologne) - 1942: ZEMUN, voir Sajmiste. ZGIERZ (Pologne) - 1939:
ZGURITA (R.S.S. de Moldavie) - 1941 : ZLATOPOL (Ukraine) - 1919:
ZLOCZEV (district de Wloszczowa, Pologne) - 1939:
ZLOCZOV (Zolochev, province de Galicie, R.S.S. d'Ukraine) 1941-42-43
ZMERINKA (Ukraine) - 1919:
ZOLKIEV (province de Galicie, R.S.S. d'Ukraine, ancien nement Pologne) - 1941 : 1942:43
ZOLKIEVKA (Pologne) - 1942:
ZOLUDEK (district de Novogrudok, R.S.S. de Biélorussie) - 1942:
ZURAWNO (Pologne) - 1942:
ZURICH - 1348: 1349: 1436:
ZVOLEN (district de Kielce, Pologne) - 1942 :
ZWOLLE (Pays-Bas) - 1944:
ZYCHLIN (province de Lodz, Pologne) - 1939:
1940: 1942
1943 :
ZYDACZOW (Jidachov, district de Stanislavov, Pologne) - 1942:
ZYRARDOV (province de Varsovie, Pologne) - 1939: 1941 :

Ah oui, Dieu-donné est grand et Williamson est son prophète…

PS : la prochaine fois, je vous conterais les frasques d’une autre ordure : l’imam Al-Qaradhaoui, idéologue des Frères musulmans. Autre religion, mêmes mœurs…

lundi 2 mars 2009

Les parents de Raoul Wallenberg se sont suicidés




Le mystère de la disparition de Raoul Wallenberg refait surface. Nina Lagergren, la demi-sœur du diplomate suédois qui a sauvé des milliers de Juifs durant la Deuxième guerre mondiale, a confirmé ce lundi que ses parents se sont suicidés après avoir lutté sans succès durant de nombreuses années pour retrouver ses traces. Le Wall Street Journal avait récemment révélé que Maj et Fredrik von Dardel ont mis fin à leurs jours en avalant une surdose de médicaments en 1979. Ils sont morts à deux jours d’intervalle. La seule information sûre qu’ils détenaient était que Raoul avait été arrêté par les troupes russes qui avaient pris le contrôle de Budapest en 1945.

En mars 1956, les parents de Raoul Wallenberg avaient remis une lettre pour leur fils au Premier ministre suédois Tage Erlander, à la veille de sa visite officielle à Moscou. Plus tard, les Russes ont prétendu que le diplomate suédois serait mort exécuté à la prison Lubyanka en 1947, sans toutefois produire une quelconque preuve confirmant ces affirmations. Wallenberg aurait vraisemblablement été arrêté parce qu’il avait été recruté par les services de renseignements américains durant la guerre. Jusqu’en 1987, plusieurs détenus et d’autres témoins ont affirmé avoir vu le diplomate en vie.

“C’était une tragédie pour toute la famille lorsque Raoul n’est pas rentré à la maison après la guerre”, a confié Nina Lagergren (88 ans) à l’agence AP avant de dénoncer le comportement des autorités soviétiques tout au long de cette affaire. “Il s’agissait d’un combat contre un géant et nous avons compris que les Russes ont toujours menti”, a-t-elle déclaré. La sœur de Raoul Wallenberg a également reproché aux autorités suédoises de ne pas avoir œuvré suffisamment pour retrouver son frère. Nina Lagergren n’avait jamais évoqué auparavant le suicide de ses parents “car il n’y avait pas de raison d’en parler”.

Mme Lagergren tient néanmoins à ce que le comportement héroïque de son frère ne soit jamais oublié. “Raoul était un modèle”, conclut-elle. Rappelons que le diplomate a sauvé plus de 20 000 Juifs de la déportation en leur délivrant des papiers d’identité suédois. Raoul Wallenberg avait également pris le risque de corrompre des responsables nazis et des fascistes hongrois pour sauver des familles juives. L’Etat d’Israël a décerné en 1986 la citoyenneté d’honneur à Raoul Wallenberg, à titre posthume. Yad Vashem a également décerné le titre de Juste des Nations au courageux diplomate suédois.




par David Geller

vendredi 27 février 2009

Le destin tragique et méconnu des travailleurs juifs «libres»


Franck Marché a rassemblé dans ce livre des documents des archives, des témoignages et de nombreuses photos d'époque, sur le camp de Clefs, dans le Maine-et-Loire.
Entre 1942 et 1943, des juifs ont travaillé dans un camp forestier à Clefs, dans le Maine-et-Loire. Une partie d'entre eux a ensuite été déportée. Franck Marché révèle l'histoire peu connue de ces travailleurs soumis à de strictes conditions.
Les livres d'histoire n'évoquent leur calvaire qu'en quelques lignes. Une histoire de « travailleurs libres »... comme pouvaient l'être des juifs condamnés au chômage à Paris et dirigés sur un chantier forestier en pleine campagne, entre Baugé (Maine-et-Loire) et La Flèche ! Franck Marché vient de les sortir de l'oubli.

« C'est l'histoire de 160 hommes, des Polonais de confession juive pour la plupart, réfugiés à Paris entre 1922 et 1936. Des artisans, des ouvriers. En 1942, les autorités allemandes leur interdisent soudain de travailler. Devenus chômeurs, ils sont orientés vers le chantier forestier de Clefs. » Un camp de travail où des juifs sont réputés travailler « librement ».

Leur tâche, de février 1942 à novembre 1943 ? Fabriquer des poteaux pour les mines de Lens. Franck Marché retrace la vie de ce chantier à travers le témoignage d'anciens bûcherons passés par Clefs, notamment Albert Boksenbaum et Maurice Reznik, qui n'est autre que le compagnon de Primo Levi. Il s'appuie sur le témoignage de quatre survivants.

