samedi 31 mai 2008
NAZISME ET ISLAM : MEME COMBAT !
Le nazisme s'opposa dès sa naissance au christianisme. Il voulait revenir au génie allemand, que la tradition judéo-chrétienne venue du Moyen-Orient était censée avoir amolli et perverti, revenir aux origines du peuple allemand soi-disant menacé par les idéologies cosmopolites. La montée de l'antisémitisme à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle se conjugue avec un retour à l'antique paganisme germanique (légende des Niebelungen, Eddas scandinaves, etc...). Ce double mouvement se trouve incarné chez Wagner, auteur du Ring qui synthétise tout le paganisme germanique et antisémite notoire. Avant cela, il y avait eu le romantisme allemand, celui de Hölderlin, qui visa à faire de l'Allemagne une nouvelle Athènes. Idéal naïf mais, contrairement à ce qui a suivi, non dangereux. Où quand les dieux lumineux de la Grèce se trouvent ressuscités dans l'Allemagne luthérienne...
Voici ce que dit l'Encyclopaedia Universalis de Rosenberg, le théoricien du nazisme : « Rosenberg estime donc qu'il faut attaquer le mal à la racine, c'est-à-dire lutter contre le judaïsme et contre les églises chrétiennes, si l'on veut en finir avec leurs dérivés contemporains. » Le nazisme réprima donc le christianisme. Le lieutenant d'Hitler, Rudolf Hess, fut membre d'une secte païenne. Mais c'est surtout l'islam qui attira les dirigeants nazis :
"Je n'ai rien contre l'Islam, parce que cette religion se charge elle-même d'instruire les hommes, en leur promettant le ciel s'ils combattent avec courage et se font tuer sur le champ de bataille: bref, c'est une religion très pratique et séduisante pour un soldat." (Himmler)
Hitler, lui-même, partageait cette opinion. Les versets scandaleux du Coran qui prônent la soumission la plus absolue et la guerre ne peuvent que plaire aux tyrans de tous poils...
Par la même occasion, on constate que ce que disait le Grand Mufti de Jérusalem en 1943 était vrai: "les nazis sont les meilleurs amis de l'islam".
De fait, les dignitaires musulmans du Proche-Orient firent montrent d'un enthousiasme exceptionnel pour les nazis, avec lequel ils partageaient un antisémitisme dénué de toute raison. La Turquie, pour sa part, fut une alliée fidèle de l'Allemagne.
Après la guerre, nombre de dirigeants nazis se réfugièrent en Egypte ou en Syrie.
Liste des conversions (sincères ou non) à l'islam des criminels mondiaux les plus ignobles:
Appelé Hans, alias Salah Chaffar
Information avec Goebbels
Egypte, ministère de l'information (1956)
Bartel Franz, alias el-Hussein
Adjoint au chef de la gestapo à Kattowitz (Pologne)
Depuis 1959, Section juive du ministère de l'information au Caire
Baurnann, SS Standartenührer
Participe à la liquidation du Ghetto de Varsovie
Ministère de la Guerre au Caire ; instructeur au Front de Libération de la Palestine
Bayerlein, col. Fritz
Aide-de-camp de Rommel
Egypte
Becher Hans
Section juive gestapo, Vienne
Alexandrie(Egypte): instructeur de la police
Beissner, Dr Wilhelm
chef section VI C 13 RSHA
Egypte
Bender Bernhardt, alias Béchir Ben Salah
Gestapo, Varsovie
Conseiller de la police politique au Caire
Birgel Werner, alias el-Gamin
Officier SS
Vient de RDA au Caire, au ministère de l'information
Boeckler Wilhelm, SS Untersturmführer
Recherché en Pologne pour son rôle actif dans la liquidation du Ghetto de Varsovie
En Egypte depuis 1949, travaille au département Israël du Bureau d'informations
Boerner Wilhelm, alias Ali Ben Keshir, SS Untersurmführer
Gardien du camp de Mauthausen
Dépend du ministère de l'Intérieur égyptien, instructeur au Front de Libération de la Palestine
Brunner Aloïs, alias Goerg Fisher, Ali Mohammed
SD, responsable des déportations d'Autriche, de Grèce et de Tchécoslovaquie
Chef du camp de Drancy(France)
Damas, conseiller des services spéciaux RAU(République Arabe Unie) puis syriens
Résident BND
Buble Friedrich, alias Ben Amman, SS Obergruppenführer
Gestapo
Dir. Département égyptien des relations publiques - 1952 conseiller de la police du Caire
Bünsch Franz
Collaborateur de Goebbels à la propagande, co-auteur avec Adolf Eichmann du livre "Les Habitudes sexuelles des juifs"
Correspondant du BND au Caire puis en 1958 organisateur des SR d'Arabie Saoudite pour le BND
Bunzel Erich, SA, Obersturmführer
Collaborateur de Goebbels
Département Israël, ministère de l'information au Caire
Daemling Joachim, alias Jochen Dressel alias Ibrahim Mustapha
Chef de la Gestapo de Düsseldorf
Conseiller système pénitenciaire égyptien, membre des services de Radio-Le Caire
Dirlewanger Oskar, Oberführer
Chef 36e Waffen SS (U.R.S.S, Pologne)
Au Caire depuis 1950 selon certaines sources, d'autres affirment qu'il est décédé le 7 Juin 1945 en résidence surveillée en RFA
Une exhumation de son cadavre aurait eu lieu en 1960
Eisele Dr Hans
Médecin chef camp de Buchenwald
Décédé au Caire le 4 Mai 1965
Farmbacher Wilhem, Lieutenant Général SS
Wehrmacht front Est, supervise l'armée Vlassov en France en 1944
Conseiller militaire de Nasser
Gleim Leopold alias Lt-Col. al Nashar
Chef du SD à Varsovie
Cadre de la sécurité d'Etat égyptienne chargé des détenus politiques sur la Mer Rouge
Gruber, alias Aradji
Recruté par Canaris en 1924, réside en Egypte
1950 : agent d'influence en direction de la Ligue Arabe
Heiden Ludwig, alias el-Hadj
Journaliste à l'agence antisémite Weltdienst (NSDAP)
Con-verti à l'islam, traduit Mein Kampf en arabe, résidant en Egypte vers 1950
Heim Heribert, SS Hauptsturmführer
Médecin de Mauthausen
Médecin de la police égyptienne
Hithofer Franz
Cadre de la Gestapo à Vienne
Egypte, années 1950
Leers, Dr Johannes von, alias Omar Amin
Adjoint de Goebbels, chargé de la propagande antisémite
Responsable de la propagande anti-israëlienne au Caire depuis 1955
Luder Karl
Chef des jeunesses hitlériennes, responsable de crimes antisémites en Pologne
Ministère de la guerre au Caire
Mildner Rudolf, SS Standartenführer
Chef de la Gestapo à Katowitz, chef de la police au Danemark
Depuis 1963, vit en Egypte, membre de l'organisation criminelle Deutscher Rat
Moser Aloïs, Gruppenführer SS
Recherché en U.R.S.S pour crimes contre le peuple juif
Instructeur du mouvement paramilitaire des Chemises vertes du Caire
Münzel Oskar
Général SS blindés
Conseiller militaire au Caire dans les années 1950
Nimzek Gerd von, alias Ben Ali
En Egypte depuis 1950
Oltramare Georges, alias Charles Dieudonné
Directeur du Pilori en France sous l'occupation
Responsable de l'émetteur La Voix des Arabes au Caire
Décédé en 1960
Peschnik Aehim Dieter, alias el-Saïd
Réside actuellement en Egypte
Rademacher Franz, alias Thomé Rossel
1940-1943, dirige la section antisémite aux Affaires Etrangères
Journaliste à Damas
Rauff Walter
Chef du SD en Tunisie
Au Moyen-Orient(Syrie) jusqu'en 1961
Arrêté, puis relâché au Chili, le 4 Décembre 1962
Seipel, SS Sturmbannführer, alias Emmad Zuher
Gestapo à Paris
Con-verti à l'islam
Service de sécurité du ministère de l'Intérieur au Caire
Sellman Heinrich, alias Hassan Suleiman
Chef de la Gestapo à Ulm
Ministère de l'information au Caire
Services spéciaux égyptiens
Thiemann Albert, alias Amman Kader
Officier SS en Tchécoslovaquie
Ministère de l'information au Caire
Weinmann Erich, SS Standartenführer
Chef SD, Prague
Déclaré mort en 1949 ; en fait conseiller de la police d'Alexandrie depuis 1950
D'autres pourritures sont accueillies volontiers en terre d'islam : Roger Garaudy, par exemple, ancien communiste que son antisémitisme débridé a poussé dans les bras de l'islam. Ce triste sire est un révisionniste qui nie l'existence de l'Holocauste. Figurez-vous que ces aberrations plaisent beaucoup, dans les pays musulmans, et que Garaudy y est très respecté...
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Les amis de la cause palestinienne
Les Nazis en fuite passent à l’Islam dans les années 50
Les origines idéologiques de la cause palestinienne
Par CID le 20 juin 2006
Comment s'est constitué le bloc diplomatique anti-israélien à l'ONU ou du nazisme au tiers mondisme
« Après la deuxième guerre mondiale un grand nombre de criminels nazis - on les évalue à plusieurs milliers - trouvèrent refuge dans des pays arabes, principalement en Egypte, se soustrayant de la sorte à la justice. » [1]
________________
Ils furent mis au service de la propagande contre Israël, de la diffusion de calomnies antisémites et de l’oppression des communautés juives.
salut nazi palestinien - cliquer pour agrandir - 27 ko
salut nazi palestinien - cliquer pour agrandir
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A cet égard, l’activité de Johannes von Leers, dénommé en Egypte Omar Amin, propagandiste anitsémite nazi connu, qui resta effectivement actif jusqu’à sa mort en 1965, mérite une mention particulière.
Le SS-Standartenführer Leopold Gleim, chef de la Gestapo en Pologne, organisa en Egypte sous le nom de Ali Al-Nacher la police secrète, les camps de concentration dans le désert occidental et surveilla les Juifs d’Egypte. Il participa à l’édition du livre "Complotto contro la chiesa" en 1963, qui contenait des attaques contre les Juifs et qui fut diffusé dans le monde entier, avant tout dans le but d’influencer le concile œcuménique de Rome(Vatican II).
salut hitlerien officiers palestiniens - 74.7 ko
salut hitlerien officiers palestiniens
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Le SS-Obersturmbannführer Bernhard Bender, qui avait été actif dans la Gestapo en Pologne et en Russie, échangea son nom pour celui de Ben Salem, et fut sous la direction de Gleim l’homme compétent dans le département politique de la police secrète égyptienne.
Le SS-Sturmbannführer Joachim Däumling, chef de la Gestapo à Düsseldorf et plus tard auprès de la police de sûreté en Croatie fut nommé conseiller au ministère de l’intérieur égyptien.
Le SS-Sturmführer Wilhelm Boekler fut rattaché au département Israël du service secret, comme le SS-Gruppenführer Alois Moser et le SS-Sturmbannführer Schmalstich.
salut nazi palestinien 2 - 30.8 ko
salut nazi palestinien 2
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Le chef de groupe SA, Heinrich Sellmann, fut nommé grâce à sa connaissance de la langue yiddish comme conseiller dans le service du contre-espionnage.
