jeudi 1 mai 2008

COMMUNIQUE

SOUS LE HAUT PATRONAGE DE MADAME BLUMENTHAL MAIRE DU 12é Arrt

L’UNION DES CONSEILS DES COMMUNAUTES JUIVES D’ILE DE FRANCE
LE BUREAU DE VIGILANCE CONTRE LE RACISME ET L’ANTISEMITISME
ET LE C.C.J PARIS SUD-EST , ORGANISENT

UN COLLOQUE SUR LE THEME DE :

L’ANTISEMITISME

PREVENTION, EDUCATION
ET DIALOGUE INTERCOMMUNAUTAIRE

DANS LA SALLE DES FETES DE LA MAIRIE DU 12é ARRT.
LE DIMANCHE 1er JUIN 2008 DE 14h à 18h

Renseignements : 06 77 56 46 33

PRES DE 8 000 JEUNES JUIFS A AUSCHWITZ

Près de 8.000 personnes, des jeunes Juifs pour la plupart, ont participé aujourd'hui à la XVIIème Marche des Vivants organisée sur le site de l'ancien camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau, dans le sud de la Pologne.

Les marcheurs sont passés sous le portail du camp d'Auschwitz où est inscrit: "Arbeit macht frei" (Le travail rend libre) avant de parcourir à pied les trois kilomètres les séparant du camp de Birkenau, le principal lieu d'extermination des Juifs.

Sur le site même de Birkenau, la partie du camp où se trouvaient les chambres à gaz et les fours crématoires, une voix d'homme a énoncé des noms de victimes, enfants, femmes et hommes juifs de tous les pays européens exterminés dans le camp.

La Marche des vivants est organisée depuis 1988 par le ministère israélien de l'Education pour honorer la mémoire des six millions de Juifs exterminés par les nazis pendant l'Holocauste.

Cette année, le sélectionneur du club de football britannique Chelsea Avram Grant, l'écrivain israélien Eitan Haber et un rescapé d'Auschwitz-Birkenau, Henryk Mandelbaum, âgé de 85 ans, ont participé à la marche. Mandelbaum fut membre d'un Sonderkommando, une unité composée de prisonniers chargés de sortir les cadavres des chambres à gaz et de les brûler.


Source : AFP

«Mein Kampf» et «les Protocoles des Sages de Sion» sur Arte

Il y a des livres qui tuent. Le « Mein Kampf » d'Hitler et les « Protocoles des sages de Sion », « bibles » de l'antisémitisme et du nazisme, ont eu des conséquences terribles sur l'histoire européenne et mondiale. Or, leur influence n'est pas éteinte et continue de saper en 2008 les fondements de nos démocraties. Arte diffuse le mardi 6 mai 2008, deux documentaires. Le premier diffusé à 21 heures s’intitule « Mein Kampf, c’était écrit ». Il a été réalisé en 2006 par Antoine Vitkine.
Publié à 12 millions d'exemplaires en Allemagne entre 1925 et 1945 et à des centaines de milliers dans le monde, traduit en seize langues, aujourd'hui encore vendu à travers la planète, récent best-seller en Turquie, « Mein Kampf » est un livre qui dérange et dont l'histoire reste largement méconnue. Comment ce livre a-t-il été écrit ? Quel rôle a-t-il joué dans l'accession d'Hitler au pouvoir ? Qui, parmi les millions d'Allemands qui l'ont possédé, l'a réellement lu ? A-t-il constitué un avertissement contre les dangers du nazisme ? Quel est le lien entre « Mein Kampf » et la Shoah ?
« La vérité est ailleurs » : le second documentaire d’Arte est consacré aux « Protocoles des Sages de Sion ». Réalisé par Pierre-André Taguieff, Directeur de Recherche au CNRS, Antoine Vitkine et Barbara Necek, il sera diffusé le mardi 6 mai 2008, à 21h55. Il sera suivi d’un débat à 22h55. De la Russie à l'Égypte en passant par l'Allemagne, enquête sur le parcours de ce faux antisémite mis en circulation par la police secrète tsariste. Un bréviaire nazi qui a le vent en poupe dans les pays arabes et, à nouveau, à Moscou.
Rédigés par la police secrète russe au début du XXe siècle, les « Protocoles des sages de Sion » sont présentés comme le programme émanant d'un conseil de responsables juifs pour anéantir la chrétienté et dominer le monde. Le document est alors destiné à faire croire au tsar Nicolas II qu'une conspiration se trame contre sa couronne. Mais au lendemain de la Première Guerre mondiale, il trouve un terreau fertile dans tous les milieux antisémites européens. En Allemagne, Adolf Hitler en fait l'un de ses livres de chevet. Même si le « Times » de Londres révèle en 1920, preuves à l'appui, que les « Protocoles » ne sont qu'un faux, leur "carrière" est lancée... Aujourd'hui, on sait tout ce qu'il faut savoir sur les « Protocoles » : leur date de fabrication, leur auteur, leur commanditaire, le but dans lequel ils ont été écrits. Pourtant, nombreux sont ceux qui s'obstinent à croire à l'authenticité du texte, persuadés de trouver là l'explication à tous leurs maux. Dans les pays arabes, les « Protocoles » sont partout présentés comme un texte historique. Diffusés dans les librairies ou adaptés en série télévisée ou sur Internet, ils nourrissent la haine antijuive et antioccidentale. En Palestine, la charte politique du Hamas fait elle-même référence aux « Protocoles ». D'une façon générale, depuis la guerre des Six Jours, le faux est instrumentalisé pour mobiliser les masses dans la lutte contre Israël. Les « Protocoles » ont également le vent en poupe dans la Russie postcommuniste, car ce sont les orthodoxes qui se chargent de la diffusion du faux document. Vecteur de la nouvelle identité russe, l'Église ne craint pas de désigner ouvertement les juifs à la vindicte de ses fidèles.