« Liberté » très contrôlée !

« C'est vrai : ces bûcherons n'étaient pas enfermés. Ils travaillaient entre huit et dix heures par jour, ils étaient payés, indique Franck Marché. En fin de semaine, ils pouvaient sortir du camp pour aller se ravitailler en nourriture dans les fermes voisines avec l'argent qu'ils gagnaient. Ils pouvaient aussi retourner à Paris le temps d'un week-end pour voir leur famille », révèle l'auteur.

Une liberté très... contrôlée : ils ne peuvent se déplacer que s'ils sont munis d'un ausweiss. Ils doivent pointer à chaque voyage à Paris. Mais c'est leur façon de se protéger : on leur a promis que leurs familles bénéficieraient d'une certaine protection tant qu'ils resteraient travailler au camp.

« Enfin, c'est ce qu'ils pensaient », souligne Franck Marché. Avant d'ajouter : « La plupart des familles ont été déportées lors de la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942 ! » Le chantier continuera à fonctionner, pourtant, jusqu'en novembre 1943. Après une nouvelle rafle lancée sur ordre des autorités allemandes. « Elles ne supportaient plus de voir des juifs travailler « librement » tout en étant payés », explique l'auteur. Ce jour-là, 64 hommes sont envoyés à Drancy puis à Auschwitz. Seuls huit en reviendront. Quatre sont toujours vivants.

Cet ouvrage est le fruit de dix années de recherches aux archives départementales du Maine-et-Loire, aux archives de Serge Klarsfeld et au musée d'Auschwitz. « J'ai rassemblé à la fois des documents des archives, des témoignages et de nombreuses photos d'époque, signale Franck Marché. J'ai conçu ce livre comme un outil pédagogique, un manuel pour les collégiens et les lycéens. »



Amélie GIRARD.


Pour se procurer le livre : Franck Marché, 61, ruelle à l'Âne, 49400 Bagneux, tél. 02 41 67 54 85 (email : marche.franck@free.fr).

LE LIVRE NOIR

Dossier publié le 17 novembre 1997 dans Le monde des livres, Paris (contenu: Les voix du massacre, | Mémorial ou document?Des historiens spécialistes de la Shoah ou de la deuxième guerre mondiale réagissent à la parution du "Livre noir" | "Il est interdit aux juifs..." | Lev Ozerov à Babi Yar-L'un des derniers rédacteurs survivants du "Livre noir", | Irina la fidèle | Vivre aux portes de la mort : Un ouvrage important qui apporte une réponse au débat sur la nature de la résistance juive dans le ghetto |
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Les voix du massacre

Cinquante ans aprés son interdiction par Staline, un document unique transmis par les survivants des massacres de juifs en Russie, livre où les morts se mettent à parler.

LIVRE NOIR. Textes et témoignages réunis par Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossmann. Traduits du russe par Yves Gauthier, Luba Jurgenson, Michèle Kahn, Paul Lequesne et Carole Moroz sous la direction de Michel Parfenov. Solin/Actes Sud, 1136 p. 280 F.



Le terme a été galvaudé, mais disons tout de suite que la publication du Livre noir est un événement Un vrai. Qui devrait passionner les littéraires --et les historiens, les juifs et les non-juifs, et, plus précisément tout honnête homme qui veut comprendre ce qui s'est passé il y a quelques décennies en Europe, comment a commencé à l'Est, dans les Républiques soviétiques, cette destruction des juifs d'Europe, disséquée par les historiens, tel Raul Hilberg. Comment a commencé, avant même que soit mise en oeuvre (!), industriellement, dans des camps conçus à cet effet, la "solution finale", l'extermination programmée des juifs, qui ne cesse de peser sur notre fin de millénaire.

Réalisé sous la direction d'Ilya Ehrenbourg et de Vassili Grossmann, alors correspondants de guerre, avec une quarantaine de collaborateurs -- Margarita Aliguer, Victor Chklovski, Kaverine, Avrom Sutzkever, Lidia Seffoulina... --, Le Livre noir1) est un recueil de témoignages rassemblés immédiatement après le départ des occupants nazis auprès des témoins survivants en Ukraine, Biélorussie, Russie, Lituanie et Lettonie. Evidemment, on peut se demander si, maintenant que cinquante ans ont passé, ce livre mythique, disparu, interdit et composé dans l'urgence, n'arrive pas trop tard. Mais, à le lire, il est clair qu'il était, alors même censuré, même autocensuré, impubliable.

Nous ne ferons pas ici un échantillonnage de l'horreur, des massacres, des humiliations et des tortures, car la lecture en est, le plus souvent, totalement insoutenable. Mais comment pourrait-elle ne pas l'être, puisqu'elle est composée des témoignages, à chaud, de ceux qui ont survécu à ce qui fut une gigantesque boucherie... On croyait tout savoir. Et puis, non. C'était pire.

Cependant, l'existence du livre caché était connue. Début 1944, Ehrenbourg en avait publié des extraits dans la revue Znamia. En 1945, une partie du travail avait été envoyée au procureur soviétique du procès de Nuremberg. Une Cartea negra avait paru en Roumanie en 1946, tandis que la même année était publié aux Etats-Unis un Black Book à partir de documents transmis depuis l'Union soviétique. Quant à l'édition russe, gelée par Jdanov, puis remaniée, elle avait enfin reçu, sur épreuves, le bon à tirer en 1947, avant d'être définitivement interdite et le plomb détruit chez l'imprimeur. La pire campagne antisémite, sous prétexte de "conspiration sioniste", allait bientôt commencer avec l'assassinat, en janvier 1946, sur ordre personnel de Staline, de Salomon Mikhoels, artiste adulé du théâtre yiddish, bientôt suivi par le procès qui allait aboutir à l'exécution de tous les membres -- moins une -- du bureau du Comité-antifasciste juif2.