Quelques criminels nazis, qui avaient pris part aux meurtres des Juifs en Russie, en Pologne et dans les camps de concentration de Mauthausen, de Dachau, de Buchenwald, et de Treblinka, prirent part en tant que conseillers militaires à l’instruction de Fedayin et autres organisations terroristes ou de sabotage, ainsi le chef de brigade SS Oscar Dirlewanger, Erich Alten, Willi Berner, Baumann et d’autres.
les jeunesses hezbolliennes - 92 ko
les jeunesses hezbolliennes
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L’officier SS Eugen Eichenberger aida Nasser en 1952 dans sa prise du pouvoir et fut nommé plus tard avec Dirlewanger garde personel de Nasser.
Le docteur Heinrich Willermann, qui avait participé à Dachau à des expérimentations médicales criminelles, travaillait pour la police secrète égyptienne et était responsable du camp de concentration Samara, où, selon les déclarations des membres des Frères musulmans il continua ses expériences commencées à Dachau.
Un grand nombre de nazis fut affecté à la propagande antijuive.
Parmi ceux-là, on trouvait, outre von Leers, mentionné ci-dessus, l’officier SS Friedrich Karl Wesemann, spécialiste de la science nazie des races.
Louis Heiden du service central de la sécurité du Reich (Reichssicherheitshauptamt) traduisit "Mein Kampf" de Hitler en arabe et assura la diffusion de ce livre parmi les officiers égyptiens et dans les pays arabes.
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hezbollah salut hitlérien
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Cette traduction accompagnée d’un avant-propos du traducteur est celle qui est diffusée aujourd’hui dans les territoires sous autorité palestinienne. Le nom du traducteur quelque peu arabisé est devenu Louis Al-Hadj.
Le docteur Werner Weitschale et le baron von Harder, membres tous les deux du ministère de la propagande de Goebbels, qui s’occupaient de la propagande antijuive et antiisraélienne en Egypte.
Hans Appler qui exerçait son activité pour le congrès islamique, Franz Bartel, Werner Birgel, Albert Thielemann et Erich Bunz, "spécialiste" des questions juives.
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salut nazi kamikazes hezbollah
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Le journaliste nazi Franz Bünsche, collaborateur de Alfred Rosenberg en ce qui concerne la théorie des races, continua ses activités par de nombreuses publications antijuives en Egypte et dans d’autres pays arabes. »
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Voir aussi le mot clé : nazisme et islam
Les affinités électives : Le renversement de valeur qui fait du fanatisme une vertu
[1] in Klaus Gensicke : Der Mufti von Jerusalem, Amin El-Husseini, und die Nationalsozialisten. Frankfurt a. M./Bern/ New York/Paris 1988
" NOUS POUVONS VIVRE SANS LES JUIFS "
Quand et comment ils décidèrent de la Solution finale
Nous avons lu pour vous «Nous pouvons vivre sans les Juifs», Novembre 1941
Quand et comment ils décidèrent de la Solution finale
par Édouard Husson
(Perrin, 2005, 180 pages, 16 euros)
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Hitler se proposait de chasser les Juifs d'Europe ou de les déporter à Madagascar. Puis émerge peu à peu l'idée de leur extermination physique systématique.
Édouard Husson, chercheur reconnu sur la période du nazisme, enquête sur le processus qui a mené à la Shoah. Indispensable pour qui veut comprendre... l'incompréhensible.
«Nous pouvons vivre sans les Juifs»
L'extermination de six millions de juifs européens, entre 1941 et 1945, est le crime le plus terrifiant de l'histoire de l'humanité. Il s'est déroulé en pleine guerre mondiale, dans des conditions d'autant plus mystérieuses qu'il n'y eût jamais d'ordre écrit de Hitler et de ses acolytes en vue de son exécution.
Édouard Husson se penche sur les mois dramatiques de 1940-1942 durant lesquels les chefs nazis ont évolué de l'idée d'expulser les Juifs d'Europe à celle de les exterminer.
Échec des projets de déportation
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Hitler, mû par un antisémitisme obsessionnel, caresse l'idée de chasser tous les Juifs d'Allemagne et pourquoi pas ? de créer une réserve quelque part en Afrique ou à Madagascar. L'idée ne scandalise pas outre-mesure les contemporains ; Staline n'a-t-il pas créé aux confins de la Mongolie une pseudo-République du Birobidjan pour ses propres juifs ? Les Occidentaux, sollicités par les nazis de trouver une «solution» pour les Juifs allemands, se réunissent à Évian en juillet 1938 pour en parler. Malheureusement se font jour à cette occasion leurs réticences à accueillir les réfugiés juifs (crainte du chômage,...).
Quand s'approche le conflit, Hitler durcit le ton et, dans son discours du Reichstag du 30 janvier 1939, évoque pour la première fois de façon la perspective d'une «extermination de la race juive». Non seulement les nazis doivent différer le projet de déporter à Madagascar les Juifs qui se trouvent encore en Allemagne mais ils doivent traiter aussi les millions d'israélites des territoires qu'ils ont envahi, en Pologne et en Tchécoslovaquie.
Vers une «réserve juive» en Pologne
Dès l'agression de la Pologne, en septembre 1939, Heydrich, le chef des services secrets allemands, donne l'ordre de liquider la couche dirigeante polonaise (intellectuels, cadres, clergé,...). Par ailleurs, il constitue une «réserve juive» dans la partie la plus inhospitalière du pays, en vue d'y déporter les Juifs du Reich. Les nazis justifient l'opération par la nécessité d'accueillir en retour les Allemands rapatriés d'URSS, de Roumanie et d'ailleurs. Cet absurde chassé-croisé tourne au cafouillage.
Le 25 mai 1940, Himmler, sur instruction de Hitler, projette d'organiser en Pologne un «triage racial» en restreignant l'enseignement secondaire aux enfants «racialement purs». Édouard Husson relève un commentaire du chef de la SS : «Aussi cruel et tragique que soit chaque cas particulier, une telle méthode est la plus douce et la meilleure si l'on refuse, par conviction profonde, la méthode bolchevique de l'élimination physique d'un peuple comme contraire à la germanité et impossible» (page 60). Ce propos montre que Himmler a déjà envisagé à cette date l'hypothèse de l'élimination physique d'une race (Juifs ou Polonais) mais qu'un reste de scrupule moral le dissuade de passer à l'acte.
Même réflexion chez Heydrich à l'été 1940 : «Les juifs sont nos ennemis vu notre conception de la race. Nous devons les éliminer. Une extermination biologique serait cependant indigne de l'Allemagne comme nation de haute culture. Après la victoire, nous demanderons par conséquent aux puissances ennemies de faire servir leur flotte à l'envoi des juifs et de leurs effets à Madagascar».
Le projet de déportation à Madagascar est encore considéré comme plausible dans l'hypothèse d'une victoire rapide sur la Grande-Bretagne.
Embourbement en Russie
Là-dessus survient en juin 1941 l'invasion de l'URSS. Hitler espère en finir au plus vite avec Staline et composer ensuite avec l'entêté Churchill. Cependant que les escadrons SS entament les premiers massacres de Juifs dans les zones slaves conquises par la Wehrmacht, Hitler envisage de déporter plus tard les derniers Juifs d'Europe en Sibérie. Mais son calcul est une nouvelle fois déjoué par la résistance russe. A défaut de pouvoir déporter les Juifs hors d'Europe, les nazis vont les exterminer sur place.
Dans ces conditions prend forme début novembre 1941 la «Solution finale de la question juive» et la mise en place de camps d'extermination en Pologne. Dans cette présentation du processus, la «conférence de Wannsee» qui réunit plusieurs chefs nazis en janvier 1942 n'a d'autre but que de rationnaliser les transports des malheureux. Eichmann écrit dans son compte-rendu de la conférence: «Désormais, à la place de l'émigration, la nouvelle solution, avec l'aval préalable du Führer, est l'évacuation des Juifs vers l'est (...). Au cours de la solution finale de la question juive en Europe, seront à prendre en compte environ 11 millions de juifs...».
Il n'est pas ouvertement question dans ce procès-verbal (ni ailleurs) d'extermination physique pour ne pas effaroucher les fonctionnaires allemands dont beaucoup auraient refusé de participer à un projet clairement génocidaire, ainsi que le note l'historien.
La logistique se mettant rapidement en place, les nazis n'auront qu'à reprendre les méthodes de meurtre mises au point pour l'élimination des handicapés mentaux dans les mois antérieurs...
André Larané
Nous avons lu pour vous «Nous pouvons vivre sans les Juifs», Novembre 1941
Quand et comment ils décidèrent de la Solution finale
par Édouard Husson
(Perrin, 2005, 180 pages, 16 euros)
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Hitler se proposait de chasser les Juifs d'Europe ou de les déporter à Madagascar. Puis émerge peu à peu l'idée de leur extermination physique systématique.
Édouard Husson, chercheur reconnu sur la période du nazisme, enquête sur le processus qui a mené à la Shoah. Indispensable pour qui veut comprendre... l'incompréhensible.
«Nous pouvons vivre sans les Juifs»
L'extermination de six millions de juifs européens, entre 1941 et 1945, est le crime le plus terrifiant de l'histoire de l'humanité. Il s'est déroulé en pleine guerre mondiale, dans des conditions d'autant plus mystérieuses qu'il n'y eût jamais d'ordre écrit de Hitler et de ses acolytes en vue de son exécution.
Édouard Husson se penche sur les mois dramatiques de 1940-1942 durant lesquels les chefs nazis ont évolué de l'idée d'expulser les Juifs d'Europe à celle de les exterminer.
Échec des projets de déportation
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, Hitler, mû par un antisémitisme obsessionnel, caresse l'idée de chasser tous les Juifs d'Allemagne et pourquoi pas ? de créer une réserve quelque part en Afrique ou à Madagascar. L'idée ne scandalise pas outre-mesure les contemporains ; Staline n'a-t-il pas créé aux confins de la Mongolie une pseudo-République du Birobidjan pour ses propres juifs ? Les Occidentaux, sollicités par les nazis de trouver une «solution» pour les Juifs allemands, se réunissent à Évian en juillet 1938 pour en parler. Malheureusement se font jour à cette occasion leurs réticences à accueillir les réfugiés juifs (crainte du chômage,...).
Quand s'approche le conflit, Hitler durcit le ton et, dans son discours du Reichstag du 30 janvier 1939, évoque pour la première fois de façon la perspective d'une «extermination de la race juive». Non seulement les nazis doivent différer le projet de déporter à Madagascar les Juifs qui se trouvent encore en Allemagne mais ils doivent traiter aussi les millions d'israélites des territoires qu'ils ont envahi, en Pologne et en Tchécoslovaquie.
Vers une «réserve juive» en Pologne
Dès l'agression de la Pologne, en septembre 1939, Heydrich, le chef des services secrets allemands, donne l'ordre de liquider la couche dirigeante polonaise (intellectuels, cadres, clergé,...). Par ailleurs, il constitue une «réserve juive» dans la partie la plus inhospitalière du pays, en vue d'y déporter les Juifs du Reich. Les nazis justifient l'opération par la nécessité d'accueillir en retour les Allemands rapatriés d'URSS, de Roumanie et d'ailleurs. Cet absurde chassé-croisé tourne au cafouillage.