mercredi 30 avril 2008

CES NAZIS QUI DOIVENT ENCORE ETRE JUGES

Le Centre Simon Wiesenthal vient de publier sa liste des dix anciens nazis les plus recherchés en date du 1er avril 2008.


1) Le docteur Aribert Heim (lieu de résidence inconnu). Il a tué des centaines de prisonniers du camp de concentration de Mauthausen, où il était médecin. Il a disparu en 1962, alors que la police s'apprêtait à l'arrêter. L'Allemagne a émis un mandat d'arrêt international contre lui.

2) John Demjanjuk (Etats-Unis). Originaire d'Ukraine, il est soupçonné par les autorités américaines d'avoir été gardien dans les camps de concentration, ce qu'il nie. Suspecté d'avoir été "Ivan le terrible", le tortionnaire de Treblinka, il a été extradé vers Israël en 1986, où il a été condamné à mort, puis acquitté en 1993. Sa nationalité américaine lui a été rendue en 1998, puis à nouveau retirée en 2002. Il a entamé une procédure d'appel contre la décision rendue en janvier par le juge des services d'immigration qui l'envoyait en Allemagne, en Pologne ou en Ukraine.

3) Sandor Kepiro (Hongrie). Ancien officier de la gendarmerie hongroise, il est accusé d'avoir participé à l'assassinat de plus de 1 000 civils en Serbie pendant la guerre. Il a été condamné à deux reprises par la justice hongroise, en 1944 et en 1946, mais n'a jamais purgé sa peine. Kepiro est rentré dans son pays natal en 1996, après avoir passé plusieurs décennies en Argentine. Il nie toutes les accusations. La Hongrie a rouvert l'enquête.

4) Milivoj Asner (Autriche). Il était le chef de la police sous le régime croate pronazi. Il est soupçonné d'avoir joué un rôle actif dans la persécution et la déportation de centaines de Serbes, Juifs et Tziganes. La Croatie a demandé son extradition à l'Autriche qui a refusé au motif que sa santé ne lui permet pas d'être interrogé ou de comparaître devant un tribunal.

5) Søren Kam (Allemagne). Ancien SS recherché par le Danemark pour l'assassinat d'un journaliste en 1943. Son extradition a été refusée en 2007 par un tribunal allemand pour manque de preuves.

6) Heinrich Boere (Allemagne). Ancien Waffen SS, il est accusé du meurtre de trois civils néerlandais, ce qu'il a reconnu. Condamné à mort par contumace aux Pays-Bas en 1949, il a vu sa peine commuée en prison à vie. La justice allemande a refusé de l'extrader, puis a déclaré que sa condamnation n'était pas valide. Le parquet de Dortmund l'a de nouveau inculpé pour meurtre ce mois-ci.