"L'histoire du Livre noir ressemble à celle de notre pays", écrit dans la préface à la première édition intégrale en russe -- parue à Vilnius fin 1993 -- la fille d'Ilya Ehrenbourg, Irina, sans qui n'aurait pu se faire cette exhumation. "Elle recèle de la même manière nombre de faits inexpliqués ou, comme il est convenu de dire aujourd'hui, de 'taches sombres'."



L'histoire de sa publication, ou plutôt de sa non-publication, éclaire d'une façon frappante, comme par ricochet, ce que signifiait être soviétique et juif en URSS. L'idée de réunir des documents sur l'extermination des juifs de Russie revient à Albert Einstein, qui en fit part à Mikhoels et Fefer, envoyés aux Etats-Unis en 1943 pour recueillir des fonds auprès de la communauté juive américaine. On lui demanda une préface (dans laquelle il souhaitait notamment que la Palestine soit ouverte à l'immigration juive), qui déplut aux Soviétiques et qu'il retira. Dans ses souvenirs, Les Hommes, les années, la vie (dont on aimerait voir paraître en francais la traduction déjà prête de l'édition intégrale publiée à Moscou en 1989-1990), Ilya Ehrenbourg écrit:

"A la fin de 1943, avec V.S. Grossmann, j'ai commencé à travailler à un recueil de documents que nous étions convenus d'appeler Le Livre noir. Nous avions décidé de rassembler les journaux, les lettres personnelles, les récits des victimes rescapées ou des témoins de cette extermination."

On observera que c'est la guerre, puis Le Livre noir qui ont éveillé chez les deux maîtres d'oeuvre, Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossmann, une conscience juive jusque-là refoulée. Très différents, ils se voulaient tous deux assimilés, écrivains russes soviétiques. Ils vont, presque malgré eux, se trouver engagés dans la cause juive, ce que Simon Markish dans son essai sur Le Cas Grossmann (Julliard/L'Age d'homme, 1983), a appelé le "syndrome de Tuwim", reprenant les paroles du poète polonais Iulian Tuwim (1894-1953) qui après l'insurrection du ghetto de Varsovie, revendiqua "le grade de Judei doloris causa". Il avait écrit un article qui devint le manifeste de la communauté juive assimilée: "Il existe deux sortes de sang écrivait Tuwim, celui qui coule dans les veines et celui qui s'écoule des veines. Etudier le premier est l'affaire des physiologues... Le second est le sang innocent des torturés, le sang qui n'est pas caché dans les artères, le sang des juifs"

Tant qu'on ferait couler le sang des juifs, Ehrenbourg et Grossmann savaient désormais qu'ils se sentiraient juifs... Il y avait Babi Yar près de Kiev, où pourrissaient 40 000 cadavres. Il y avait Vilna. Il y avait Berditchev... Vassili Grossmann raconte un des jours de terreur, le 15 septembre 1941, dans sa ville natale:

"Tout le jour, le sang coula. Les fosses en étaient pleines que le terrain argileux n'absorbait pas et le sang débordait, formant d'énormes mares sur la terre, coulait à flots, s'engorgeant dans les cavités du sol. Les blessés tombés dans les fosses mouraient non pas sous les balles des SS, mais parce qu'ils se noyaient, engloutis par le sang. Les bottes des bourreaux étaient détrempées, imprégnées de sang, les victimes qui avançaient vers leur tombe marchaient dans le sang. Toute la journée, les cris des gens abattus restèrent suspendus dans l'air, les paysans des fermes avoisinantes quittaient leurs maisons pour ne pas entendre ces hurlements qu'aucun coeur humain ne pourrait supporter."

Impressions recueillies dans les ruines du ghetto, alors qu'il recherchait les traces de la mort de sa mère; elles seront la matrice de son grand roman, Vie et destin. Mais en bon Soviétique, lorsqu'il aura achevé le livre en 1960, il le portera à la revue Znamia, qui le transmettra au comité central. Qui fera saisir tous les manuscrits.

Ce n'est pas un livre d'histoire. C'est une source incomparable, une matière documentaire brute, unique, mise en forme par de grands écrivains, censurée par les censeurs du "politiquement correct" de l'époque, qui a servi et servira aux historiens, aux romanciers. Un livre où les morts se mettent à parler. Il faut le lire à petites doses. Savourer même l'humour noir... Un jour, dans le ghetto de Vilna, on organisa une soirée à la mémoire de Stefan Zweig, dont on venait d'apprendre le suicide; les musiciens jouèrent la Marche funèbre de Frédéric Chopin... Il faut aussi savoir gré à un éditeur, pour inaugurer une nouvelle collection nommée "Hebraica", d'avoir bravé les contingences économiques et pris le risque de cette immense entreprise qui répond à l'impératif biblique, toujours actuel, Zakhor!: souviens-toi.

Nicole Zand

Voir pages VI et VII (Le Monde des livres, 17 novembre 1995, page I)


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MEMORIAL OU DOCUMENT?

Des historiens spécialistes de la Shoah ou de la deuxième guerre mondiale réagissent à la parution du "Livre noir"

Que pensent du Livre noir les historiens de la Shoah? Quelle est pour eux la valeur documentaire d'un recueil composé par des écrivains et non par des spécialistes il y a près d'un demi-siècle, alors que les recherches sur l'extermination des juifs étaient encore balbutiantes. Depuis 1987-1990, les archives soviétiques sont, en outre, plus ou moins ouvertes, et l'effondrement de 1989 a creusé entre nous et l'univers stalinien un fossé infranchissable. Cette nouvelle donne historiographique limite-t-elle l'intérêt du Livre noir à celui d'un pieux mémorial au judaisme assassiné? Ou bien, malgré d'évidentes réserves, les témoignages ici réunis par l'équipe d'Ilya Ehrenbourg et de Vassili Grossmann, constituent-ils un matériau toujours utile au chercheur?