Le 25 mai 1940, Himmler, sur instruction de Hitler, projette d'organiser en Pologne un «triage racial» en restreignant l'enseignement secondaire aux enfants «racialement purs». Édouard Husson relève un commentaire du chef de la SS : «Aussi cruel et tragique que soit chaque cas particulier, une telle méthode est la plus douce et la meilleure si l'on refuse, par conviction profonde, la méthode bolchevique de l'élimination physique d'un peuple comme contraire à la germanité et impossible» (page 60). Ce propos montre que Himmler a déjà envisagé à cette date l'hypothèse de l'élimination physique d'une race (Juifs ou Polonais) mais qu'un reste de scrupule moral le dissuade de passer à l'acte.
Même réflexion chez Heydrich à l'été 1940 : «Les juifs sont nos ennemis vu notre conception de la race. Nous devons les éliminer. Une extermination biologique serait cependant indigne de l'Allemagne comme nation de haute culture. Après la victoire, nous demanderons par conséquent aux puissances ennemies de faire servir leur flotte à l'envoi des juifs et de leurs effets à Madagascar».
Le projet de déportation à Madagascar est encore considéré comme plausible dans l'hypothèse d'une victoire rapide sur la Grande-Bretagne.
Embourbement en Russie
Là-dessus survient en juin 1941 l'invasion de l'URSS. Hitler espère en finir au plus vite avec Staline et composer ensuite avec l'entêté Churchill. Cependant que les escadrons SS entament les premiers massacres de Juifs dans les zones slaves conquises par la Wehrmacht, Hitler envisage de déporter plus tard les derniers Juifs d'Europe en Sibérie. Mais son calcul est une nouvelle fois déjoué par la résistance russe. A défaut de pouvoir déporter les Juifs hors d'Europe, les nazis vont les exterminer sur place.
Dans ces conditions prend forme début novembre 1941 la «Solution finale de la question juive» et la mise en place de camps d'extermination en Pologne. Dans cette présentation du processus, la «conférence de Wannsee» qui réunit plusieurs chefs nazis en janvier 1942 n'a d'autre but que de rationnaliser les transports des malheureux. Eichmann écrit dans son compte-rendu de la conférence: «Désormais, à la place de l'émigration, la nouvelle solution, avec l'aval préalable du Führer, est l'évacuation des Juifs vers l'est (...). Au cours de la solution finale de la question juive en Europe, seront à prendre en compte environ 11 millions de juifs...».
Il n'est pas ouvertement question dans ce procès-verbal (ni ailleurs) d'extermination physique pour ne pas effaroucher les fonctionnaires allemands dont beaucoup auraient refusé de participer à un projet clairement génocidaire, ainsi que le note l'historien.
La logistique se mettant rapidement en place, les nazis n'auront qu'à reprendre les méthodes de meurtre mises au point pour l'élimination des handicapés mentaux dans les mois antérieurs...
André Larané
vendredi 30 mai 2008
ECRIT PAR UNE ISRAELIENNE
POÈME
Ce que signifie être juif
Je n'ai aucune peur d'aller où que ce soit,
Ni en bus, ni dans un centre commercial.
Je n'ai ni changé, ni cessé de faire quoi que ce soit
De ce que je faisais avant que cette panique ne s'installe !
Les gens ont tendance à oublier que les routes
Tuent deux fois plus de victimes que ne le fait la terreur !
Plus de gens meurent encore
Par suite de crise cardiaque, de cancer,
Et d'autres causes,
Tout simplement ils ne le montrent pas à la télé.
Ne vous méprenez pas,
Il y a bien une guerre,
Ce n'est pas agréable,
Mais regardons les choses en face :
ON N'A JAMAIS ETE MIEUX QUE MAINTENANT !!!!
C'est seulement la télé et les média
Qui font croire aux gens
Que la fin du monde arrive.
Il y a tout juste 65 ans
Ils menaient les Juifs à la mort
Comme des brebis à l'abattoir !
Pas de Pays, pas d'Armée, il y a 55 ans !!
Sept pays arabes ont déclaré la guerre
Au petit état juif,
A peine vieux de quelques heures !!
Nous étions alors 650.000 juifs !
Contre le reste du monde arabe !
Pas d'IDF (Force de Défense israélienne) .
Pas d'aviation militaire puissante,
Juste un peuple rude,
Qui ne savait où aller.
Le Liban, la Syrie, l'Iraq, la Jordanie, l'Egypte,
La Libye et l'Arabie Saoudite ont attaqué tous ensemble.
65% du Pays que l'ONU nous avait ' donné '
N'était que du désert.
Le pays a commencé de rien !
Il y a 35 ans ! Nous avons combattu
Les trois armées les plus puissantes du Moyen Orient,
Et les avons balayées en six jours.
Nous nous sommes battus contre
Diverses coalitions de pays arabes,
Qui avaient des armées modernes,
Et des quantités d'armes provenant de la Russie Soviétique,
Et nous avons quand même gagné !!!
Aujourd'hui nous possédons
Un pays,
Une armée, une aviation puissante
Une économie High-Tech, qui exporte des millions.
Intel - Microsoft -IBM ont développé leurs produits ici.
Nos médecins ont gagné des prix internationaux
Qui récompensent des développements médicaux.
Nous avons fait prospérer le désert,
Et vendu oranges et légumes dans le monde entier,
Israël a envoyé son propre satellite dans l'Espace !!
Trois satellites en tout !!!
C'est fièrement
Qu'avec les USA et leurs 250 millions d'habitants,
Avec la Russie et ses 200 millions d'habitants,
Avec la Chine et ses 1,1 milliards d'habitants,
Avec les Européens: la France, l'Angleterre, l'Allemagne,
Et ses 350 millions d'habitants,
Nous sommes les seuls pays au monde
A avoir envoyé quelque chose dans l'espace !!
Israël fait aujourd'hui partie
De la puissante famille nucléaire mondiale
Avec les USA, la Russie, la Chine, l'Inde, la France et l'Angleterre.
(Nous ne le reconnaissons pas, mais tout le monde le sait...)
Penser qu'il y a seulement 60 ans,
On nous menait,
Honteux,
Ayant perdu tout espoir,
Vers notre propre mort !!
Nous sommes sortis en rampant des cendres brûlantes de l'Europe,
Nous avons gagné nos guerres ici, armés de moins que rien,
Nous avons construit un ' empire ' à partir de rien.
Pour qui M. Arafat se prend-il donc
Pour m'effrayer ?
Pour me terrifier ?
Vous me faîtes rire !
La Pâque a été célébrée :
N'oublions pas ce dont il s'agit.
Nous avons survécu à Pharaon,
Nous avons survécu aux Grecs,
Nous avons survécu aux Romains,
Nous avons survécu à l'inquisition en Espagne,
Nous avons survécu aux pogroms en Russie,
Nous avons survécu à Hitler,
Nous avons survécu aux Allemands,
Nous avons survécu à l'holocauste,
Nous avons survécu aux armées des sept pays arabes,
Nous avons survécu à Saddam.
Calmez-vous les gars,
Nous survivrons aussi
A nos ennemis actuels .
Dans quelque partie de l'histoire de l'humanité qu'on regarde !
Pensez-y,
Pour nous,
Les juifs,
Notre situation n'a jamais été meilleure !!!
Aussi,
Relevons bien haut la tête,
Et souvenons-nous :
Toute nation ou toute culture
Qui a essayé de s'en prendre à nous
A été détruite -alors que nous avons continué d'exister !!!
L' Egypte ?
Quelqu'un sait-il où son empire a disparu ?
Les Grecs ?
Alexandre de Macédoine ?
Les Romains ?
Est-ce que quiconque de nos jours parle latin ?
Le Troisième Reich ?
Quelqu'un en a-t-il entendu parler dernièrement ?
Et regardez-nous,
La Nation de la Bible,
Depuis l'esclavage en Egypte,
Nous sommes encore ici,
Parlant la même langue !!
Au même endroit, à l'instant présent.
Les arabes ne le savent pas encore,
Mais ils apprendront qu'il y a un Dieu .
Tant que nous conserverons notre Identité,
Nous sommes éternels.
Aussi, désolée de ne pas m'inquiéter,
De ne pas me plaindre,
De ne pas pleurer,
De ne pas avoir peur.
Tout va bien ici.
Cela pourrait certainement aller mieux,
Mais cependant :
Ne vous laissez pas avoir par les inepties médiatiques,
Ils ne vous diront pas
Que des festivals ont lieu,
Que les gens continuent à vivre,
Que les gens sortent,
Que les gens voient des amis.
Oui, notre moral est bas,
Et alors ?
C'est seulement parce que nous pleurons nos morts
Pendant que d'autres aiment le sang.
C'est aussi la raison pour laquelle,
Nous gagnerons, après tout.
Vous pouvez faire suivre cet e-mail
Si vous le désirez.
A la communauté juive toute entière,
Et aux gens dans le monde entier.
Ils font partie de notre force.
Cela pourrait aider certains d'entre eux
A garder la tête haute.
Dites-leur
Qu'il ne faut s'inquiéter de rien.
Dites-leur de voir plus grand et
De comprendre la situation telle qu'elle est.
' A l'an prochain à Jérusalem. '
AMEN
Ce que signifie être juif
Je n'ai aucune peur d'aller où que ce soit,
Ni en bus, ni dans un centre commercial.
Je n'ai ni changé, ni cessé de faire quoi que ce soit
De ce que je faisais avant que cette panique ne s'installe !
Les gens ont tendance à oublier que les routes
Tuent deux fois plus de victimes que ne le fait la terreur !
Plus de gens meurent encore
Par suite de crise cardiaque, de cancer,
Et d'autres causes,
Tout simplement ils ne le montrent pas à la télé.
Ne vous méprenez pas,
Il y a bien une guerre,
Ce n'est pas agréable,
Mais regardons les choses en face :
ON N'A JAMAIS ETE MIEUX QUE MAINTENANT !!!!
C'est seulement la télé et les média
Qui font croire aux gens
Que la fin du monde arrive.
Il y a tout juste 65 ans
Ils menaient les Juifs à la mort
Comme des brebis à l'abattoir !
Pas de Pays, pas d'Armée, il y a 55 ans !!
Sept pays arabes ont déclaré la guerre
Au petit état juif,
A peine vieux de quelques heures !!
Nous étions alors 650.000 juifs !
Contre le reste du monde arabe !
Pas d'IDF (Force de Défense israélienne) .
Pas d'aviation militaire puissante,
Juste un peuple rude,
Qui ne savait où aller.
Le Liban, la Syrie, l'Iraq, la Jordanie, l'Egypte,
La Libye et l'Arabie Saoudite ont attaqué tous ensemble.
65% du Pays que l'ONU nous avait ' donné '
N'était que du désert.
Le pays a commencé de rien !
Il y a 35 ans ! Nous avons combattu
Les trois armées les plus puissantes du Moyen Orient,
Et les avons balayées en six jours.
Nous nous sommes battus contre
Diverses coalitions de pays arabes,
Qui avaient des armées modernes,
Et des quantités d'armes provenant de la Russie Soviétique,
Et nous avons quand même gagné !!!
Aujourd'hui nous possédons
Un pays,
Une armée, une aviation puissante
Une économie High-Tech, qui exporte des millions.
Intel - Microsoft -IBM ont développé leurs produits ici.
Nos médecins ont gagné des prix internationaux
Qui récompensent des développements médicaux.
Nous avons fait prospérer le désert,
Et vendu oranges et légumes dans le monde entier,
Israël a envoyé son propre satellite dans l'Espace !!
Trois satellites en tout !!!