7) Charles Zentai (Australie). Ancien soldat hongrois, une enquête à son encontre a été ouverte en décembre 2004 par le ministère des Affaires étrangères hongrois. Il est soupçonné d'avoir tué Peter Balazs à Budapest en 1944 parce qu'il ne portait pas l'étoile jaune qui l'identifiait en tant que Juif. Zentai nie et se bat contre son extradition.

8) Mikhaïl Gorshkow (Estonie). Les autorités américaines et les associations juives l'accusent d'avoir participé à l'assassinat de Juifs pendant son service en tant qu'interprète et interrogateur pour la Gestapo en Biélorussie. Il est rentré en Estonie, son pays natal, en 2002, juste avant qu'une cour fédérale lui retire la nationalité américaine pour avoir menti sur ce qu'il avait fait pendant la guerre. La justice estonienne a ouvert une enquête à son encontre.

9) Algimantas Dailide (Allemagne). Ancien officier de la police de Vilnius, il a été reconnu coupable par un tribunal lituanien en 2006 d'avoir contribué à des rafles de Juifs pour le compte des nazis. Les Etats-Unis l'ont extradé vers l'Allemagne en 2003 pour avoir menti dans sa demande d'immigration. Il vit en Allemagne, mais s'est volontairement rendu en Lituanie pour être jugé.

10) Harry Mannil (Venezuela). Ancien officier de la police politique estonienne et des forces de sécurité allemandes pendant l'occupation nazie en Estonie. En examinant une demande de visa déposée par Mannil dans les années 1990, les autorités américaines ont conclu qu'il avait participé à l'assassinat de centaines de Juifs et lui ont refusé l'entrée aux Etats-Unis. Une enquête estonienne menée en 2005 l'a disculpé des accusations de crime contre l'humanité dirigées contre lui.


Yediot Aharonot

Yom HaShoah VeHagvoura : Se souvenir dans le recueillement

par Claire Dana Picard

Ce mercredi soir 26 Nissan (30 avril), les Israéliens marqueront un temps d’arrêt pour se souvenir dans le recueillement de la tragédie sans précédent qu’a connue le peuple juif pendant les jours sombres de la Shoah, au moment de la Seconde Guerre mondiale.

Cette année, le thème choisi pour cette journée est le lien entre les rescapés de la Shoah et l'Etat d'Israël sous le slogan :"Et tu choisiras la vie".

Cette journée de la Shoah et de la Bravoure, Yom HaShoah VeHagvoura sera, comme toujours, très éprouvante pour ceux qui ont subi les persécutions nazies et pour leurs descendants. Mais il s'agit sans conteste d'une nécessité et d'un devoir de mémoire indispensable pour tous, avant qu'Israël ne célèbre une semaine plus tard le renouveau de la nation juive, cristallisé par la naissance de l'Etat.

A l'occasion de cette journée commémorative, les drapeaux israéliens seront en berne et tous les lieux de divertissement seront fermés en Israël. Quant aux médias, ils diffuseront toute la journée des témoignages poignants de rescapés qui raconteront les moments terribles qu'ils ont vécus pendant cette période et relateront les actions héroïques de ceux qui ont tenté de résister aux persécutions et aux massacres. Ces témoignages sont vitaux pour la nouvelle génération afin qu'elle se souvienne et n'oublie jamais les atrocités commises contre le peuple juif.

Cette année, 63 ans après la fin de la guerre, le Yom HaShoah VeHagvoura sera avancé d'une journée et commémoré le mercredi soir et le jeudi 26 Nissan (1er mai 2008), au lieu du vendredi, afin d'éviter toute transgression du Shabbat.

La Journée de la Shoah est observée depuis 1953 en Israël. Mais son déroulement officiel a été fixé par une loi votée par la Knesset en 1959. Auparavant, l'événement était marqué par une "journée de la Shoah et de la Révolte des Ghettos".

Le Yom HaShoah VeHagvoura s'ouvre chaque année, dans la soirée, par une cérémonie solennelle dans l'espace du Ghetto de Varsovie, à Yad Vashem, à Jérusalem. Cet événement, qui débutera par deux minutes de silence en souvenir des victimes, aura lieu en présence du Premier ministre Ehoud Olmert, du président de l'Etat Shimon Pérès, de rescapés de la tourmente et de descendants de victimes de la barbarie nazie. Après les discours, six flambeaux seront allumés par des survivants en souvenir des six millions de Juifs qui ont été massacrés. La cérémonie se clôturera par la prière fervente d'El Maleh Rahamim et la lecture de Psaumes (Tehilim).