Pour Annette Wieviorka, qui a contribué à faire connaitre en France la littérature juive du souvenir3, nul doute que Le Livre noir souffre de toutes les déformations typiques de la propagande d'époque (surestimation des faits de résistance immanquablement considérés comme des effets seconds de Stalingrad, minimisation des phénomènes de collaboration des populations locales). Pourtant, ce livre appartient bien, y compris par son style, à la "bibliothèque de la catastrophe", produit de la compulsion de conservation par l'écriture qui s'était emparée de tant de juifs menacés de disparition. Frénésie de témoignages rédigés dans les ghettos ou griffonnés à la dérobée, au bord même des fossés -- comme celui d'Isaac Doghim, dont il est question dans Le Livre noir, l'un des Brenner (brûleurs de cadavres) de Ponary où gisaient les juifs de Vilna fusillés... A Riga, par exemple, rapporte Le Livre noir dans un passage qui était destiné à être en partie censuré, le grand historien du judaisme, Simon Doubnov, n'hésitait pas à profiter des provocations de son ancien étudiant allemand, devenu son bourreau, pour lui soutirer des informations et achever une histoire du ghetto de Riga...

"Il est fascinant de constater, ajoute Annette Wieviorka, que tous les passages supprimés, et rétablis en italique ou entre crochets dans l'édition présente, étaient précisément ceux qui marquaient une identité spirituelle et religieuse spécifiquement juive. Par exemple, le récit d'Avrom Sustzkever sur le ghetto de Vilna, dans lequel le poète raconte, entre autres, comment ses camarades s'efforcent de sauver manuscrits et archives juives -- toutes pièces productrices d'identité."

Le Livre noir demeure donc un "classique" et "sa parution favorisera en France une vision plus intelligente de la Shoah, qui ne se limitera plus à Vichy."

Nombreux sont les historiens qui déplorent à l'avance l'effet désastreux de la propagande. Elle rend parfois la lecture pénible, à commencer par celle de la préface de Vassili Grossmann. Pas question pour autant de repousser ce premier monument d'histoire orale, qui a longtemps servi de matière première historiographique, en attendant mieux. L'interdit de 1947 lui prêtait même une sorte de garantie de crédibilité (sur la couverture de l'édition américaine de 1980, on peut ainsi lire "suppressed by Stalin": "interdit de publication par Staline"). C'est ce que laisse entendre Raul Hilberg, I'auteur de La Destruction des juifs d'Europe (Fayard):

"La phraséologie communiste pourrait faire passer l'ensemble de ce qui est écrit pour de la langue de bois. Pourtant, j'estime que le travail accompli par Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossmann, quoique dirigé par deux romanciers, a été fait honnêtement. Je ne crois pas qu'ils aient manipulé les témoignages. Tout au plus les ont-ils "édités", c'est-à-dire coupés."

Dans son dernier essai, Exécuteurs, victimes, témoins4Raul Hilberg utilise même le Livre noir à contretemps de la lecture stalinienne. Dans les récits de l'évacuation des villes menacées d'occupation par les Allemands en juin 1941, il a ainsi trouvé la preuve que les Soviétiques, loin de se soucier de mettre à l'abri les populations juives menacées, se préoccupaient surtout de sélectionner parmi elles les ouvriers qualifiés et les personnes "utiles". Ils maintenaient même à leur poste, jusqu'à la dernière minute, ceux dont le travail était jugé nécessaire à la production de guerre.

"Il y a dans Le Livre noir, ajoute Raul Hilberg, d'honnêtes erreurs. Des erreurs de lieux, qui tiennent parfois à la transcription de l'alphabet cyrillique à l'alphabet latin, des erreurs dans les grades SS, des erreurs dans les chiffres. Dans les documents établis par les commissions soviétiques, on trouve de nombreuses allusions à des faits de collaboration pratiquement absents du livre. Mais il est tout à fait loisible aux chercheurs de comparer les témoignages aux documents premiers de l'armée allemande. Depuis quelques années, nous avons en outre récupéré beaucoup d'archives provenant des régions de l'ex-Union soviétique, et portant sur les massacres de juifs. Elles peuvent être consultées à l'Holocaust Memorial Museum de Washington par les historiens. Mais avant que des travaux fiables naissent de l'exploitation de ces documents, il faudra patienter des années. En attendant, cela vaut tout à fait la peine de lire Le Livre noir."

Yaakov Lozowick dirige les archives de Yad Vashem, le Mémorial de la Shoah à Jérusalem. Pour lui, l'importance du Livre noir tient surtout à son caractère de premier recueil du genre. Mais depuis près de sept ans, dit-il, Yad Vashem, recoit des documents émanant des commissions d'enquête mises en place avant la fin du conflit par les diverses institutions soviétiques. Cela afin de préparer la structure juridique des futurs procès de criminels de guerre, mais aussi de dénicher les divers collaborateurs des nazis. Sont également récemment parvenus à Yad Vashem d'innombrables lettres et témoignages envoyés au journal soviétique en yiddish Einigkeit (L'Unité), mais non publiés par celui-ci ."Rien que la semaine dernière, nous avons reçu de Minsk vingt-cinq mille feuilles d'archives, et un tel arrivage n'a rien d'exceptionnel." Une matière lourde de révélations donc, qui laissera loin derrière celle du Livre noir.