C'est fièrement
Qu'avec les USA et leurs 250 millions d'habitants,
Avec la Russie et ses 200 millions d'habitants,
Avec la Chine et ses 1,1 milliards d'habitants,
Avec les Européens: la France, l'Angleterre, l'Allemagne,
Et ses 350 millions d'habitants,
Nous sommes les seuls pays au monde
A avoir envoyé quelque chose dans l'espace !!
Israël fait aujourd'hui partie
De la puissante famille nucléaire mondiale
Avec les USA, la Russie, la Chine, l'Inde, la France et l'Angleterre.
(Nous ne le reconnaissons pas, mais tout le monde le sait...)
Penser qu'il y a seulement 60 ans,
On nous menait,
Honteux,
Ayant perdu tout espoir,
Vers notre propre mort !!
Nous sommes sortis en rampant des cendres brûlantes de l'Europe,
Nous avons gagné nos guerres ici, armés de moins que rien,
Nous avons construit un ' empire ' à partir de rien.
Pour qui M. Arafat se prend-il donc
Pour m'effrayer ?
Pour me terrifier ?
Vous me faîtes rire !
La Pâque a été célébrée :
N'oublions pas ce dont il s'agit.
Nous avons survécu à Pharaon,
Nous avons survécu aux Grecs,
Nous avons survécu aux Romains,
Nous avons survécu à l'inquisition en Espagne,
Nous avons survécu aux pogroms en Russie,
Nous avons survécu à Hitler,
Nous avons survécu aux Allemands,
Nous avons survécu à l'holocauste,
Nous avons survécu aux armées des sept pays arabes,
Nous avons survécu à Saddam.
Calmez-vous les gars,
Nous survivrons aussi
A nos ennemis actuels .
Dans quelque partie de l'histoire de l'humanité qu'on regarde !
Pensez-y,
Pour nous,
Les juifs,
Notre situation n'a jamais été meilleure !!!
Aussi,
Relevons bien haut la tête,
Et souvenons-nous :
Toute nation ou toute culture
Qui a essayé de s'en prendre à nous
A été détruite -alors que nous avons continué d'exister !!!
L' Egypte ?
Quelqu'un sait-il où son empire a disparu ?
Les Grecs ?
Alexandre de Macédoine ?
Les Romains ?
Est-ce que quiconque de nos jours parle latin ?
Le Troisième Reich ?
Quelqu'un en a-t-il entendu parler dernièrement ?
Et regardez-nous,
La Nation de la Bible,
Depuis l'esclavage en Egypte,
Nous sommes encore ici,
Parlant la même langue !!
Au même endroit, à l'instant présent.
Les arabes ne le savent pas encore,
Mais ils apprendront qu'il y a un Dieu .
Tant que nous conserverons notre Identité,
Nous sommes éternels.
Aussi, désolée de ne pas m'inquiéter,
De ne pas me plaindre,
De ne pas pleurer,
De ne pas avoir peur.
Tout va bien ici.
Cela pourrait certainement aller mieux,
Mais cependant :
Ne vous laissez pas avoir par les inepties médiatiques,
Ils ne vous diront pas
Que des festivals ont lieu,
Que les gens continuent à vivre,
Que les gens sortent,
Que les gens voient des amis.
Oui, notre moral est bas,
Et alors ?
C'est seulement parce que nous pleurons nos morts
Pendant que d'autres aiment le sang.
C'est aussi la raison pour laquelle,
Nous gagnerons, après tout.
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A la communauté juive toute entière,
Et aux gens dans le monde entier.
Ils font partie de notre force.
Cela pourrait aider certains d'entre eux
A garder la tête haute.
Dites-leur
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Dites-leur de voir plus grand et
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' A l'an prochain à Jérusalem. '
AMEN
lundi 26 mai 2008
ANTISEMITISME
Antisémitisme – la haine du Juif
En 1879, le polémiste allemand, Wilhelm Marr a inventé le terme allemand de Antisemitismus pour donner une aura scientifique à son idéologie déterminée par la haine du Juif. Les Arabes qui haïssent les Juifs ont prétendu qu’ils n’étaient pas antisémites puisque eux-mêmes étaient des sémites, et certains Arabes emploient le terme dans ce sens. Dans cette page, nous employons le terme «antisémite» uniquement parce que c’est le terme le plus populaire et par conséquent il est le plus employé lorsqu’on fait une recherche sur le sujet.
Caractéristiques de l’idéologie antisémite et les «symboles» dominants
Ce qui suit pourrait être utilisé comme points de repère pour rapidement identifier les livres, articles et sites Internet antisémites.
En général, tout ouvrage qui prétend décrire les traits caractéristiques de toute une population pourrait être qualifié de raciste même s’il ne le fait pas intentionnellement. Le racisme ou la bigoterie à l’encontre des Juifs est de l’antisémitisme.
Tout texte ou toute déclaration qui véhiculent une ou plusieurs des concepts suivants et affirment qu’ils sont authentiques peuvent être considérés comme antisémites:
Les Protocoles des Sages de Sion
La diffamation du sang
Exclusivisme
Dénégation de l’Holocauste – tout texte, ou toute déclaration, qui prétend que l’Holocauste n’a pas existé ou qu’il a été exagéré par les Juifs ou les «sionistes» ou emploie l’expression «Mythe de l’Holocauste» est antisémite.
Antisémitisme – Vue d’ensemble détaillée et récapitulatif historique
Antisémitisme antique – Les sentiments et théories antisémites étaient manifestes dans la culture païenne. Une très grande émeute a éclaté à Alexandrie en 38 avant J-C. Cette fable d’Apion d’Alexandrie (environ 20 - 45 après J-C.) a été transmise par d’autres comme étant authentique. Les opinions de Tacite sur les Juifs sont décrites dans Les Histoires 5.2-5. Les Juifs sont injuriés dans les Satires de Juvénal.
Ci-après est un récapitulatif des opinions antiques sur les Juifs :
* Les Juifs sont les descendants des lépreux (Manetho) ou victimes de maladies débilitantes (Tacite), que les Egyptiens ont du expulser.
* Les Juifs ont été délivrés du désert par un âne sauvage ou autre animal, et par conséquent, ils ont vénéré l’âne.
* Le colloque de Plutarque de Chaeronea (c.45-120), indique que l’objet du culte juif était le porc.
* * Les Juifs ne vénéraient pas les dieux habituels, comme les autres. Les Juifs étaient parfois jugés responsables de la colère divine lorsque des catastrophes frappaient une communauté.
*
* Dans leur temple à Jérusalem, les Juifs sacrifiaient des êtres humains.
* * Les Juifs sont lascifs et «sexy» – on retrouve ces attributs, entre autres, chez Tacite.
*
* Les Juifs étaient considérés comme paresseux, c’est pourquoi ils observaient le Shabbath, conformément à la quatorzième satire du poète romain Juvénal (c.67-c.145).
* * Les Juifs avaient des coutumes étranges. La cacheroute et autres lois faisaient l’objet de nombreuses moqueries et superstitions. On croyait que ceux qui appliquaient les lois de Moïse ignoraient les lois de l’Etat dans lequel ils vivaient.
*
* * On croyait les Juifs antisociaux («exclusivistes»). Ils étaient séparés des autres êtres vivant dans le monde méditerranéen antique. La raison pourrait être des habitudes alimentaires différentes ou la volonté de ne pas sacrifier aux dieux païens, ou des raisons religieuses.
* * Les Juifs devaient habiter près de leur synagogue pour pouvoir y aller à pied.
*
* * La «mutilation des parties génitales» (circoncision) était considérée barbare. En 132, l’empereur romain Hadrien a tenté de mettre fin à cette coutume, ce qui a déclenché la révolte de Bar-Kokhba. Romains et Grecs pensaient que le corps humain et en particulier le phallus étaient sacrés. Ce qui était pris pour de l’homosexualité. En particulier, Hadrien, qui était amoureux d’un jeune et beau jeune homme.
On raconte que les empereurs Tibère et Claudius auraient expulsé les Juifs de Rome.
Philostratus (170-c.244) déclare que les Juifs sont des sous hommes ou différents de l’humanité :
"Pour les Juifs qui se sont longtemps révoltés [...] contre l’humanité ; et une race qui s’est faite une vie irréconciliable et isolée, qui ne peut ni partager les plaisirs de la table avec le reste de l’humanité, ni participer à ses libations, prières ou sacrifices, sont séparés de nous par un plus grand fossé que celui qui nous sépare de Suse ou Bactre ou des plus lointaines Indes».
[Philostratus, La Vie d’Apponius de Tyana 5.33;]
L’antisémitisme chrétien – D’après les anciens Pères de l’Eglise, les Juifs étaient damnés pour avoir tué le Christ. C’est pourquoi, d’après Eusèbe de Césarée, les Juifs n’ont pas pu reconstruire Jérusalem ou le Temple de Jérusalem, alors que leurs destructions ont été infligées pour avoir tué le Messie. Les Croisés étaient l’occasion de massacrer massivement les Juifs, en Allemagne et ailleurs, malgré la tentative de l’Eglise catholique de modérer la violence. Durant les Croisés et autres émeutes antisémites, toutes les cités et quartiers juifs étaient incendiés et les habitants étaient jetés par-dessus les murailles. Les Juifs étaient rassemblés dans la synagogue et brûlés vifs. Certains écrivains modernes ont, euphémiquement, qualifié ce traitement d’«indignités subies par les Juifs».
Au Moyen-âge, les Juifs étaient périodiquement expulsés par les pays européens et leurs biens étaient confisqués. Par exemple, les Juifs ont été expulsés d’Espagne plus d’une fois – la dernière en 1492 (suivi en 1496/7 par leur expulsion du Portugal), d’Angleterre, sous Edouard I (1290) et de France sous Philippe Auguste (1182). Philippe a réhabilité les Juifs en 1198, en réglementant soigneusement leurs comptes en banques à son propre profit. En Espagne, pendant une très longue période, les Juifs ont été obligés de se convertir, souvent sous la menace d’être tués, et de même sous Ferdinand et Isabelle. Les «conversos» étaient soumis à l’inquisition et obligés d’admettre, sous la torture, qu’ils étaient secrètement Juifs et hérétiques. Les motivations de l’inquisition étaient la piété chrétienne, confisquer les terres et les biens des conversos et affermir la loi de l’état par opposition aux aristocrates qui étaient soit des conversos soit soutenus par eux. Les inquisiteurs n’ont été canonisés par l’Eglise catholique romaine qu’au XIXe siècle.
Conversions forcées – En plus des conversions effectuées en Espagne sous menace d’expulsion ou de mort, les Juifs étaient parfois obligés d’assister à des sermons ponctuels destinés à les convertir.
Conflits – Une persécution caractéristique s’effectuait dans le cadre d'un débat public entre un prêtre chrétien ou un fonctionnaire de l’Eglise, et un rabbin ou un leader de la communauté juive. Le débat était destiné à «prouver» l’exactitude de la foi chrétienne. A la fin du débat, les Juifs étaient tués, soumis à une conversion massive, ou leurs ouvrages tels que le Talmud étaient brûlés.
Théologie de substitution – Les prophètes de l’Ancien Testament ont affirmé qu’Israël était le peuple élu de Dieu, qu’il serait sauvé et rétablit en Terre Sainte. Les Pères de l’Eglise ont conçu une théologie de substitution pour re-interpréter les références à Israël comme symbolisant les Chrétiens et l’Eglise Catholique. Cette notion représente la doctrine principale de la pensée antisémite au Moyen- âge. L’empereur Ferdinand d’Espagne pensait qu’il était destiné à réhabiliter Israël», ce qui nécessitait l’expulsion des Juifs d’Espagne, et finalement, une croisade pour reconquérir la Terre Sainte. La théologie de substitution a été ravivée et popularisée par les antisionistes tels que le révérend Sizer.