Jeudi matin, à 10 heures, une sirène retentira dans tout le pays, appelant la population à interrompre ses activités pendant deux minutes et à se recueillir en souvenir des victimes. Après ce moment de communion intense de tout un peuple, débuteront les cérémonies dans tout le pays devant les monuments aux morts, dans les écoles, dans les bases militaires, dans les municipalités et dans les lieux publics.

Au mémorial de Yad Vashem, une gerbe sera déposée après la sirène devant le monument rappelant la révolte du Ghetto de Varsovie.

A la Knesset, aura lieu comme chaque année, une cérémonie extrêmement émouvante au cours de laquelle des députés, à tour de rôle, liront les noms de leurs proches, qui ont été victimes des persécutions nazies. La même cérémonie se déroulera au même moment dans la Tente du Souvenir de Yad Vashem et dans d'autres endroits du pays. Cette commémoration a pour but de rappeler que chaque personne assassinée avait une vie propre et une personnalité, qui ont été anéanties par la barbarie nazie. Il y a eu six millions de victimes, et chacune d'entre elles représentait un monde en soi.

Le Yom HaShoah VeHagvoura sera également marqué dans de nombreuses communautés juives de diaspora.

"Tsahal salue le courage des combattants du ghetto"

par Claire Dana Picard

Le chef d'état-major, le général Gaby Ashkenazy, a entamé mardi une visite de trois jours en Pologne, accompagné de représentants de familles endeuillées par le terrorisme, de trois blessés de Tsahal et d'une rescapée de la Shoah. Il s'est rendu tout d'abord sur le site du souvenir, rappelant les terribles massacres commis par les Nazis. Il a été reçu avec tous les honneurs par l'armée polonaise et son vice-chef d'état-major. Askenazy est ensuite allé se recueillir au cimetière juif de la ville avant de se rendre à la synagogue de Nożyk.

Lors de sa visite du ghetto de Varsovie, il s'est arrêté devant le bunker commandé par Mordechai Anielewicz, et a déclaré: "Il faut enseigner l'histoire héroïque de Mordechai Anielewicz et de ses compagnons: ils se sont levés et ont combattu. Les normes de Tsahal s'inspirent aussi de la Shoah et il est important d'enseigner cette partie de l'histoire". Il a ajouté: "Je suis venu ici au nom de tous les soldats de Tsahal, pour saluer l'héroïsme de ces combattants, ils se sont battus alors qu'ils savaient que leurs chances étaient pratiquement nulles".

Dans l'après-midi, le général Ashkenazy a rencontré le ministre polonais de la Défense et le chef d'état-major afin de débattre des relations sécuritaires entre les deux pays. Dans la soirée, il a déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, sur la place Pilzudski.

Ce mercredi après-midi, le chef d'état-major doit visiter le camp d'extermination nazi d'Auschwitz, où plus d'un million de déportés, dont 90 % étaient juifs, ont été massacrés, avant de prendre la tête de la Marche des Vivants.

LES SIONISTES "ENNEMIS DE LA NATION"

Plusieurs milliers d’exemplaires d’un fascicule, dont les auteurs prétendent révéler au public des «faits monstrueux», qu’ils attribuent aux «chefs du mouvement sioniste pendant la Shoah», ont été mis en vente cette semaine, pour la modique sommes de cinq shékels, dans les milieux ultra-orthodoxes de Jérusalem.

Les leaders du courant sioniste-religieux y sont notamment qualifiés de «criminels de guerre» ayant participé au massacre des juifs d’Europe, tandis que les sionistes laïcs y sont rangés dans la catégorie «ennemis de la Nation». La couverture de l’opuscule annonce d’emblée la couleur, puisqu'elle promet au lecteur des «rapports, documents et témoignages sur les juifs scélérats pendant la Shoah», ces derniers étant stigmatisés pour avoir fait montre de «mépris envers le sang de leurs frères répandu par les nazis», et pour avoir «sacrifié le sauvetage des victimes d’Hitler à des intérêts politiques». Les représentants du mouvement national hébreu sont par ailleurs accusés d’avoir détourné des «grosses sommes», initialement destinées aux survivants de la communauté juive de Hongrie. Selon le chercheur israélien Avihou Ronen, ce texte n’a non seulement aucune valeur historique, mais offre une image «à proprement parler délirante» de l’attitude des dirigeants du Yishouv pendant cette période.
in israel-infos.net