Pourtant celui-ci demeure utile, de l'avis des historiens. Ne serait-ce que parce que les récits qu'il contient portent sur un pan moins étudié, voire mal connu de l'histoire de la Shoah: l'assassinat par fusillade de populations entières. Telle est l'opinion de Michael Marrus, un spécialiste de l'historiographie du Génocide. "La publication du Livre Noir, dit-il, permettra au lecteur français de se faire une idée de l'un des chapitres les plus douloureux de l'histoire du Génocide: l'orgie de meurtres dont furent victimes des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, la plupart fusillés par les tristement célèbres Einsatzgruppen [les commandos mobiles de tuerie], mais aussi par d'autres unités. Ces assassinats, parfois négligés, tant nous nous focalisons sur la question des chambres à gaz et des camps d'extermination, sont d'une nature assez différente de la mise à mort industrielle, efficace et organisée avec soin, comme sur une chaîne de montage. Ici, dans les atrocités relatées par Le Livre noir, le meurtrier et sa victime se voient, s'entendent, ont un contact "humain" avant l'exécution..." Cependant, on ne peut oublier, dit-il, que Le Livre noir provient également d'un "monde bizarre", d'un "empire cruel". I'URSS de Staline où l'agonie des juifs a été cyniquement instrumentalisée dans le but de mobiliser la sympathie internationale, notamment celle des Etats-Unis, avant d'être évacuée, une fois passé le second conflit mondial, de l'historiographie soviétique.

Stéphane Courtois, qui dirige la revue Communisme, a ainsi retrouvé un ouvrage, écrit à l'époque du "dégel": L'URSS dans la seconde guerre mondiale (la version française est de 1967). Cosigné par sept maréchaux soviétiques, quinze experts militaires et... par Ehrenbourg lui-même, ce volumineux ouvrage ne dit mot sur l'extermination des juifs dans la période 1941-1942 dans les zones occupées par les Allemands. "Dès qu'on sent qu'on frôle le problème, dit Stéphane Courtois, on parle de citoyens soviétiques." Face à ce silence, Le Livre noir comble assurément un vide, même s'il appartient à un genre littéraire fécond dont l'archétype est, selon lui, Le livre brun de la terreur hitlérienne, lancé par la propagande soviétique et par son maître d'oeuvre, Willi Munzenberg, en 1934.

Pour Renée Poznanski, aussi auteur d'Etre juif en France pendant la seconde guerre mondiale (Hachette), impossible de dissocier Le livre noir du contexte dans lequel il a été conçu. "Le pouvoir soviétique était victime du mythe antisémite de la puissance du judaisme américain". Pour cette historienne, les témoignages oraux recueillis immédiatement après les événements même contemporains, conserveront toujours une valeur bien supérieure à ceux que l'on rassemble aujourd'hui, même après plusieurs décennies d'affinement des techniques de l'"histoire orale".

Nicolas Weill

(Le Monde des livres, 17 novembre 1995, page VI)

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"Il est interdit aux juifs..."

Le poète yiddish Avrom Sutzkever (né en 1913), auteur du recueil Où gîtent les étoiles (Seuil, 1989), avait rejoint les partisans après s'être échappé du ghetto de Vilna. Il vit depuis 1947 en Israel. Il énumère quelques interdits:

"Au-dessus des portes du ghetto, les Allemands avaient mis une pancarte: "Attention. Quartier juif. Danger de contagion. Entrée interdite aux non-juifs". "Il est interdit aux juifs de regarder par les fenêtres donnant sur les rues à l'extérieur du ghetto. Ces fenêtres doivent être complètement camouflées avec du papier ou de la peinture./" Il est interdit aux juifs de parler allemand./"Il est interdit aux juifs de parler politique./" Tout juif qui parlera ou entretiendra des relations avec des non-juifs sera fusillé./"Il est interdit aux juifs de porter la moustache./"Il est interdit aux juifs de consommer des matières grasses./"Il est interdit aux femmes juives de se teindre les cheveux et de se farder les lèvres/"Il est interdit de prier./"Il est interdit d'étudier./"A partir de l'âge de six ans, tous les juifs doivent porter l'étoile jaune, à l'intérieur comme à l'extérieur du ghetto. Devant chaque Allemand qui pénètre dans le ghetto, il faut se découvrir./" Il est interdit d'accoucher./" Les femmes qui accouchent seront mises à mort avec leur enfant"."

(Le Livre noir, page 531).

(Le Monde des livres, 17 novembre 1995, page VI)

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Lev Ozerov à Babi Yar
L'un des derniers rédacteurs survivants du "Livre noir"

A quatre-vingt-un ans, Lev Adolfovitch Ozerov, le dernier survivant, avec Avrom Sutzkever, des rédacteurs du Livre noir, continue à enseigner à l'Institut de littérature de Moscou.

Poète, traducteur, critique, spécialiste de Pasternak, correspondant d'un journal de l'armée pendant la guerre, il est l'auteur du passage sur Babi Yar (le "ravin des bonnes femmes"), lieu qui donna son nom au massacre de masse commis par les Allemands le 29 septembre 1941, dix jours après leur entrée dans Kiev. Le chapitre fut presque entièrement censuré. Ozerov se souvient: "C'est en 1943 qu'Ehrenbourg m'a parlé de l'idée du Livre noir. Pour réunir du matériel, il a décidé d'envoyer des gens à Kiev, Minsk, etc. Moi, il m'a envoyé à Kiev, ma ville natale, à l'automne de 1943, quand la ville a été libérée.

" Je n'oublierai jamais. La première fois, quand je suis arrivé, j'ai vu un ravin en forme de long serpent, rempli de cadavres. D'abord, il me fallait maîtriser mon émotion; je savais que j'avais perdu là beaucoup de proches, d'amis, de parents. Des femmes se sont sauvées en me voyant. Il me fallait parler, refaire l'itinéraire qu'ils avaient suivi. J'ai fait plusieurs voyages à Kiev pour continuer à collecter des informations. (...) J'ai fait un petit poème qui a paru en 1946 dans la revue Octobre.