Superstitions médiévales sur les Juifs – Certaines superstitions médiévales typiques sur les Juifs comprenaient :
Les Juifs empoisonnent les puits – Cette diffamation était prétendument à l’origine des pestes et en particulier la peste noire.
Profanation de l’hostie – La détérioration de la communion des hosties, qui seraient devenues rouges sang, a été attribuée aux Juifs qui auraient trempé les hosties dans le sang de Chrétiens massacrés.
Les Juifs tuent secrètement des Chrétiens – Pour expliquer, par exemple, l’expulsion des Juifs de France, le moine français Rigord (1205), raconte [Philippe Auguste a souvent entendu] que les Juifs qui habitaient Paris avaient l’habitude chaque année le jour de Pâques, ou pendant la semaine sacrée de la Passion de Jésus-Christ, de descendre secrètement dans les catacombes pour y sacrifier un Chrétien au mépris de la religion chrétienne. Longtemps, ils auraient continué ces actes de cruauté, inspirés par le diable, et au temps du père de Philippe, plusieurs ont été arrêtés et brûlés vifs.
La diffamation du sang – Une variante du thème des meurtres secrets, la diffamation du sang prétend que les Juifs tuaient des jeunes chrétiens pré pubères pour préparer le pain azyme (Matzoth) de Pâques. Cette rumeur a probablement vu le jour en Angleterre, en 1144, lorsqu’une foule de Chrétiens a accusé des Juifs d’avoir mis à mort le jeune William de Norwich pour célébrer les fêtes de Pâques (voir ci-dessus). Cette histoire a été racontée dans La vie et les Miracles de St William de Norwich, par Thomas de Monmouth, un moine de Norwich. Cette histoire, comme les contes racontés par Rigord, ne prétendaient pas que les Juifs utilisaient le sang pour faire le pain azyme, mais affirmaient plutôt que le garçon avait été crucifié. Cependant, cet événement est souvent considéré comme la première «diffamation du sang».
En 1491, en Espagne, les inquisiteurs ont obligé les Juifs à avouer qu’ils avaient tué un enfant chrétien, un dénommé Christophe de Tolède ou Christophe de la Guardia, qui fut canonisé par la suite par l’Eglise Catholique Romaine, et vénéré comme le Saint Enfant de la Guardia (Santo Nino de La Guardia). Aucune disparition qui aurait pu correspondre à la description de l’enfant et confirmer cette histoire n’a jamais été signalée. Cet acte aurait été avoué par les victimes des inquisiteurs sous la torture, par suggestion (par exemple, «Avoue qu’à cette date tu as fait X»). Il est probable que la diffamation du sang ait été célèbre en ce temps.
Le Talmud – Le Talmud aurait prétendument contenu des formules conspirationnelles, des imprécations contre Jésus et Marie et des injonctions pour duper et distinguer les non Juifs. C’est pourquoi il aurait souvent été interdit ou censuré.
Physiognomonie– Outre les caractéristiques du grand nez et des postures voûtées, les Juifs du Moyen-âge étaient illustrés avec des queues et des cornes, comme le diable.
Antisémitisme européen moderne – L’antisémitisme était manifeste dans la littérature du Siècle des Lumières, chez Voltaire et d’autres Edward Gibbon, auteur du Déclin et Chute de l'Empire Romain, indique, dans une note de bas de page, que les Juifs de Chypres avaient provoqué des émeutes et étaient impliqués dans le capitalisme. Comme beaucoup d’autres personnages publics des Lumières, une de ses critiques de la religion chrétienne était qu'elle émanait du Judaïsme. L’antisémitisme moderne est associé aux théories raciales de l’Allemagne du XIXe siècle qui soutenaient que les Juifs étaient une race inférieure à part. Adolf Stoecker, Wilhelm Marr,Richard Wagner et Heinrich von Treitchke étaient des antisémites notoires. Cette notion s’est sans doute développée en réaction à l'assimilation des Juifs qui s'étaient convertis au Christianisme. Des personnages populaires tels que Mendelsohn, Heine et autres qui étaient des Juifs convertis suscitaient l’envie et la suspicion de leurs concitoyens allemands. La Russie est devenue vigoureusement antisémite. Des pogroms (émeutes antisémites) avaient lieu dans de nombreuses villes dans les années 1880. Les autorités les ignoraient ou les encourageaient. La police secrète du Tsar avait falsifié les Protocoles des Sages de Sion, un document qui prétendait ébaucher le plan secret des Juifs pour conquérir le Monde.
En France, l’espoir que les Lumières avaient mis un terme au préjudice racial a été anéanti par le procès du Capitaine Dreyfus (commencé en 1983). Dreyfus, un Juif, fut accusé de trahison contre la France. L’affaire avait été accompagnée par de nombreuses protestations antisémites, affirmant que les Juifs manquaient de loyauté envers leurs pays d’accueil. Dreyfus a fini par être innocenté grâce aux accusations de Emile Zola, entre autres.
Ailleurs en Europe et en Amérique du Nord, l’exclusion des Juifs et leur dénigrement conformément aux stéréotypes ordinaires étaient acceptés par la bonne société. Des écrivains tels que Dorothy Sayers, Agatha Christie et F. Scott Fitzgerald décrivaient les personnages Juifs comme des gangsters sournois, ou des gens bruyants, arrivistes et maladroits. Etant jeune, Somerset Maugham a écrit un journal rempli de descriptions imaginaires sur les Juifs malhonnêtes et minables et les Juives lascives. En Angleterre, curieusement, ces sentiments coexistaient avec un sentiment de réhabilitation des Juifs (voir Daniel Deronda), Aux Etats-Unis, l'industriel Henry Ford a publié les falsifiés Protocoles des Sages de Sion dans son journal Dearborn Independent et a ravivé le mythe qu’ils étaient authentiques. Le Père Coughlin, le populaire Capitaine Charles Lindbergh et autres étaient ouvertement antisémites et favorables au régime nazi pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Des restrictions sociales européennes étaient fréquemment imposées aux Juifs, y compris les obliger à vivre dans des secteurs spécifiques (shtetl en Russie ou ghettos avant le XIXe siècle), des impôts particuliers, la censure ou l’interdiction des livres de droit juifs, un quota d'entrée aux universités permettant l’accès à un nombre limité de Juifs (numerus clausus), leur refuser des emplois dans le gouvernement ou les universités, leur interdire l'accès aux associations amicales et leur interdire d’habiter dans des quartiers élitaires.
Le communisme était officiellement non raciste, mais en fait, la persécution des Juifs comme des «cosmopolites déracinés» ou des «sionistes» avait été amorcée à plusieurs périodes sous Staline, et réincarnée en «antisionisme» par ses successeurs.
L’antisémitisme européen semblait avoir atteint son apogée avec l’ Holocauste nazi. Les nazis ont essayé de tuer la population juive d’Europe et ont réussi à en exterminer environ 6 millions.
Après la Seconde Guerre Mondiale, l’horreur de l’Holocauste a provoqué la révulsion de l’antisémitisme dans la bonne société en Europe, sauf en URSS, mais il semble qu’il refait doucement surface soit ouvertement, soit sous la forme d’un «antisionisme» à peine voilé.
Antisémitisme arabe/musulman – Vu le traitement que les Juifs ont subi dans les pays européens, leur expérience sous les lois islamiques était malgré tout relativement bénigne, mettant en avant l’idée que Musulmans, Juifs et Chrétiens vivaient en parfaite harmonie. Ce qui est loin d’être vrai, mais c’est vrai en des temps meilleurs et avec les meilleurs dirigeants de l’Islam, comme les sultans ottomans qui avaient conviés les Juifs à s'installer en Turquie après leurs expulsions par les inquisitions d'Espagne et du Portugal, ou à s'installer dans des communautés telles que Tibériade et Tsfat, en Terre Sainte.
Le statut des Juifs sous l’Islam n’était toutefois pas constant et dépendait du moment et du lieu. Le Coran propose des injonctions mitigées à l’égard des Juifs et des Chrétiens, tantôt les louant pour être des gens du livre, tantôt les traitant d’hypocrites pour ne pas avoir suivi Mohammed. Très tôt dans sa carrière, Mohammed avait attaqué et détruit la ville juive de Khaibar, et «Khaibar, Khaibar» est devenu le cri de ralliement des émeutes musulmanes antisémites. En tous cas, Juifs comme Chrétiens étaient considérés être formellement protégés comme des citoyens de seconde classe dans les pays musulmans. Seuls les musulmans pouvaient combattre à la guerre. C’est pourquoi Juifs et Chrétiens ne recevaient pas des concessions de terrain dans les pays conquis comme les chevaliers, ce qui représentait une source principale de richesse et le signe d’un certain statut social. Juifs et Chrétiens payaient un impôt spécial et devaient en général porter des habits distinctifs. Dans certains endroits, les Juifs étaient emprisonnés dans le «Mellah» (ghetto). Dans plusieurs pays, tels que le Maroc et le Yémen, les jeunes enfants avaient pour habitude de lancer des pierres sur les Juifs et les maudire. Les Juifs étaient parfois obligés de se convertir à l’Islam ou bien ils étaient expulsés, comme sous la dynastie Al-Mohad, au Maroc, commençant en 1146.
En général, les Juifs étaient méprisés pour être des roublards bien que faibles et sans courage. Par exemple, après la révolution des Jeunes Turcs dans la Turquie Ottomane, les Juifs pouvaient servir à l’armée. Une blague turque racontait qu’avec beaucoup de temps il était possible de recruter et de former une unité juive. Les Juifs étaient alors envoyés au front d’où ils revenaient rapidement parce qu’ils avaient été effrayés par des bandits qu’ils avaient rencontré sur la route. Un Hadith musulman (légende liée au Coran) raconte qu’au final les musulmans tueront tous les Juifs qui essaieront de se cacher dans les arbres. Toutefois, seule une sorte d’arbre accepterait de les cacher. Ce Hadith est repris dans la charte du Hamas, mais il est d’origine respectable.
Dans les temps modernes, début du XIXe siècle, les pays musulmans et arabes reprenaient des thèmes antisémites européens tels que la diffamation du sang (un incident qui s’est produit à Damas en 1840) et plus tard, les Protocoles des Sages de Sion, Mein Kampf et autres caractéristiques de l'antisémitisme chrétien européen tels que la dénégation de l'Holocauste. Des caricatures dans les journaux arabes et musulmans illustraient régulièrement les Juifs avec les traits caractéristiques antisémites tels que la posture voûtée, les yeux en bouton de bottines, et les nez crochus.
Juifs antisémites – Des Juifs apostates et quelques autres ont souvent fait carrière en partageant et en propageant des opinions antisémites, en diffamant le Talmud et les «prophéties» sur un présumé secret et d’odieuses coutumes juives. Comme il existe des Américains antiaméricains, et des Chrétiens qui dénoncent le Christianisme, il n’y a pas de raison logique pour qu’il n’y ait pas de Juifs antisémite. Le simple fait qu’ils sont ou ont été Juifs justifie à peine leurs revendications. Dans certains cas, la personne n’est pas vraiment juive.