"Deux ans avaient passé. Les corps n'étaient pas enterrés. (...) Après, on a eu l'idée de faire une route par-dessus. Ou un terrain de football. C'était un tel cynisme! Les gens de Kiev n'avaient rien dit Les uns sauvaient des juifs, d'autres les trahissaient... Mon grand-père justement est mort parce qu'on l'a donné aux Allemands pour prendre son appartement!

"La maison d'Ehrenbourg, en ce temps-là, rue Gorki, était une ruche, un atelier, un entrepôt, un central téléphonique, un point de rencontre. J'y allais presque chaque jour. (...) Il y avait beaucoup de monde; j'y ai rencontré Platonov, qui n'a pas écrit, mais prenait part à la collecte des matériaux. Les uns faisaient beaucoup, les autres peu et le livre avançait. Le principe d'organisation, par région, était simple: j'étais responsable pour Kiev, Lidine pour des villages d'Ukraine, Chklovski pour le Caucase, etc. En 1945, le livre était prêt, et Ehrenbourg l'a remis au Comité antifasciste juif (CAJ. On ne savait pas si on ferait un ou deux volumes. Jdanov l'a retenu longtemps, deux ans, peut-être plus. Staline déclara que c'était favoriser les juifs alors que des gens de toutes les nations avaient été frappés dans cette guerre.

" Parfois, pour répondre aux humiliations des officiels, Ilya Grigorievitch [Ehrenbourg] journaliste. Je me souviens de ce qu'il disait: "Je pressentais qu'on n'aurait plus besoin de moi quinze jours après la guerre. Mais la guerre n'est pas finie et on n'a pas besoin de moi." Le 15 avril 1945, un article de la Pravda titrait: 'Le camarade Ehrenbourg exagère'."

N.Z.

(Le Monde des livres, 17 novembre 1995, page VI)

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Irina la fidèle

Respectant le voeu de son père, Irina Ehrenbourg a permis que soit publié Le Livre noir.

II ne devait pas toujours être facile d'être la fille du célèbre Ilya Ehrenbourg (1891-1967). Ehrenbourg, le plus bohème des Soviétiques, ami d'enfance de Boukharine, qui, arrivé à dix-sept ans à Montparnasse, était devenu l'ami de Picasso et d'Apollinaire, qui passait pour l'unique Soviétique capable d'expliquer l'URSS aux étrangers et dont on disait que, correspondant pendant la Grande Guerre patriotique, il "valait une division". "Je n'ai jamais éprouvé la peur, écrivait-il dans ses Mémoires, ni sur les fronts, ni en Espagne, ni dans les bombardements, mais en temps de paix lorsque j'entendais un coup de sonnette."

A la fois honni par les anticommunistes, suspect aux tenants de l'orthodoxie, prix Staline et membre actif du Comité antifasciste juif, ambassadeur auprès des intellectuels francais, inclassable, aujourd'hui presque oublié, Ehrenbourg restera l'inventeur du mot "dégel", qui, un an après la mort de Staline, annoncait, trop tôt au goût de certains, la déstalinisation. "Un merle blanc" parmi les écrivains soviétiques, disait de lui son amie Nadejda Mandelstam.

Sa fille Irina vit à Moscou, rue de l'Armée-Rouge, le quartier des écrivains, dans un petit appartement rempli de livres et de tableaux, de souvenirs. Deux portraits de son père: Matisse et Picasso. Avec la publication de la version intégrale du Livre noir en russe, en hébreu, en allemand et en français, elle a enfin accompli le voeu de son père.

"J'avais retrouvé des lettres de mon père de 1965-1966 dans lesquelles il écrivait que le livre devait paraître. C'est pour cela que je m'y suis mise." En 1980, elle avait envoyé au Mémorial du génocide à Jérusalem, tout à fait clandestinement, les archives d'Ehrenbourg ayant trait au Livre noir. "A l'époque, je ne pouvais pas le dire. Plus tard, j'ai retrouvé un dossier intitulé Questions juives, contenant des lettres qui n'étaient pas dans Le Livre noir. Je les ai transmises, légalement, cette fois, en Israel, où un volume en russe de 500 pages a paru: Les Juifs soviétiques écrivent à Ilya Ehrenbourg. 1943-1946 (Jérusalem, 1994).

"Pour l'édition du Livre noir j'ai mis un an et demi à vérifier tous les noms", dit Irina. Elle montre un cahier dans lequel elle a consigné des centaines de vérifications. Une liasse de vieux papiers. Les épreuves du Livre noir, avec, au crayon, le bon à tirer et une signature illisible. "En 1991, pour le centenaire de mon père, quelqu'un m'a donné les épreuves de 1947 que lui avait confiées Grossmann."

Irina est née à Nice le 25 mars 1911. "Mais, d'après mon passeport, dit-elle, je suis née à Léningrad. C'est ma mère qui avait voulu qu'on ne sache pas que j'étais née en France. Après j'ai changé de nom et j'ai pris celui de son second mari. De même, c'est elle qui m'a fait baptiser orthodoxe quand j'avais sept ans pour être sûre que je serais protégée. Elle était mi-allemande mi-russe; elle avait connu mon père à Paris et, tout en ayant eu de lui une fille juive, elle ne cachait pas qu'elle était antisémite."

A six ans, elle retourne en Russie. "C'était la révolution, la guerre civile, la famine; quand j'ai eu douze ans, je suis repartie avec mon père pour Paris." Elle entre au Collège Sévigné, puis à l'Ecole alsacienne, passe son bac, s'inscrit à la Sorbonne en psychologie appliquée avec Wallon, fait un stage à Sainte-Anne. En 1933, elle rentre en Russie. Quatre ans avant son amie Natalia Stoliarova, qui, elle, sera envoyée quinze ans au Goulag et qui deviendra la secrétaire d'Ehrenbourg. "Je suis arrivée à Moscou. Je travaillais comme psychologue à l'autre bout de Moscou. Au bout d'un an, la Pravda a publié un article pour dénoncer cette "pseudoscience", et l'Institut a été fermé. C'est pour cela que je suis devenue traductrice. Je traduisais des romans francais: Roger Vailland (125.000 francs), André Maurois (La Vie de Fleming), Pierre Daix, la Vie de Toulouse-Lautrec par Henri Perruchot."

Juste avant la guerre, elle s'est mariée avec Boris Lapine, un écrivain qui sera tué au front en 1941. Ils n'auront même pas eu le temps d'avoir une photo ensemble. Comme son père, elle va être correspondante de guerre au front.

Puis, en 1944, Irina va adopter "sa fille", Fania, une enfant de douze ans de la région de Rovno qui, après avoir vu mourir sa mère et ses deux soeurs lors de l'arrivée des Allemands, ses frères fusillés, s'était sauvée dans la forêt avec son père, qui sera tué par un Ukrainien. Recueillie par une femme baptiste, la "paysanne Zinaida Vachtchichina", dont il est question dans le témoignage de la page 794 du Livre noir: "Une petite fille est entrée dans la chaumière. Me voyant, elle s'est enfuie. Qui est cette enfant? me suis-je étonné. D'abord la paysanne m'a répondu que c'était sa fille, puis elle m'a raconté la véritable histoire de la petite [...]. Et cette honnête femme russe l'a cachée sous son toit au risque de se faire tuer par les Allemands, l'a nourrie et habillée au même titre que ses cinq enfants." La fillette, Fania-Feiga Fischman, vit aujourd'hui en Israel.

"Moi, je suis une mécréante" dit Irina Ehrenbourg-Antigone. Pas très orthodoxe. Cosmopolite peut-être. Je ne me sens pas juive. Mais je suis d'accord avec mon père, qui disait qu'il se sentirait juif tant qu'il y aurait des antisémites"

N.Z.

(Le Monde des livres, 17 novembre 1995, page VII)

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Vivre aux portes de la mort
Un ouvrage important qui apporte une réponse au débat
sur la nature de la résistance juive dans le ghetto

C'ETAIT AINSI 1939-1943: La Vie dans le ghetto de Varsovie de Ionas Turkov, traduit du yiddish par Maurice Pfeffer Austral, 478 p., 165 F.



Parmi les nombreux témoignages sur l'anéantissement du judaisme européen, voici un document à tous égards exceptionnel. Rédigé deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale, il a pour auteur une personnalité importante du ghetto de Varsovie dont la position, à la tête de l'Entraide juive (Yidishe Aleinhilf), lui a permis d'avoir une vue d'ensemble sur les souffrances infligées par l'occupant allemand à la plus grande concentration de juifs dans l'Europe occupée. Ionas Turkov fait le récit de la vie quotidienne du "quartier juif" de la capitale polonaise, où périrent déportés, assassinés ou affamés plus de quatre cent soixante mille personnes de 1940 à 1943. D'après ses calculs, le chiffre moyen de la mortalité dans le ghetto par épidémie ou famine était de deux cent cinquante personnes par jour sur un an.

Ionas Turkov sait analyser parfaitement la tactique allemande qui consiste à entretenir dans le ghetto non seulement une atmosphère de terreur mais également de chaos et de démoralisation, en suscitant systématiquement des contre-pouvoirs aux institutions juives, pourtant installées par l'occupant pour exécuter ses ordres. Le fameux Judenrat -- Conseil juif -- dirigé par l'honnête ingénieur Adam Czemiakos est ainsi truffé d'espions qui ne relèvent que de la Gestapo.

De même, la déjà tristement célèbre "police juive", sous la houlette du converti Sherinski, se voit bientôt doublée par un "service d'ordre" parallèle, celui du "numéro 13" (de la rue Leshno), dont le racket et la dénonciation des fuyards sont la principale activité. Et à son tour, comme dans une sinistre gigogne, ce groupe de gangsters en uniforme est miné de l'intérieur par les manoeuvres allemandes. Qu'ils soient tout simplement corrompus ou apparemment persuadés d'une nécessaire "accommodation" à l'Europe de Hitler, tous ces collaborateurs au service des bourreaux croient tirer leur épingle d'un jeu mortel. Mais ils finissent généralement par subir eux aussi le sort que leurs maîtres ont réservé à tous les juifs.

A cette décomposition, Ionas Turkov oppose l'activité culturelle inlassable menée clandestinement par l'Organisation culturelle juive à laquelle il appartient également. Son témoignage apporte ainsi une sorte de réponse au débat en cours sur la nature de la résistance juive: doit-on en limiter l'expression à la lutte armée ou bien qualifier de "résistance" tout acte de maintien d'une vie organisée? Pour Turkov, nul doute que l'Organisation culturelle juive a eu une influence décisive sur le mouvement de lutte ouverte, en secouant l'apathie et la résignation des masses.