Antisionisme et antisémitisme – L’antisionisme s’oppose à l’existence de l’Etat d'Israël ou à l’idée de former une patrie juive. Ce n'est pas forcément antisémite, mais en général ça l’est, particulièrement lorsque les critiques envers Israël et les «sionistes» suggèrent qu’ils contrôlent le gouvernement américain, conspirent pour dominer monde et déclenchent des guerres mondiales, etc. (voir ci-dessus les caractéristiques des sites Internet antisémites). L’antisionisme est généralement basé sur la prémisse que les Juifs sont inférieurs ou différents de tout autre groupe social, et par conséquent ils n’ont pas le droit de se proclamer nation ou peuple.
Sites Internet antisionistes – Les sites Internet antisionistes tels que abbc.com, ziopedia, radio-islam, serendipity et rense.com publient régulièrement des articles sur les Protocoles des Sages de Sion, ou sur le Mein Kampf de Hitler, diffament le Talmud et renient l’Holocauste. D’autres sites, tels que Stormfront, publient les mêmes documents sans le masque protecteur de l’antisionisme.
En 1879, le polémiste allemand, Wilhelm Marr a inventé le terme allemand de Antisemitismus pour donner une aura scientifique à son idéologie déterminée par la haine du Juif. Les Arabes qui haïssent les Juifs ont prétendu qu’ils n’étaient pas antisémites puisque eux-mêmes étaient des sémites, et certains Arabes emploient le terme dans ce sens. Dans cette page, nous employons le terme «antisémite» uniquement parce que c’est le terme le plus populaire et par conséquent il est le plus employé lorsqu’on fait une recherche sur le sujet.
Caractéristiques de l’idéologie antisémite et les «symboles» dominants
Ce qui suit pourrait être utilisé comme points de repère pour rapidement identifier les livres, articles et sites Internet antisémites.
En général, tout ouvrage qui prétend décrire les traits caractéristiques de toute une population pourrait être qualifié de raciste même s’il ne le fait pas intentionnellement. Le racisme ou la bigoterie à l’encontre des Juifs est de l’antisémitisme.
Tout texte ou toute déclaration qui véhiculent une ou plusieurs des concepts suivants et affirment qu’ils sont authentiques peuvent être considérés comme antisémites:
Les Protocoles des Sages de Sion
La diffamation du sang
Exclusivisme
Dénégation de l’Holocauste – tout texte, ou toute déclaration, qui prétend que l’Holocauste n’a pas existé ou qu’il a été exagéré par les Juifs ou les «sionistes» ou emploie l’expression «Mythe de l’Holocauste» est antisémite.
Antisémitisme – Vue d’ensemble détaillée et récapitulatif historique
Antisémitisme antique – Les sentiments et théories antisémites étaient manifestes dans la culture païenne. Une très grande émeute a éclaté à Alexandrie en 38 avant J-C. Cette fable d’Apion d’Alexandrie (environ 20 - 45 après J-C.) a été transmise par d’autres comme étant authentique. Les opinions de Tacite sur les Juifs sont décrites dans Les Histoires 5.2-5. Les Juifs sont injuriés dans les Satires de Juvénal.
Ci-après est un récapitulatif des opinions antiques sur les Juifs :
* Les Juifs sont les descendants des lépreux (Manetho) ou victimes de maladies débilitantes (Tacite), que les Egyptiens ont du expulser.
* Les Juifs ont été délivrés du désert par un âne sauvage ou autre animal, et par conséquent, ils ont vénéré l’âne.
* Le colloque de Plutarque de Chaeronea (c.45-120), indique que l’objet du culte juif était le porc.
* * Les Juifs ne vénéraient pas les dieux habituels, comme les autres. Les Juifs étaient parfois jugés responsables de la colère divine lorsque des catastrophes frappaient une communauté.
*
* Dans leur temple à Jérusalem, les Juifs sacrifiaient des êtres humains.
* * Les Juifs sont lascifs et «sexy» – on retrouve ces attributs, entre autres, chez Tacite.
*
* Les Juifs étaient considérés comme paresseux, c’est pourquoi ils observaient le Shabbath, conformément à la quatorzième satire du poète romain Juvénal (c.67-c.145).
* * Les Juifs avaient des coutumes étranges. La cacheroute et autres lois faisaient l’objet de nombreuses moqueries et superstitions. On croyait que ceux qui appliquaient les lois de Moïse ignoraient les lois de l’Etat dans lequel ils vivaient.
*
* * On croyait les Juifs antisociaux («exclusivistes»). Ils étaient séparés des autres êtres vivant dans le monde méditerranéen antique. La raison pourrait être des habitudes alimentaires différentes ou la volonté de ne pas sacrifier aux dieux païens, ou des raisons religieuses.
* * Les Juifs devaient habiter près de leur synagogue pour pouvoir y aller à pied.
*
* * La «mutilation des parties génitales» (circoncision) était considérée barbare. En 132, l’empereur romain Hadrien a tenté de mettre fin à cette coutume, ce qui a déclenché la révolte de Bar-Kokhba. Romains et Grecs pensaient que le corps humain et en particulier le phallus étaient sacrés. Ce qui était pris pour de l’homosexualité. En particulier, Hadrien, qui était amoureux d’un jeune et beau jeune homme.
On raconte que les empereurs Tibère et Claudius auraient expulsé les Juifs de Rome.
Philostratus (170-c.244) déclare que les Juifs sont des sous hommes ou différents de l’humanité :
"Pour les Juifs qui se sont longtemps révoltés [...] contre l’humanité ; et une race qui s’est faite une vie irréconciliable et isolée, qui ne peut ni partager les plaisirs de la table avec le reste de l’humanité, ni participer à ses libations, prières ou sacrifices, sont séparés de nous par un plus grand fossé que celui qui nous sépare de Suse ou Bactre ou des plus lointaines Indes».
[Philostratus, La Vie d’Apponius de Tyana 5.33;]
L’antisémitisme chrétien – D’après les anciens Pères de l’Eglise, les Juifs étaient damnés pour avoir tué le Christ. C’est pourquoi, d’après Eusèbe de Césarée, les Juifs n’ont pas pu reconstruire Jérusalem ou le Temple de Jérusalem, alors que leurs destructions ont été infligées pour avoir tué le Messie. Les Croisés étaient l’occasion de massacrer massivement les Juifs, en Allemagne et ailleurs, malgré la tentative de l’Eglise catholique de modérer la violence. Durant les Croisés et autres émeutes antisémites, toutes les cités et quartiers juifs étaient incendiés et les habitants étaient jetés par-dessus les murailles. Les Juifs étaient rassemblés dans la synagogue et brûlés vifs. Certains écrivains modernes ont, euphémiquement, qualifié ce traitement d’«indignités subies par les Juifs».
Au Moyen-âge, les Juifs étaient périodiquement expulsés par les pays européens et leurs biens étaient confisqués. Par exemple, les Juifs ont été expulsés d’Espagne plus d’une fois – la dernière en 1492 (suivi en 1496/7 par leur expulsion du Portugal), d’Angleterre, sous Edouard I (1290) et de France sous Philippe Auguste (1182). Philippe a réhabilité les Juifs en 1198, en réglementant soigneusement leurs comptes en banques à son propre profit. En Espagne, pendant une très longue période, les Juifs ont été obligés de se convertir, souvent sous la menace d’être tués, et de même sous Ferdinand et Isabelle. Les «conversos» étaient soumis à l’inquisition et obligés d’admettre, sous la torture, qu’ils étaient secrètement Juifs et hérétiques. Les motivations de l’inquisition étaient la piété chrétienne, confisquer les terres et les biens des conversos et affermir la loi de l’état par opposition aux aristocrates qui étaient soit des conversos soit soutenus par eux. Les inquisiteurs n’ont été canonisés par l’Eglise catholique romaine qu’au XIXe siècle.
Conversions forcées – En plus des conversions effectuées en Espagne sous menace d’expulsion ou de mort, les Juifs étaient parfois obligés d’assister à des sermons ponctuels destinés à les convertir.
Conflits – Une persécution caractéristique s’effectuait dans le cadre d'un débat public entre un prêtre chrétien ou un fonctionnaire de l’Eglise, et un rabbin ou un leader de la communauté juive. Le débat était destiné à «prouver» l’exactitude de la foi chrétienne. A la fin du débat, les Juifs étaient tués, soumis à une conversion massive, ou leurs ouvrages tels que le Talmud étaient brûlés.
Théologie de substitution – Les prophètes de l’Ancien Testament ont affirmé qu’Israël était le peuple élu de Dieu, qu’il serait sauvé et rétablit en Terre Sainte. Les Pères de l’Eglise ont conçu une théologie de substitution pour re-interpréter les références à Israël comme symbolisant les Chrétiens et l’Eglise Catholique. Cette notion représente la doctrine principale de la pensée antisémite au Moyen- âge. L’empereur Ferdinand d’Espagne pensait qu’il était destiné à réhabiliter Israël», ce qui nécessitait l’expulsion des Juifs d’Espagne, et finalement, une croisade pour reconquérir la Terre Sainte. La théologie de substitution a été ravivée et popularisée par les antisionistes tels que le révérend Sizer.
Superstitions médiévales sur les Juifs – Certaines superstitions médiévales typiques sur les Juifs comprenaient :
Les Juifs empoisonnent les puits – Cette diffamation était prétendument à l’origine des pestes et en particulier la peste noire.
Profanation de l’hostie – La détérioration de la communion des hosties, qui seraient devenues rouges sang, a été attribuée aux Juifs qui auraient trempé les hosties dans le sang de Chrétiens massacrés.
Les Juifs tuent secrètement des Chrétiens – Pour expliquer, par exemple, l’expulsion des Juifs de France, le moine français Rigord (1205), raconte [Philippe Auguste a souvent entendu] que les Juifs qui habitaient Paris avaient l’habitude chaque année le jour de Pâques, ou pendant la semaine sacrée de la Passion de Jésus-Christ, de descendre secrètement dans les catacombes pour y sacrifier un Chrétien au mépris de la religion chrétienne. Longtemps, ils auraient continué ces actes de cruauté, inspirés par le diable, et au temps du père de Philippe, plusieurs ont été arrêtés et brûlés vifs.
La diffamation du sang – Une variante du thème des meurtres secrets, la diffamation du sang prétend que les Juifs tuaient des jeunes chrétiens pré pubères pour préparer le pain azyme (Matzoth) de Pâques. Cette rumeur a probablement vu le jour en Angleterre, en 1144, lorsqu’une foule de Chrétiens a accusé des Juifs d’avoir mis à mort le jeune William de Norwich pour célébrer les fêtes de Pâques (voir ci-dessus). Cette histoire a été racontée dans La vie et les Miracles de St William de Norwich, par Thomas de Monmouth, un moine de Norwich. Cette histoire, comme les contes racontés par Rigord, ne prétendaient pas que les Juifs utilisaient le sang pour faire le pain azyme, mais affirmaient plutôt que le garçon avait été crucifié. Cependant, cet événement est souvent considéré comme la première «diffamation du sang».
En 1491, en Espagne, les inquisiteurs ont obligé les Juifs à avouer qu’ils avaient tué un enfant chrétien, un dénommé Christophe de Tolède ou Christophe de la Guardia, qui fut canonisé par la suite par l’Eglise Catholique Romaine, et vénéré comme le Saint Enfant de la Guardia (Santo Nino de La Guardia). Aucune disparition qui aurait pu correspondre à la description de l’enfant et confirmer cette histoire n’a jamais été signalée. Cet acte aurait été avoué par les victimes des inquisiteurs sous la torture, par suggestion (par exemple, «Avoue qu’à cette date tu as fait X»). Il est probable que la diffamation du sang ait été célèbre en ce temps.
Le Talmud – Le Talmud aurait prétendument contenu des formules conspirationnelles, des imprécations contre Jésus et Marie et des injonctions pour duper et distinguer les non Juifs. C’est pourquoi il aurait souvent été interdit ou censuré.
Physiognomonie– Outre les caractéristiques du grand nez et des postures voûtées, les Juifs du Moyen-âge étaient illustrés avec des queues et des cornes, comme le diable.
Antisémitisme européen moderne – L’antisémitisme était manifeste dans la littérature du Siècle des Lumières, chez Voltaire et d’autres Edward Gibbon, auteur du Déclin et Chute de l'Empire Romain, indique, dans une note de bas de page, que les Juifs de Chypres avaient provoqué des émeutes et étaient impliqués dans le capitalisme. Comme beaucoup d’autres personnages publics des Lumières, une de ses critiques de la religion chrétienne était qu'elle émanait du Judaïsme. L’antisémitisme moderne est associé aux théories raciales de l’Allemagne du XIXe siècle qui soutenaient que les Juifs étaient une race inférieure à part. Adolf Stoecker, Wilhelm Marr,Richard Wagner et Heinrich von Treitchke étaient des antisémites notoires. Cette notion s’est sans doute développée en réaction à l'assimilation des Juifs qui s'étaient convertis au Christianisme. Des personnages populaires tels que Mendelsohn, Heine et autres qui étaient des Juifs convertis suscitaient l’envie et la suspicion de leurs concitoyens allemands. La Russie est devenue vigoureusement antisémite. Des pogroms (émeutes antisémites) avaient lieu dans de nombreuses villes dans les années 1880. Les autorités les ignoraient ou les encourageaient. La police secrète du Tsar avait falsifié les Protocoles des Sages de Sion, un document qui prétendait ébaucher le plan secret des Juifs pour conquérir le Monde.
En France, l’espoir que les Lumières avaient mis un terme au préjudice racial a été anéanti par le procès du Capitaine Dreyfus (commencé en 1983). Dreyfus, un Juif, fut accusé de trahison contre la France. L’affaire avait été accompagnée par de nombreuses protestations antisémites, affirmant que les Juifs manquaient de loyauté envers leurs pays d’accueil. Dreyfus a fini par être innocenté grâce aux accusations de Emile Zola, entre autres.
Ailleurs en Europe et en Amérique du Nord, l’exclusion des Juifs et leur dénigrement conformément aux stéréotypes ordinaires étaient acceptés par la bonne société. Des écrivains tels que Dorothy Sayers, Agatha Christie et F. Scott Fitzgerald décrivaient les personnages Juifs comme des gangsters sournois, ou des gens bruyants, arrivistes et maladroits. Etant jeune, Somerset Maugham a écrit un journal rempli de descriptions imaginaires sur les Juifs malhonnêtes et minables et les Juives lascives. En Angleterre, curieusement, ces sentiments coexistaient avec un sentiment de réhabilitation des Juifs (voir Daniel Deronda), Aux Etats-Unis, l'industriel Henry Ford a publié les falsifiés Protocoles des Sages de Sion dans son journal Dearborn Independent et a ravivé le mythe qu’ils étaient authentiques. Le Père Coughlin, le populaire Capitaine Charles Lindbergh et autres étaient ouvertement antisémites et favorables au régime nazi pendant la Seconde Guerre Mondiale.
Des restrictions sociales européennes étaient fréquemment imposées aux Juifs, y compris les obliger à vivre dans des secteurs spécifiques (shtetl en Russie ou ghettos avant le XIXe siècle), des impôts particuliers, la censure ou l’interdiction des livres de droit juifs, un quota d'entrée aux universités permettant l’accès à un nombre limité de Juifs (numerus clausus), leur refuser des emplois dans le gouvernement ou les universités, leur interdire l'accès aux associations amicales et leur interdire d’habiter dans des quartiers élitaires.
Le communisme était officiellement non raciste, mais en fait, la persécution des Juifs comme des «cosmopolites déracinés» ou des «sionistes» avait été amorcée à plusieurs périodes sous Staline, et réincarnée en «antisionisme» par ses successeurs.
L’antisémitisme européen semblait avoir atteint son apogée avec l’ Holocauste nazi. Les nazis ont essayé de tuer la population juive d’Europe et ont réussi à en exterminer environ 6 millions.
Après la Seconde Guerre Mondiale, l’horreur de l’Holocauste a provoqué la révulsion de l’antisémitisme dans la bonne société en Europe, sauf en URSS, mais il semble qu’il refait doucement surface soit ouvertement, soit sous la forme d’un «antisionisme» à peine voilé.
Antisémitisme arabe/musulman – Vu le traitement que les Juifs ont subi dans les pays européens, leur expérience sous les lois islamiques était malgré tout relativement bénigne, mettant en avant l’idée que Musulmans, Juifs et Chrétiens vivaient en parfaite harmonie. Ce qui est loin d’être vrai, mais c’est vrai en des temps meilleurs et avec les meilleurs dirigeants de l’Islam, comme les sultans ottomans qui avaient conviés les Juifs à s'installer en Turquie après leurs expulsions par les inquisitions d'Espagne et du Portugal, ou à s'installer dans des communautés telles que Tibériade et Tsfat, en Terre Sainte.
Le statut des Juifs sous l’Islam n’était toutefois pas constant et dépendait du moment et du lieu. Le Coran propose des injonctions mitigées à l’égard des Juifs et des Chrétiens, tantôt les louant pour être des gens du livre, tantôt les traitant d’hypocrites pour ne pas avoir suivi Mohammed. Très tôt dans sa carrière, Mohammed avait attaqué et détruit la ville juive de Khaibar, et «Khaibar, Khaibar» est devenu le cri de ralliement des émeutes musulmanes antisémites. En tous cas, Juifs comme Chrétiens étaient considérés être formellement protégés comme des citoyens de seconde classe dans les pays musulmans. Seuls les musulmans pouvaient combattre à la guerre. C’est pourquoi Juifs et Chrétiens ne recevaient pas des concessions de terrain dans les pays conquis comme les chevaliers, ce qui représentait une source principale de richesse et le signe d’un certain statut social. Juifs et Chrétiens payaient un impôt spécial et devaient en général porter des habits distinctifs. Dans certains endroits, les Juifs étaient emprisonnés dans le «Mellah» (ghetto). Dans plusieurs pays, tels que le Maroc et le Yémen, les jeunes enfants avaient pour habitude de lancer des pierres sur les Juifs et les maudire. Les Juifs étaient parfois obligés de se convertir à l’Islam ou bien ils étaient expulsés, comme sous la dynastie Al-Mohad, au Maroc, commençant en 1146.
En général, les Juifs étaient méprisés pour être des roublards bien que faibles et sans courage. Par exemple, après la révolution des Jeunes Turcs dans la Turquie Ottomane, les Juifs pouvaient servir à l’armée. Une blague turque racontait qu’avec beaucoup de temps il était possible de recruter et de former une unité juive. Les Juifs étaient alors envoyés au front d’où ils revenaient rapidement parce qu’ils avaient été effrayés par des bandits qu’ils avaient rencontré sur la route. Un Hadith musulman (légende liée au Coran) raconte qu’au final les musulmans tueront tous les Juifs qui essaieront de se cacher dans les arbres. Toutefois, seule une sorte d’arbre accepterait de les cacher. Ce Hadith est repris dans la charte du Hamas, mais il est d’origine respectable.
Dans les temps modernes, début du XIXe siècle, les pays musulmans et arabes reprenaient des thèmes antisémites européens tels que la diffamation du sang (un incident qui s’est produit à Damas en 1840) et plus tard, les Protocoles des Sages de Sion, Mein Kampf et autres caractéristiques de l'antisémitisme chrétien européen tels que la dénégation de l'Holocauste. Des caricatures dans les journaux arabes et musulmans illustraient régulièrement les Juifs avec les traits caractéristiques antisémites tels que la posture voûtée, les yeux en bouton de bottines, et les nez crochus.
Juifs antisémites – Des Juifs apostates et quelques autres ont souvent fait carrière en partageant et en propageant des opinions antisémites, en diffamant le Talmud et les «prophéties» sur un présumé secret et d’odieuses coutumes juives. Comme il existe des Américains antiaméricains, et des Chrétiens qui dénoncent le Christianisme, il n’y a pas de raison logique pour qu’il n’y ait pas de Juifs antisémite. Le simple fait qu’ils sont ou ont été Juifs justifie à peine leurs revendications. Dans certains cas, la personne n’est pas vraiment juive.
Antisionisme et antisémitisme – L’antisionisme s’oppose à l’existence de l’Etat d'Israël ou à l’idée de former une patrie juive. Ce n'est pas forcément antisémite, mais en général ça l’est, particulièrement lorsque les critiques envers Israël et les «sionistes» suggèrent qu’ils contrôlent le gouvernement américain, conspirent pour dominer monde et déclenchent des guerres mondiales, etc. (voir ci-dessus les caractéristiques des sites Internet antisémites). L’antisionisme est généralement basé sur la prémisse que les Juifs sont inférieurs ou différents de tout autre groupe social, et par conséquent ils n’ont pas le droit de se proclamer nation ou peuple.
Sites Internet antisionistes – Les sites Internet antisionistes tels que abbc.com, ziopedia, radio-islam, serendipity et rense.com publient régulièrement des articles sur les Protocoles des Sages de Sion, ou sur le Mein Kampf de Hitler, diffament le Talmud et renient l’Holocauste. D’autres sites, tels que Stormfront, publient les mêmes documents sans le masque protecteur de l’antisionisme.
mercredi 21 mai 2008
L'ANTISEMITISME POLONAIS EN QUESTION
par Raphael Aouate
Arouts 7
Un procès est sur le point de s’ouvrir en Pologne. Le Procureur de la République de Varsovie serait prêt à poursuivre Jan T. Gross, un historien juif américain accusé de dénoncer la violence et l’antisémitisme polonais d’après la Seconde Guerre mondiale. Le Procureur de la ville de Varsovie envisage de poursuivre en justice l’historien américain juif d’origine polonaise, Jan T. Gross, ainsi que sa maison d’édition Znak, pour "diffamation publique à l’encontre de la nation polonaise".
Cette accusation fait suite à la mise en vente dans les librairies polonaises de la version traduite du livre de Gross : Fear : Anti semitism in Poland after Auschwitz (La peur : l’antisémitisme en Pologne après Auschwitz).
Gross est professeur d’histoire à l’Université américaine de Princeton. Son ouvrage a déjà reçu un très bon accueil à sa sortie aux Etats-Unis, il y a près de deux ans. Le travail de Gross a permis de mettre en lumière le fort climat d’antisémitisme et de violence qui règne en Pologne à l’égard des Juifs ayant survécu à la Shoah. Cette étude aborde notamment l’épisode tragique du pogrom de la ville de Kielce en 1946.
Le Procureur de la ville de Varsovie étudie actuellement les possibilités de soumettre l’ouvrage et son auteur à l’accusation d’infraction au dernier amendement de la loi sur l’Institut de la mémoire nationale (IPN). Selon celui-ci, l’article 132 du Code pénal envisage que "ceux qui calomnient publiquement la nation polonaise pour sa prétendue participation, ou son implication dans les crimes des communistes ou des nazis, seront condamnés à une peine de trois ans de prison".