Pièce maîtresse de cette "bibliothèque de la catastrophe", qui se reconstitue lentement dans sa version francaise, C'était ainsi a le style de la littérature commémorative juive (Yzker-buher) dans laquelle les juifs consignent la liste de leurs martyrs et tentent de transmettre la mémoire de leurs communautés détruites aux générations futures. A ce "genre littéraire", inventé au Moyen Age, les deux conflits mondiaux du XXe siècle ont, hélas, donné un nouvel essor. De là, dans le récit de Ionas Turkov, les litanies de noms qu'il faut cependant s'obliger à lire. Ne serait-ce que pour retrouver trace, derrière l'anonymat du massacre, de la présence des hommes, des femmes et des enfants réels. Une trace par exemple de cette fillette abandonnée dans l'un des quartiers du ghetto qu'une "action" a vidée de ses habitants, et qui, privée de toute nourriture (laissée en territoire hors la loi, elle l'est aussi du droit de vivre), berce machinalement dans un square sa petite soeur d'un an.

"Les yeux juifs brillants de la maman de trois ans ne m'ont pas quitté, écrit Turkov, et ne me quitteront plus jusqu'à la fin de mes jours. Je les vois toujours la nuit devant moi et je les fuis, moi qui peux continuer à vivre."

Nicolas Weill


(Le Monde des livres, 17 novembre 1995, page VII)


Notes.

1. Le titre complet, tel qu'il devait apparaitre sur la couverture de l'édition de 1947, qui fut interdite, était : Le Livre noir sur l'extermination scélérate des Juifs par les envahisseurs fascistes allemands dans les régions provisoirement occupées de l'URSS et dans les camps d'extermination en Pologne pendant la guerre de 1941-1945.

2. On pourra lire à ce sujet L'holocauste inachevé, d'Alexandre Bortchagovski (Lattès, 1995), et attendre la traduction du remarquable Prisonniers du pharaon rouge (V plenou ou krasnovo faraona) de G. Kostirchenko (Moscou, 1994).

3. Les livres du souvenir : les mémoriaux juifs en Pologne, Gallimard, écrit avec Ytzhok Niborski.

4. Gallimard, 1994 ("Le monde des Livres" du 25 février 1994).

lundi 16 février 2009

Israël: l'officier allemand du "Pianiste" honoré par Yad Vashem



AFP/Archives - Marco Longari


L'officier de la Wehrmacht Wilm Hosenfeld, rendu célèbre par le film de Roman Polanski "Le pianiste" (2002), a été reconnu "Juste parmi les Nations" à titre posthume, selon un communiqué publié lundi par Yad Vashem, le Mémorial pour la Shoah de Jérusalem.

L'officier Wilm Hosenfeld, basé à Varsovie dès juillet 1940, s'est vu décerner le titre de "Juste parmi les Nations" pour avoir "sauvé des juifs de la Shoah" durant la Seconde guerre mondiale.

Hosenfeld a été rendu célèbre par le film de Roman Polanski, "Le pianiste", tiré de l'histoire vraie d'un musicien juif polonais, Wladyslaw Szpilman, qui a remporté nombre de prix au Festival de Cannes, aux Oscars et aux Césars.

Wladyslaw Szpilman a écrit au Mémorial de Yad Vashem pour raconter comment, en novembre 1944, l'officier allemand lui avait fourni une cachette, de la nourriture, des couvertures et un soutien moral. Un autre rescapé, Leon Wurm, a certifié qu'Hosenfeld, qui travaillait au Centre de Sports de l'armée, l'avait employé après son évasion d'un train qui le menait vers le camp d'extermination de Treblinka.

La Commission pour la désignation des "Justes parmi les Nations" avait déjà étudié le cas de l'officier allemand sans lui décerner le titre, aucune preuve ne permettant, selon elle, d'affirmer qu'il n'avait pas participé à des crimes de guerre durant la prise du ghetto de Varsovie.

Récemment, de nouveaux documents ayant appartenu à l'officier et étudiés par le Mémorial de la Shoah, tels des carnets intimes ou des lettres écrites à sa femme, ont montré sa profonde désapprobation de la politique menée par les nazis à l'égard des juifs.

"Dans ses écrits, Hosenfeld dévoile son dégoût grandissant pour l'oppression du peuple polonais, les persécutions du clergé polonais, les abus à l'égard des juifs, les débuts de la Solution finale et son horreur de l'extermination du peuple juif," souligne le communiqué.

Après la guerre, Wilm Hosenfeld a été arrêté, jugé et condamné à la prison à vie par les soviétiques. Il est mort en prison en 1952.

Son fils et ses deux filles vont recevoir la médaille et le certificat de "Juste parmi les Nations" au nom de leur père.

jeudi 5 février 2009

TRAQUE DES NAZIS : "LE DOCTEUR DE LA MORT"


ARIBERT HEIM LE DOCTEUR DE LA MORT
La télévision allemande ZDF a publié mercredi 4 février des documents prouvant que le criminel de guerre nazi le plus recherché du monde, le docteur Aribert Heim, serait mort en 1992 au Caire.

Selon la ZDF, A. Heim vivait avec un pseudonyme et s'était converti à l'Islam dans les dernières années de sa vie, après que son cancer de l'intestin ait été repéré.

La télévision allemande a affirmé avoir trouvé son passeport, sa demande de permis de séjour, des lettres, des relevés de banque ainsi que des documents médicaux qu'il aurait abandonné dans la chambre d'hôtel où il vivait sous le nom de Tarek Farid Hussein.

Des témoins (y compris son fils) ont confirmé que Tarek Farid Hussein et Aribert Heim était bien une seule et même personne.« Oui mon père vivait au Caire » a ainsi dit son fils Ruediger Heim à la ZDF.

Le Centre Simon Wiesenthal, spécialisé dans la traque des nazis, a dit ne pas avoir encore eu connaissance des documents et a affirmé que si la nouvelle est confirmée elle était « bouleversante ».

A. Heim est aussi connu sous le nom de « docteur de la mort ». En tant que médecin SS, il est accusé d'avoir tué et torturé des centaines de détenus par diverses méthodes, y compris les injections létales directement dans le cœur de ses victimes.