Comme le résume le journal polonais Dziennik, "Gross affirme dans son livre que l’antisémitisme en Pologne a bénéficié d’un assentiment social, car de nombreux Polonais avaient volé des biens appartenant aux victimes de l’Holocauste, ce qui, après la Seconde Guerre mondiale, n’a jamais été jugé par les communistes".
"Le livre ne manque pas de provoquer un débat national sur les relations polono juives pendant l’Holocauste", estime Jaroslaw Kurski, rédacteur en chef du quotidien Gazeta Wyborcza, qui réserve un bon accueil à l’ouvrage de Gross. "Partant du pogrom perpétré à Kielce en 1946, il pose la question de savoir pourquoi l’antisémitisme a été possible juste après la Shoah, ici, en Pologne, un pays devenu le plus grand cimetière de Juifs d’Europe", écrit-il.
Le précédent livre de Gross : Neighbours (Voisins), décrivait le pogrom contre des Juifs polonais par leurs voisins non juifs dans le village de Jedwabne durant la Seconde Guerre mondiale.
Arouts 7
Un procès est sur le point de s’ouvrir en Pologne. Le Procureur de la République de Varsovie serait prêt à poursuivre Jan T. Gross, un historien juif américain accusé de dénoncer la violence et l’antisémitisme polonais d’après la Seconde Guerre mondiale. Le Procureur de la ville de Varsovie envisage de poursuivre en justice l’historien américain juif d’origine polonaise, Jan T. Gross, ainsi que sa maison d’édition Znak, pour "diffamation publique à l’encontre de la nation polonaise".
Cette accusation fait suite à la mise en vente dans les librairies polonaises de la version traduite du livre de Gross : Fear : Anti semitism in Poland after Auschwitz (La peur : l’antisémitisme en Pologne après Auschwitz).
Gross est professeur d’histoire à l’Université américaine de Princeton. Son ouvrage a déjà reçu un très bon accueil à sa sortie aux Etats-Unis, il y a près de deux ans. Le travail de Gross a permis de mettre en lumière le fort climat d’antisémitisme et de violence qui règne en Pologne à l’égard des Juifs ayant survécu à la Shoah. Cette étude aborde notamment l’épisode tragique du pogrom de la ville de Kielce en 1946.
Le Procureur de la ville de Varsovie étudie actuellement les possibilités de soumettre l’ouvrage et son auteur à l’accusation d’infraction au dernier amendement de la loi sur l’Institut de la mémoire nationale (IPN). Selon celui-ci, l’article 132 du Code pénal envisage que "ceux qui calomnient publiquement la nation polonaise pour sa prétendue participation, ou son implication dans les crimes des communistes ou des nazis, seront condamnés à une peine de trois ans de prison".
Comme le résume le journal polonais Dziennik, "Gross affirme dans son livre que l’antisémitisme en Pologne a bénéficié d’un assentiment social, car de nombreux Polonais avaient volé des biens appartenant aux victimes de l’Holocauste, ce qui, après la Seconde Guerre mondiale, n’a jamais été jugé par les communistes".
"Le livre ne manque pas de provoquer un débat national sur les relations polono juives pendant l’Holocauste", estime Jaroslaw Kurski, rédacteur en chef du quotidien Gazeta Wyborcza, qui réserve un bon accueil à l’ouvrage de Gross. "Partant du pogrom perpétré à Kielce en 1946, il pose la question de savoir pourquoi l’antisémitisme a été possible juste après la Shoah, ici, en Pologne, un pays devenu le plus grand cimetière de Juifs d’Europe", écrit-il.
Le précédent livre de Gross : Neighbours (Voisins), décrivait le pogrom contre des Juifs polonais par leurs voisins non juifs dans le village de Jedwabne durant la Seconde Guerre mondiale.
dimanche 18 mai 2008
La France décore un des leaders de la révolte du ghetto de Varsovie
par Rebecca Serfaty
A l’âge de 86 ans Marek Edelman, le dernier survivant des chefs de la révolte du ghetto de Varsovie, a été fait Chevalier de la Légion d’Honneur, par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner à l’ambassade de France à Varsovie.
La décision de décorer Edelman a été prise personnellement par le président français, Nicolas Sarkozy. Jusqu’ici, la prestigieuse médaille avait été donnée en Pologne à la scientifique Marie Curie-Sklodozska, à l’écrivain Slawomir Mrozek, au réalisateur Andrzej Wadja et à Tadeusz Mazowiecki.
Kouchner a déclaré qu’Edelman incarnait l’héroïsme, la persistance, la liberté et la fraternité. « Il est notre modèle, notre héros, notre résistant », a ajouté le ministre, « Il est un juif épique et un militant infatigable ».
« La révolte du ghetto de Varsovie est la mère de toutes les insurrections », a souligné Kouchner.
Membre du Bund de Lituanie, de Pologne et de Russie, il a été l’un des fondateurs de la résistance, l’organisation de lutte Juive, qui a pris part à la révolte du ghetto de Varsovie.
Edelman a pris le commandement après la mort de Mordehaï Anilewicz. Après la fin de la révolte, Edelman et plusieurs de ses camarades ont réussi à prendre la fuite et à échapper aux nazis.
Edelman a décidé de rester en Pologne après la guerre et est devenu cardiologue à Lodz où il vit actuellement. Plus tard il a adhéré au mouvement Solidarité et a été membre du parlement polonais.
Sa femme Alina, qui a travaillé avec Bernard Koucher à Médecins sans frontières est décédée au mois d’avril.
Edelman a expliqué que la révolte et la Shoah du judaïsme européen ont montré la faiblesse morale de l’homme. « Ce ne sont pas les Allemands qui ont fait cela. C’étaient des gens, tout cela a été fait par de simples personnes ».
Edelman ne s’est pas joint aux évènements qui, au mois d’avril, marquent en Pologne le début de la révolte du ghetto de Varsovie, le 19 avril 1943.
A l’âge de 86 ans Marek Edelman, le dernier survivant des chefs de la révolte du ghetto de Varsovie, a été fait Chevalier de la Légion d’Honneur, par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner à l’ambassade de France à Varsovie.
La décision de décorer Edelman a été prise personnellement par le président français, Nicolas Sarkozy. Jusqu’ici, la prestigieuse médaille avait été donnée en Pologne à la scientifique Marie Curie-Sklodozska, à l’écrivain Slawomir Mrozek, au réalisateur Andrzej Wadja et à Tadeusz Mazowiecki.
Kouchner a déclaré qu’Edelman incarnait l’héroïsme, la persistance, la liberté et la fraternité. « Il est notre modèle, notre héros, notre résistant », a ajouté le ministre, « Il est un juif épique et un militant infatigable ».
« La révolte du ghetto de Varsovie est la mère de toutes les insurrections », a souligné Kouchner.
Membre du Bund de Lituanie, de Pologne et de Russie, il a été l’un des fondateurs de la résistance, l’organisation de lutte Juive, qui a pris part à la révolte du ghetto de Varsovie.
Edelman a pris le commandement après la mort de Mordehaï Anilewicz. Après la fin de la révolte, Edelman et plusieurs de ses camarades ont réussi à prendre la fuite et à échapper aux nazis.
Edelman a décidé de rester en Pologne après la guerre et est devenu cardiologue à Lodz où il vit actuellement. Plus tard il a adhéré au mouvement Solidarité et a été membre du parlement polonais.
Sa femme Alina, qui a travaillé avec Bernard Koucher à Médecins sans frontières est décédée au mois d’avril.
Edelman a expliqué que la révolte et la Shoah du judaïsme européen ont montré la faiblesse morale de l’homme. « Ce ne sont pas les Allemands qui ont fait cela. C’étaient des gens, tout cela a été fait par de simples personnes ».
Edelman ne s’est pas joint aux évènements qui, au mois d’avril, marquent en Pologne le début de la révolte du ghetto de Varsovie, le 19 avril 1943.
samedi 17 mai 2008
AIDE AUX RESCAPES DE LA SHOAH....
Un député du groupe Tunisie-Israël à la Knesset demande la consultation des archives du protectorat français en Tunisie.
Par IsraelValley
La France apporte son aide aux rescapés de la Shoah originaires de Tunisie. Les autorités françaises ont annoncé qu’elles aideraient les rescapés de la Shoah originaires de Tunisie à obtenir les documents d’état civil nécessaires pour obtenir une pension du gouvernement israélien.
Il y a quelques mois, explique le Yediot Aharonot, la justice israélienne a décrété que les citoyens israéliens ayant vécu en Tunisie sous l’occupation nazie seraient reconnus comme rescapés de la Shoah et auraient droit à une pension de l’Etat israélien.
Afin d’obtenir cette pension, les demandeurs doivent cependant prouver qu’ils ont bien vécu dans les régions occupées par l’Allemagne et, pour cela, fournir des documents attestant de leur commune de naissance en Tunisie.
L’obtention de tels documents est, dans bien des cas, une mission quasi impossible, Israël et la Tunisie n’entretenant pas de relations diplomatiques.
Souhaitant apporter une solution à ce problème, le député David Tal, président des groupes d’amitié France-Israël et Tunisie-Israël à la Knesset, s’est adressé à l’ambassadeur de France en Israël, Jean-Michel Casa, afin qu’il permette la consultation des archives du protectorat français en Tunisie.
L’ambassadeur, écrit le journal, s’est immédiatement adressé aux autorités compétentes et, au terme de brèves consultations, il a été convenu que le Ministère français des Affaires Etrangères fournirait des attestations aux personnes qui en feront la demande par l’intermédiaire de M. Tal, et, si nécessaire, s’adresserait aux autorités tunisiennes afin de venir en aide aux rescapés.—
Par IsraelValley
La France apporte son aide aux rescapés de la Shoah originaires de Tunisie. Les autorités françaises ont annoncé qu’elles aideraient les rescapés de la Shoah originaires de Tunisie à obtenir les documents d’état civil nécessaires pour obtenir une pension du gouvernement israélien.
Il y a quelques mois, explique le Yediot Aharonot, la justice israélienne a décrété que les citoyens israéliens ayant vécu en Tunisie sous l’occupation nazie seraient reconnus comme rescapés de la Shoah et auraient droit à une pension de l’Etat israélien.
Afin d’obtenir cette pension, les demandeurs doivent cependant prouver qu’ils ont bien vécu dans les régions occupées par l’Allemagne et, pour cela, fournir des documents attestant de leur commune de naissance en Tunisie.
L’obtention de tels documents est, dans bien des cas, une mission quasi impossible, Israël et la Tunisie n’entretenant pas de relations diplomatiques.
Souhaitant apporter une solution à ce problème, le député David Tal, président des groupes d’amitié France-Israël et Tunisie-Israël à la Knesset, s’est adressé à l’ambassadeur de France en Israël, Jean-Michel Casa, afin qu’il permette la consultation des archives du protectorat français en Tunisie.
L’ambassadeur, écrit le journal, s’est immédiatement adressé aux autorités compétentes et, au terme de brèves consultations, il a été convenu que le Ministère français des Affaires Etrangères fournirait des attestations aux personnes qui en feront la demande par l’intermédiaire de M. Tal, et, si nécessaire, s’adresserait aux autorités tunisiennes afin de venir en aide aux rescapés.—
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